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 Il était une fois ... les patronus { Ouvert à tous

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Chocolate Rain
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MessageSujet: Il était une fois ... les patronus { Ouvert à tous   Mer 17 Déc - 9:50




Il était une fois ... les Patronus
❝ Montre-moi ton patronus, je te dirais qui tu es ❞  



L
e soleil vint chatouiller les yeux d’Orion. Ce dernier ne bougea pas d’un cil, bien installé là où il était, ce n’était pas un petit rayon qui allait le tirer hors des bras de Morphée. Il dormait bien paisiblement, allongé de tout son long, rêvant de choses qu’il oubliera une fois ses petits yeux ouvert. Il était bien partit pour faire une bonne grasse matinée mais ce n’était pas de l’avis de sa Jules qui se leva d’un coup à ce moment là, quand son réveil sonna.
Elle quitta presque instantanément son lit, ce qui n’était vraiment pas dans les habitudes de la jeune fille. En effet, la sorcière était plutôt du genre à prendre son temps avant de pointer son bout du nez hors de la couette mais ce matin là, c’était différent.

❝ Debout Orion !! C’est l’heure de se lever !!!  ❞

Les portes ouvertes avaient lieues à Beauxbâtons et cela mettant Jules dans un état d’excitation mêlée à un bon stress qui lui donnait une énergie redoutable. Elle avait beaucoup bossé pour ces portes ouvertes. Pour les portes ouvertes, les parents allaient venir faire un tour dans l’école de magie, il fallait donc qu’elle soit impeccable devant ses parents, oncles et tantes qui viendraient visiter. Mais ce n’était pas le plus important aux yeux de la demoiselle, le plus important c’était son club et elle comptait bien le mettre en valeur auprès de tous, parents comme élèves.

Jules se hâta donc dans la salle de bain, obligeant le pauvre Orion à la suivre au passage. Pendant qu’elle s’activait à se faire jolie pour la journée qui s’annonçait, Orion s’était roulé en boule dans un coin près de la porte dans la salle de bain. Il tentait tant bien que mal de finir sa nuit mais ce n’était pas gagné avec une Jules aussi excitée.

Quelques heures plus tard, Orion était parfaitement réveillé. Il voletait sous sa forme d’oiseau à travers une salle de l’académie, aidant sa sorcière à l’aménager et la décorée pour le stand et animation qu’elle allait proposer à tous.
Une boule de stress commençait à se former dans la poitrine de Jules mais elle arrivait parfaitement à continuer de tout installer sans s’en préoccuper. Elle ne devait pas se laisser bouffée par le stress où ça allait mal finir. Elle devait inspirer la confiance, qu’on l’écoute et qu’elle sache trouver les bons mots pour rassurer les uns, conforter les autres et faire comprendre à tous l’importance de ces alliés qui s’étaient matérialisés auprès des jeunes sorciers.
Pour rien au monde Jules voudrait se séparer d’Orion, elle en serait tellement triste qu’on annule ce sortilège et qu’on la prive de son partenaire.
Elle avait commencé ce club quelques temps plus tôt dans le but d’améliorer l’entente et la cohésion des sorciers avec leur patronus, elle voulait permettre à chacun de trouver cette complémentarité qui ferait des patronus l’allié de choix dans toutes les situations.
Au fil du temps, ces petites réunions clandestines s’étaient transformées en vrais rendez-vous pour en devenir un club. Jules était fière de cette progression et elle comptait bien montrer à tous que c'est un vrai nouveau club qui se créait.

Tout était prêt, Jules était elle-même en place. Orion avait lui-même repris sa forme d’ocelot, il pensait pouvoir mieux séduire les gens avec son regard félins et être capable de défendre sa sorcière à coups de griffes si on l’asticotait un peu trop à son goût.

Maintenant, ils attendaient, prêts à accueillir tout le monde, parents, élèves, profs, curieux ou initiés, ils étaient tous les bienvenus au club d’approche des patronus.
Mais surtout, elle était prête à répondre aux questions et à défendre l'importance des patronus qu'elle appréciait tant.


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Chocolate Rain
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MessageSujet: Re: Il était une fois ... les patronus { Ouvert à tous   Mer 17 Déc - 9:50

IL ETAIT UNE FOIS LES PATRONUS
Club d'approche des patronus - ouvert à tous

La cuillère tinta légèrement contre sa tasse de café, attirant une grimace significative sur le visage de Clarence. Son dysfonctionnement auditif l'agaçait dès le matin. Les yeux lourdement fermés, il tenta de ne pas écouter ce qu'il se déroulait autour de lui. En vain. La moitié de la famille était déjà là, autour de la table, prenant leur petit-déjeuner ensemble. Clarence, lui, était un peu plus en retrait comme à son habitude à cause de son hyperacousie que tout De Castellane connaissait et prenait en compte, mais cela ne l'empêchait pas d'être baigné dans une cacophonie légère mais bien présente. Pour toute personne normale, cette bulle de sons différents aurait été naturelle, voir même douce et très basse. Mais pour lui, c'était déjà insupportable. Il soupira, terminant sa boisson chaude avant de se lever de table. Après avoir adressé un sourire rassurant aux quelques regards levés vers lui face à son geste un peu brusque, il s'éloigna de la salle à manger d'un pas précipité. Les odeurs du petit-déjeuner en famille avaient quelque chose de paradisiaque. Mais ses sons étaient son enfer personnel. Trop forts, trop amplifiés. Ils l'étaient tous, même le moindre glissement contre une chaise lui parvenait clairement. Croisant son cousin dans le couloir, il lui ébouriffa les cheveux avec un sourire aux lèvres avant de monter les escaliers le séparant de sa chambre reculée des autres. Cela leur arrivait souvent durant les vacances d'été. Toute la famille, ou presque bien sûr, se réunissait pour prendre le petit-déjeuner. Leurs deux manoirs étant de toute manière collés l'un à l'autre, ils n'avaient qu'à franchir une porte pour se voir. Clarence adorait ces moments-là en famille, mais ce jour-là, ce n'était pas vraiment le moment de s'exposer aux agitations trop sonores aux premières heures. Les portes ouvertes avaient été annoncés et celles-ci débutaient dans la journée. La foule qui serait présente et le mélange des sons de chaque club lui donnait envie de rester cloîtrer dans sa chambre, mais en tant que brigadier en chef et héritier des De Castellane de surcroît, il se devait de faire acte de présence devant tout ce beau monde. Un vrai fardeau. Du moins, son hyperacousie l'était. Bien qu'il l'ait toujours eu, Clarence n'arrivait pas à s'y faire et il se demandait sincèrement qui le pourrait. Qui pourrait supporter ces sons trop forts, trop douloureux bien souvent, et ces migraines trop intenses. Rentrant dans sa chambre, il soupira, bénissant au moins le matin pour faire de son patronus trop agaçant et provocateur une vraie loque endormie. La chauve-souris le suivait avec difficulté, battant en effet un peu de l'aile en baillant constamment. C'était le moment tranquille du sorcier, celui où son patronus ne venait pas le chercher et tenter de l'énerver pour le voir piquer un fard. Dire que Clarence et son patronus ne s'entendaient pas était un euphémisme. La chauve-souris sans nom était prête à tout faire pour lui faire payer sa venue, si bien qu'elle développait de plus en plus un côté sadique qu'elle n'exprimait qu'à travers des rires machiavéliques ou des paroles poussées que son sorcier n'exécuterait de toute manière jamais. Une vraie barrière s'était immiscée entre eux et empêchait toute communication normale. Mais ni l'un ni l'autre ne semblait parvenir à la franchir. Ne semblait même vouloir y parvenir, d'ailleurs.

Ces portes ouvertes étaient donc une vraie aubaine pour Clarence, décidé à aller faire un tour du côté du club des patronus au cas où quelques informations lui parviendraient. Des informations afin d'arranger cela, afin de... De changer de patronus même selon son idéale, bien qu'il savait cela totalement impossible. Mais le sorcier espérait au moins quelque chose, un petit rien qui l'aiderait à supporter ce lien au quotidien. Il avait déjà assez à faire comme cela pour encaisser une présence aussi dérangeante et qui ne cessait de le pousser à s'énerver et à avoir une crise de nerf. Une vraie, de celle qu'il avait parfois lorsqu'il saturait de tous ces sons. Lorsqu'il devenait violent, ne supportant absolument plus rien au niveau de ses oreilles. Y réfléchissant brièvement sous la douche, Clarence prit un peu de son temps libre de la matinée pour y rester plus que nécessaire, laissant l'eau chaude venir détendre ses muscles. Il lui fallait bien ça pour débuter cette journée qui s'annonçait... Riche en bruits. Bruits qui allaient lui donner la migraine, qui allaient agresser ses tympans et son ouïe trop sensible. Bruits qui allaient l'irriter, le mettre sur les nerfs peut-être, et lui donner envie de s'isoler alors qu'au fond, il ne voulait que l'inverse. Au bout d'une bonne demi-heure seulement, l'héritier des De Castellane sorti de la douche, utilisant sa baguette afin de se sécher et de se coiffer avant de s'habiller. Une chemise blanche, une cravate bleue, un pantalon noir. Il n'avait pas l'intention de participer aux différentes activités, question de survie, mais s'il le devait... Alors il se servirait du matériel de l'académie. Jetant un œil vers son patronus, Clarence profita de le voir encore à moitié endormi pour prendre la direction de la sortie sans qu'aucune remarque ne lui soit adressée. Une fois à l'extérieur, il attrapa à contre cœur l'animal afin de transplaner, ayant saluer une dernière fois sa famille avant cela. Le décor se tordit autour de lui avant de se stabiliser, lui laissant apercevoir les environs de l'école vers laquelle il s'empressa de se diriger. A cette heure, au moins, il n'y avait que la moitié des gens censés être présents déjà debout et à l'académie. Il réajusta sa chemise puis traversa le hall d'entrée, saluant les quelques personnes sur son chemin. Le manque de foule agglutinée dans tous les coins lui permettait au moins cela, d'être un minimum social comme il voudrait l'être constamment. Se rendant directement vers les stands des différents clubs, il passa tout d'abord voir celui d'escrime, admirant la salle et les installations pourtant qu'à moitié en place. Un léger sourire lui vint, passant lentement entre les différents stands d'escrime expliquant les armes, les équipements et les positions de base en tant qu'escrimeur. Ses doigts effleurèrent l'un de ses fleurets préférés exposés au milieu des explications, savourant le contact avec sa peau. Il adorait ce sport, tout comme il adorait les activités extra-scolaire. S'il l'avait pu, il se serait inscrit à bien plus de deux, mais ces deux clubs étaient les seuls à émettre le moins de sons possibles. Le club de duel n'était même pas à envisager et celui d'équitation était à éviter. En revanche, s'il ne s'était pas plus intéressé que cela à celui concernant les patronus jusqu'ici, ce n'était pas à cause du son, mais bien parce qu'il n'avait aucun patronus à l'époque. Etant daemon depuis quelques mois seulement, Clarence ne se serait pas senti à sa place en tant que simple sorcier. Mais désormais... Son patronus lui permettait de s'y pencher sérieusement. Non pas parce qu'il avait besoin d'en savoir davantage sur lui, mais bien parce que son patronus devait un véritable fardeau qu'il se devait de traîner constamment avec lui. Lui qui s'était senti si incomplet, si éloigné du reste de la société sorcière française lorsque les patronus étaient apparus et qu'il n'en avait aucun... Une vraie ironie. Sortant de la salle accueillant le club d'escrime, il plaça soigneusement et discrètement ses mains sur ses oreilles afin de dépasser celle contenant celui de duel, rejoignant plutôt le club d'approche des patronus. « Hmmm 'crois vraiment que tu as besoin de tous les bobards qu'on va te sortir là-bas ? 'Sert à rien s'ils ont pas une technique pour me renvoyer d'où je viens. » Marmonna la voix encore endormie et rauque de la chauve-souris.

Mais Clarence ne l'écouta pas, pénétrant dans la pièce afin de se diriger droit vers celle qui était la présidente de ce club. Il lui adressa un sourire poli et respectueux, se plaçant en face d'elle. « Bonjour Mademoiselle Gray » Fit-il, connaissant son nom grâce à sa classe sociale. Leurs familles se connaissaient, mais Clarence n'avait jamais vraiment côtoyer la jeune femme jusque-là. « Assez matinale à ce que je vois » Continua le De Chateaubriand, malgré l'heure un peu avancée de la matinée. Les élèves n'affluaient pourtant pas et l'académie semblait déserte comparée au reste de l'année. « Joli stand en tout cas. Si je viens ici, d'ailleurs, c'est parce que j'aimerais... J'aimerais connaître la vraie vision du club sur ces patronus et leur lien avec leur sorcier. Je n'aime pas me fier à ce que l'on dit dans les couloirs. » Ajouta-t-il afin d'expliquer sa question. Clarence savait que les réponses qu'il obtiendrait ne lui apporterait rien de plus, ou presque, mais il se devait de commencer par là pour atteindre ce qu'il voulait comme véritable réponse. « Ah mais j'y crois pas, c'est moi qui doit supporter tout ça et c'est toi qui veut trouver une solution ? » La chauve-souris, se réveillant de plus en plus, commença à pester tout en volant au-dessus de la tête de son sorcier. Agacé, l'animal vint se pendre la tête en bas au stand du club, étirant un sourire carnassier mais toujours un peu flou au vu de sa fatigue persistante. « Vas-y, étrangle moi si t'es cap. » « Tu ne peux pas te tenir tranquille deux minutes ? Si je suis là, c'est pour nous aider tous les deux. » « C'est ça c'est ça, à d'autres ! Je suis dans ta tête ! » Clarence serra doucement les dents, relevant son regard vers la présidente sans laisser transparaître sa lassitude face au spectacle de son patronus. Il désirait des réponses, mais ne voulait pas poser les bonnes questions pour cela, par peur que son lien bien trop négatif avec son patronus soit sut des autres. Être daemon était finalement un désavantage pour lui, mais la reconnaissance qu'il gagnait et qui n'aidait que son image de De Castellane lui était assez précieuse. Mais surtout, il avait bien trop donné de sa personne durant de longs et laborieux mois afin d'être daemon pour avouer au monde sorcier qu'il en payait les frais.


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MessageSujet: Re: Il était une fois ... les patronus { Ouvert à tous   Mer 17 Déc - 9:50

J
ules passa une nouvelle fois ses mains sur sa jupe pour en défaire des plis qui étaient partis depuis bien longtemps. La demoiselle était vraiment nerveuse à présent. Si Orion ne lui faisait pas les gros yeux à chaque fois qu'elle s'apprêtait à se ronger les ongles, cela ferait bien longtemps qu'ils n'auraient plus d'aspect convenable. Les premiers visiteurs arrivaient, mais personne ne venaient à son stand. Une bouffée de stress supplémentaire gagna la demoiselle... Elle refit un contrôle de ce qu'elle avait préparé, mais tout était bien en place. Et puis, quelqu'un passa la porte, OUF ! Jules allait se détendre, heureuse de voir quelqu'un s'intéresser au club d'approche des patronus mais, un nouveau stress vint attraper l'estomac de la sorcière. Clarence de Castellane, glups... Jules eu un vague sourire figé. Elle n'avait rien contre le jeune homme, ne le connaissant pratiquement pas pour tout dire. Mais elle s'était laissée intimidée depuis qu'elle l'avait rencontré par cet air qu'il avait. Aux yeux de Jules, c'était un jeune homme brillant, intelligent, distingué et elle avait toujours eu plus ou moins peur de passer pour une idiote si elle venait lui parler. Alors, Jules s'était toujours tenue loin du garçon.
Elle n'avait aucune idée de ce qu'il faisait là, et était plutôt surprise pour dire vrai.
En entendait, le compliment du jeune homme à propos de son stand, les joues de Jules prirent une jolie teinte rosé, flattée de l'avis du sorcier.
Jules écouta la question de Clarence et perdit alors toute l'intimidation qu'elle avait pour Clarence quelque seconde plus tôt quand il lui parla de Patronus. Bah oui, il n'allait pas venir parler pâquerettes voyons.
Jules allait répondre mais le patronus de Clarence fut plus rapide à prendre la parole pour donner son avis. C'était une chose qui décontenançait beaucoup de gens quand la demoiselle se taisait pour écouter les patronus, surtout lorsque l'on est pas au courant qu'elle les entends tous. Jules regarda l'animal de Clarence, un peu surprise de le voir si ... négatif. Elle fixa le patronus dans les yeux et s'adressa à lui.

❝ Supporter tout ça ? Qu'est-ce qui te déplaît comme ça ? Je ne croise que très peu de patronus mécontent, il y en a beaucoup plus qui sont en osmose avec leur sorcier ...  Et comment cela une 'solution', à quoi cherchez-vous une solution ? ❞

Jules était parfois mal à l'aise avec son pouvoir d'avoir la possibilité d'entendre parler les patronus. C'était comme entrer dans l'intimité de ses camarades et elle n'était pas à l'aise avec ça. Ainsi, elle évitait de parler de son don à n'importe qui et se faisait le plus discrète possible vis à vis de cela. Cependant, les paroles du patronus l'avait vraiment surprise et elle n'avait put s'empêcher d'intervenir, trop curieuse pour se taire. Elle releva les yeux vers Clarence et s'empressa de répondre également à la réponse du sorcier.

❝ Nous pensons ici que les patronus complètent leurs sorciers. Ils ont un désir plus fort qu'eux, celui de nous protéger. Que l'entente entre le sorcier et son patronus soit bonne ou mauvaise, on ne peut leur enlever cet instinct. Mais, au delà de ça, nous ne devons pas nous amuser à les traiter comme ... comme des 'esclaves' si je puis dire. Il faut être à leur écoute, ton patronus est l'être vivant qui te connaît le mieux, il fait parti de toi. Même si vous vous rejeter mutuellement, c'est une partie de ton âme qui s'est matérialisé, il faut en prendre soin.  ❞

Jules avait été confronté à pas mal de ses petits camarades qui exploitaient leurs pauvres patronus. Cela avait renforcé les convictions de la demoiselle. Et lui avait bien montré que pour vivre au mieux avec son patronus, il fallait agir de concert, ensemble, quoiqu'il arrive.
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Chocolate Rain
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MessageSujet: Re: Il était une fois ... les patronus { Ouvert à tous   Mer 17 Déc - 9:51

Il était une fois, les patronus
Tout le monde



Cassandre sentit qu'elle n'était plus endormie lorsqu'elle entendit les petits oiseaux s'amuser devant ses fenêtre de chambre. Lorsqu'elle tourna la tête vers les lits avoisinant le sien, elle constata que Pandore dormait encore mais que Jules n'était plus là. Elle se redressa sur ses coudes en laissant ses yeux s'habituer à la lumière du jour puis elle jeta son oreiller sur la tête de Pandore qui ronchonna en mettant la couette sur sa tête. Elle chercha Glorii des yeux et sursauta en poussant un cri comme à chaque fois qu'elle se réveilla au moment où elle prenait cette forme de tarentule énorme. Sa grande sœur sursauta en tombant de son lit : « Quoi, qu'est-ce qui se passe ? » demanda t-elle à l'intention de sa sœur : « Non, c'est Glorii. Elle... dort et elle est en tarentule ! » Elle se posa sur le lit de Jules, un coude sur le matelas d'un lit scrupuleusement bien fait par sa propriétaire, la tête sur sa main : « Tu vas me tuer un jour, Cassie ! » Cassandre regarda sa grande sœur se recoucher : « Allez, relève toi, feignante ! C'est la journée des portes ouvertes ! Faut pas trainer et on doit nous attendre en bas ! » Elle sauta hors du lit en suppliant Glorii de ne pas trop venir sur sa peau bien qu'elle était encore ensommeillée. Connaissant son aprioris pour les araignées, Glorii ne parlait pas et agissait en fonction de ne pas la dégouter un peu plus. C'était contre son grès, son patronus reprendra sa forme plus agréable aux yeux de son hôte qu'un peu plus tard dans la journée mais pour l'instant, elle était encore trop endormie pour faire quoique ce soit.

Elle alla dans la salle de bain avec quelques affaires de toilette. Installée dans le château de ses grand-parents depuis l'apparition des patronus avec toute sa famille au grand complet, elle était vraiment bien. Rassurée de les avoir tous dans un périmètre rapprochée, elle se savait en sécurité encore plus depuis que Glorii était près d'elle si on oubliait le fait qu'elle prenait étrangement la forme de sa plus grande peur : Les tarentules. Si on oubliait aussi ses affreux cauchemars où elle se faisait attaquer par cette dernière, dans le but de mettre fin à ses jours. C'était sa plus grande peur et même si son patronus la rassurait à chaque fois qu'elle se réveillait tremblante de peur, elle était effrayée pour chaque nuit où son mauvais rêve apparaissait derrière ses paupières. Heureusement qu'en dehors de tout ça, elle ne dormait pas toute seule. Pandore et Jules partageaient sa chambre depuis qu'elle avait cinq ans. Autrement, elle dormait dans la chambre de ses parents lorsqu'elle était petite. L'isolation ne lui plaisait pas, même dans sa propre chambre, c'était pour ça qu'elle rejoignait Olympe dans la nuit quand ils vivaient encore dans leur manoir. Son père lui avait demandé de ne plus faire ça, car elle était bien trop grande pour agir ainsi néanmoins, elle ne supportait pas d'être seule. En voyant qu'en l'interdisant, cela confortait sa peur d'être isolée. Alors, au fur et à mesure que le temps passé et qu'Olympe la laissait venir, elle s'arrêta progressivement de sa propre initiative. Il n'y avait que lorsqu'elle faisait des cauchemars qu'elle venait se lover dans les bras de sa grandes sœur, rassurant.

Une fois propre, elle se sécha, coiffa et habilla alors que son patronus se réveillait de son côté. Elle n'était pas longue à s'en sortir d'habitude mais durant les vacances, elle prenait son temps pour faire la grasse matinée. Cassandre préférait cela du moment qu'elle ne trainait pas derrière. Surtout qu'une fois arrivée à l'académie, elle devenait un agenda et réveil matin vivant. L’extrême inverse, dirait-on. Elle poursuit son ascension, toute excitée, sa merveilleuse chouette avait refait surface lorsque Cassie s'était sentie moins angoissée face à la tarentule qui grimpait sur les murs. Cette fois-ci, elle s'était délicatement posée sur son épaule bien qu'elle était dotée d'un sacrée ventre rond obèse. Glorii lui picorait l'oreille : Non mais tu sais que je suis dans ta tête.. Je ne suis pas obèse, je suis née comme ça. Mon espèce est comme ça.. » gronda t-elle dans la tête de la jeune fille qui riait en frottant son oreille. Ça la chatouillait plus que ça ne lui provoquait de mal. Encore aujourd'hui, les pattes velus de la tarentule lui provoquait des sueurs froides rien qu'en l'imaginant monter dans son lit : Ne t'en fais pas, je ne te ferais aucun mal... Je t'aime trop pour te faire du mal.. » rassura Glorii en frottant doucement sa petite tête mignonne sur la joue de Cassandre. Elle était adorable mais leur intimité fut perturbée par Olympe qui la croisa dans un de ses long corridor menant au centre du Château des De Saint Léger. « Hey, petite sœur.. Alors, pas de mauvais rêve cette nuit ? » lui avait-elle dit en lui emboitant le pas. La jeune fille secoua la tête mais dit en frissonnant : « Le réveil aurait pu être plus doux mais Glorii a du sentir un danger potentiel durant mon sommeil. J'ai hurlé en la voyant.. Pandore a failli avoir une attaque au réveil.. Elle va être de mauvaise humeur toute la journée... » Sa sœur regarda le patronus de sa sœur : « Comment une mignonne petite chouette chevêche peut se transformer en cet horrible insecte.. ? » Cassie la poussa sans pour autant y aller avec violence. C'était interdit dans sa famille ce genre de chose. Les gros mots, les méchancetés étaient punis avant même d'être commis. « Hey, Il n'y a que moi qui a le droit de dire du mal de mon patronus. Je te signale que tu parles aussi de moi là !! » gronda t-elle sa sœur alors qu'Olympe mimait une fermeture sur ses lèvres à l'aide de sa main. Cassandre secoua la tête, exaspérée puis elle surprit sa sœur en pleine réflexion alors elle la questionna du regard : « Non, c'est juste que.. Je me demandais si ce ne serait pas idiot d'aller voir Jules a son atelier sur les Patronus. Il n'y a qu'elle qui pourrait t'aider à comprendre tout ça... » La plus jeune secoua la tête, peu convaincue. « J'allais y aller lui dire bonjour bien sûr mais je ne pense pas qu'elle pourrait m'aider sur ce cas. La face caché de mon patronus n'est pas dans son ressort. Elle ne pourra pas lui demander de prendre une autre forme et d'une certaine façon, je ne le veux pas. C'est moi qui devrait travailler sur ma phobie et plus particulièrement sur ma plus grande peur... J'en rêve à chaque fois que je vais me retrouver seule avec elle à l'académie. Sans vous. C'est moi qui devrait se faire soigner, Glorii ne me ferait jamais de mal... J'en ai conscience tu sais ? » disait -elle en scrutant le visage assuré de sa grande sœur. « Oui, Cassie mais vas-y quand même. Elle est dans ses fonctions, tu pourrais l'embêter autant que tu veux, elle ne pourra pas faire le clown comme ça son habitude.. » Et elles éclatèrent de rire. Leur cousine et son jumeau étaient de véritable petit monstre depuis leur plus tendre enfance et ils n'avaient pas l'intention de changer. « D'accord j'irai et toi ? » Elle acquiesça : « Bien sûr, c'est moi qui t'y emmène.. » Cassie approuva, elle n'avait pas oublié qu'elle était encore trop jeune pour apprendre à transplaner mais elle avait hâte d'atteindre l'âge requis.

Elles arrivèrent dans la grande salle à manger ou des serviteurs apportaient du café bien chaud, de l'eau chaude et du lait chaud pour le petit déjeuner de toute le monde. Personne ne prenait pas la même chose pour bien compliquer leur tâche en revanche, ils étaient tous bien traités et ne rechignaient jamais pour que leurs tâches soit impeccable. « Bonjour, mesdemoiselles. » saluaient-ils à leur passage en s'inclinant par politesse que Cassandre répondait poliment à son tour. Le petit déjeuner était toujours bruyant, très agité car c'était les retrouvailles. Grand mère Eleonore était toujours aussi heureuse de les revoir chaque matin que dieu faisait ainsi que tous les autres membre de la famille. Lorsque Pandore et Icare arrivaient pour le petit déjeuner, les conversations reprirent de plus belle pour le plus grand bonheur de Cassie mais moins pour Icare, qui ne semblait pas s'être levé du bon pied ce matin. Ses autres cousins et cousines avait déjà mangé ou arrivaient au compte goutte. Puis Olympe lui indiqua que c'était l'heur d'y aller et elles transplanèrent toute les deux après avoir dit au revoir à la famille en les bisant chacun leur tour. « A tout à l'heur petit Castor ! » Cassie ignora Icare et son stupide surnom qui lui avait donné étant petite à cause de ses deux premières dents qui avaient poussé en même temps. Elle avait juste haussé les épaules en lui bisant la joue, lui laissant une large trace de salive sur la joue. En revanche cela l'avait bien fait rire.

Lorsque le décor se tordit, elle savait que sa sœur transplanait à l'académie et du moment où tout se stabilisa, elle regarda autour d'elle. « Tout va bien Cassie. Tu es toute jaune. » demanda t-elle, inquiète pour sa petite sœur, comme toujours. Quelques minutes plus tard, les deux sœurs arrivèrent dans le hall de l'académie et se séparèrent pour vaquer à leur propre occupation et surtout pour que Cassie puisse aller voir sa cousine. Elle s'était inscrite pour le club de duel car elle se trouvait encore faiblarde en cours mais étant du même sang, elles pouvaient s'entraider quoiqu'il advenait et Cassandre savait qu'elle pouvait compter sur sa cousine. « Bonjour Jules ! » salua sa cousine puis souris à l'ainé des De Castellane. Elle le voyait très peu mais l'appréciait beaucoup de part sa sagesse et son intelligence. Il ne mâchait jamais ses mots mais ne parlait jamais pour ne rien dire. « Bonjour, Clarence. » Elle le connaissait, sa famille connaissait la sienne de part leur statut et était très proche. « Jules, tu connais mon soucis par rapport à Glorii. J'ai encore failli faire faire une attaque à Pandore ce matin.. Je ne sais plus quoi faire et Olympe m'a conseillé de venir te voir... Je l'aime Glorii. C'est ma meilleure amie, je m'entends vraiment bien avec elle mais lorsqu'elle prend la forme de tarentule, je fais des bonds de dix mètres... » Cassie caressa la tête de son patronus. « Est-ce que j'ai un fond hideux en moi pour que.. Que Glorii prenne cette forme si terrifiante ? » demanda t-elle comme si elle avait préparé son monologue depuis des jours alors qu'elle savait qu'elle venait la voir seulement il y a quelques heures. Glorii se faisait toute petite mais Cassie la rassura en la caressant tendrement sur la tête et tout de suite, ce que ressentait la chouette disparu sous des hululements de contentement.


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MessageSujet: Re: Il était une fois ... les patronus { Ouvert à tous   Mer 17 Déc - 9:51

L
orsque Cassandre passa la porte de la salle dans laquelle se tenait la présentation du club des patronus, un sourire illumina le visage de Jules. La demoiselle était ravie de voir sa cousine. Elle était partie tôt le matin pour venir en avance à l'académie afin de préparer son stand, elle n'avait pas vu ses cousins et cousines de la matinée. Lorsqu'elle s'était levée, ses deux cousines avec qui elle partageait sa chambre chez les grands-parents étaient encore endormies. Elles dormaient toutes deux à poings fermés et Jules avait fait de son mieux pour ne pas faire de bruit et leur éviter un réveil trop matinal.

❝ Salut Cassie ! J'espère que je ne vois ai pas réveillées ce matin avec Pandore ! Je suis un peu partie comme une voleuse pour venir installer le stand... ❞

Jules s'avança vers sa cousine et lui fit une bise sur chaque joues. Elle se tourna ensuite vers Glorii et lui fit un sourire à elle aussi. Elle aurait bien aimé la caressé, ses petites plumes semblaient si douces, mais Jules savait bien que tout contact avec le patronus d'autrui était à proscrire tant cela pouvait faire de mal à son sorcier.

❝ Bonjour Glorii ! Tu as une petite mine aujourd'hui, tout va bien ? ❞

Un petit air soucieux traversa le visage de Jules. Et puis, Cassandre apporta une explication à la situation. Elle avait tellement de mal à s'habituer à la forme de Tarentule de son patronus si mignon et adorable dans son autre transformation. Jules écouta avec beaucoup d'attention sa petite cousine lui exposer la situation et son problème.
Jules vit bien l'inquiétude qui habitait la benjamine des de Saint Léger. Elle tacha de prendre un ton rassurant pour dissiper les peurs de Cassandre.

❝ Non, tu n'as pas de fond hideux, loin de là... ça se saurait quand même, on aurait remarqué quelque chose au bout de 15 ans... à moins que tu caches aussi bien ton jeu mais j'en doutes vraiment.  ❞

Jules fit un sourire à Cassandre. Elle regarda ensuite Glorii dans le fond de ses jolis yeux de chouette. Jules formulait dans son esprit plusieurs hypothèses sur la forme du patronus. Pourquoi Glorii se transformait en tarentule, qu'est-ce que cela pouvait bien signifier par rapport à sa jeune cousine.

❝ Tu sais Cassandre, les araignées ne sont pas que des créatures 'hideuses' et méchantes. Ce sont des êtres qui vivent dans l'ombre, cachés, incompris. Je ne dis pas qu'elles font pas peur, plutôt qu'on a peur des araignées parce que leur aspect nous rebute. Ce sont des créatures que l'ont préfère éviter de croiser... ❞

Jules retourna son regard vers sa cousine. Maintenant, il fallait juste comprendre pourquoi le patronus de la demoiselle prenait cet aspect là. Les patronus étaient bien censés représenter des parties de l'âme...

❝ Il faut que tu comprennes ton patronus, et pour le comprendre, il faut que tu te connaisses toi-même... Glorii est une partie de ton âme, elle te représente toi... Comment te sens tu en ce moment ? Est-ce que tu te sens bien, en accord avec toi même ? As-tu des problèmes, des doutes, des angoisses ? ❞
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