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 On est pas à une bêtise près

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Chocolate Rain
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Date d'inscription : 17/12/2014

MessageSujet: On est pas à une bêtise près   Mer 27 Jan - 8:56

Faisons la et voyons après

“Les bonnes bêtises j'm'en souviendrai toujours. A croire qu'y avait un concours des trucs les plus interdits”
❝ Shakespeaaare, vient mangeeeer ! ❞ Murphy agita sa boite de croquette, un bruit suffisamment eloquent pour son chat. Elle fit le tour de la salle commune, avançant doucement à la recherche de son chat. ❝ Minou minouuu ...  ❞ Murphy fit une pause, s'immobilisant entièrement au milieu de la pièce presque déserte à cette heure-ci. Seuls quelques élèves qui n'avaient pas fini leurs devoir étant encore là. Ils ne faisait pas attention à la jeune fille qui cherchait désespérément son chat. Murphy poussa un long soupir en se laissant tomber sur le canapé. Orion, son patronus, vint se poser à côté d'elle sous sa forme de renard et leva les yeux au ciel. Ce chat était un vrai fainéant. On pouvait l'appeler autant qu'on voulait, il ne venait que lorsqu'il avait faim, ou envie de câlin. ❝ Je t'avais dis de ne pas lui donner autant de croquettes ce matin. Voila le résultat, il n'est pas suffisamment affamé pour se dépêcher de venir. ❞ Murphy lança un regard noir au renard qui se contenta de lui tirer la langue. La demoiselle lança un regard désespéré autour d'elle mais il n'y avait pas une trace de son chat. Elle attrapa alors un livre qu'elle fit semblant de lire. Parce que parfois, Shakespeare ne venait que lorqu'on ne le cherchait pas. Murphy jetait de temps à autre des regards à droite et à gauche, cherchant à voir si son chat ne sortait pas le bout de son son nez ..❝ Tu va te coucher Murphy ? Il ne reste plus que toi... ❞ Murphy tourna la tête, elle adressa un sourire à son amie Charlie qui l'attendait en bas de l'escalier. ❝ Je vais monter... j'attend Shakespeare. Si je le nourris pas ce soir, il va venir m'étouffer dans mon sommeil pour avoir ses croquettes... Et je peux pas lui préparer un bol maintenant, avec le nombre de chat qui traînent dans le château, je veux éviter de tous les attirer dans le dortoir... T'inquiètes pas pour moi. Bonne nuit Charlie. - Heu... tu sais que tu es entrain de le lire à l'envers ton livre hein ? Allez, bonne nuit ! ❞ Les joues de Murphy avaient pris une jolie teinte rosée alors que Charlie étouffait un petit rire amusé avant de monter quatre à quatre l'escalier. Murphy regarda alors son livre, et constata que son amie disait vraie. Elle avait pas l'air bête avec son livre dans le mauvais sens. Murphy le posa alors sur la table devant elle et resta quelques minutes silencieuse, appréciant la tranquillité de la salle commune déserte. C'était étrange de ne plus y entendre un bruit. Avec l'hivers qui arrivait à grand pas, tout le monde se retrouvait autour du bon feu de cheminé pour se réchauffer les mains et on évitait de s'attarder longtemps dehors. Alors que la demoiselle allait abandonner et filer se coucher, une boule de poils rousse fit irruption dans la pièce. ❝ SHAKESPEARE ! Tu sais que j'allais me coucher ! Tu ferais mieux de revenir plus tôt si tu veux manger. Allez, viens la mon gros matou. ❞ Murphy se leva et alla attraper la boule de poil. Le chat se laissa faire, ronronnant déjà de retrouver sa sorcière. Murphy regarda alors son collier et vit qu'un petit bout de parchemin y était attaché. ❝ En plus tu as un message pour moi ! Ca fait combien de temps qu'on te la donné ? ❞ Murphy prit une mine désapprobatrice. Elle déposa son chat sur le canapé avant de lui remplir une petite coupelle de ses croquettes préféré. Le chat se jeta alors dessus pendant que Murphy essayait tant bien que mal de détacher le mot du collier de Shakespeare. Une fois le précieux message en sa possession, la sorcière le déroula et le lut à haute voix... Parce que oui, Murphy elle aime bien parler à haute voix, elle ne parle pas toute seule, elle fait la conversation à son chat.  ❝ Rejoins moi devant la statue de la sorcière borgne à 23h, faut que je te parle, c'est urgent. ❞ Pas de nom, pas de signature. Aucune idée de qui était l'expéditeur. ❝ Ca pue le coup-fourré cette histoire...  - Je suis bien d'accord avec toi... Mais c'est peut être important. Je ferais mieux d'y aller. Le rendez-vous est dans dix minutes. ❞ Orion allait argumenter dans le but de retirer cette idée de la tête de la sorcière mais il ne se donna pas cette peine. Butée comme elle pouvait l'être, c'était une cause perdue. Murphy abandonna son chat à son repas avant de filer en catimini de la salle commune des Gryffondors. Une fois dehors, elle eut la mauvaise surprise de découvrir que la Grosse Dame était une fois de plus partie en promenade. ❝ Espérons qu'elle soit de retour quand nous reviendrons. ❞ La sorcière et le renard se mirent donc en route. Faisant le moins de bruit possible. Ils avançaient à tâtons, s'arrêtant à chaque croisement pour s'assurer que personne ne venait. Ils arrivèrent rapidement devant la statue sans avoir croisé la route de personne. ❝ Il n'y a plus qu'à attendre maintenant. La personne ne devrait pas tarder à présent. ❞ La sorcière et le patronus se tapirent dans l'ombre et attendirent sans faire le moindre bruit. Plus rien ne trahissait la présence de la sorcière et son patronus. Quand soudain, il y eu des bruits de pas. Murphy et Orion retinrent leur souffle attendant de voir qui venait pour sortir de leur cachette.  ❝ Selon l'gosse, c'est dans le coin que devrait se trouver les fauteurs de trouble... Tu sens quelque chose Miss Teigne ? ❞ Murphy fronça les sourcils, fâchée contre elle-même. ❝ Merde, je suis tombée dans un piège ! Un crétin m'a envoyé ce mot pour que je me fasse coincé par l'autre timbré et sa chatte. ❞ Orion eut un petit sourire, l'air de penser 'je te l'avais bien dit'. Rusard avançait dangereusement vers sa position, Murphy se dit alors que c'était foutu. Elle allait se faire griller et aurait le droit à des heures de retenue horrible en compagnie du charmant Rusard. Mais le hasard joua en sa faveur. Au bout du couloir, l'esprit frappeur de Poudlard faisait son apparition. Rusard porta alors toute son attention vers le fantôme. ❝ Peeves... Tu n'aurais pas vu des élèves hors de leur dortoir ?❞ Le fantôme s'avança un sourire narquois sur les lèvres. ❝ Des quels parles-tu ? Ceux qui font des bêtises dans les toilettes ? Je leur ai jeté des bombes d'eau à la tête pour qu'ils retournent dans leurs lits. Mais j'en ai vu traîner d'autres...❞ Rusard marmonna quelques paroles désobligeantes à l'égard du fantôme. ❝ Et où sont-ils... les autres ?❞ Peeves se mit à ricanner en s'éloignant. ❝ Eux, je les ai enfermés... quelque part au sous-sol.❞ Rusard grimaça. Il n'eut pas le temps d'interroger d'avantage l'esprit que celui-ci avait déjà disparu. Le concierge partit alors en direction du sous-sol. Une fois toute menace éloignée, Murphy sortit de sa cachette en poussant un long soupir de soulagement. ❝ C'était moins une ! La prochaine fois, tu m'écoutera ! - Oui Orion... on verra ça, la prochaine fois. Allez viens, on va se coucher. ❞ La demoiselle et son patronus repartirent vers le septième étage. Sur tout le trajets ils prirent les mêmes précaution qu'à l'aller. Arrivés devant le tableau dissimulant l'entrée de la salle commune des rouge et or, ils eurent l'immense déception de constater que la Grosse Dame n'était pas revenue dans son cadre. Murphy se résigna. Ils arpentèrent le couloir, à la recherche du tableau dans lequel se cachait la vieille dame. Au détour d'un couloir, ils aperçurent une ombre qui venait de l'autre bout. Murphy et Orion se plaquèrent alors contre un mur. Attendant de voir de qui il s'agissait. Murphy constata que la silhouette était trop petite pour qu'il s'agisse d'un professeur ou d'un préfet. Et Rusard était parti au sous-sol à présent. La silhouette avançait et arrivait bientôt à la hauteur des deux sorciers. Myrphy ne reconnut pas le visage de la sorcière. Une première année, certainement. Elle décida alors de sortir de l'ombre pour s'avancer vers la demoiselle. ❝ Hé, qu'est-ce que tu fais dehors à cette heure là ? Tu devrais pas traîner toute seule hors des dortoirs la nuit. ❞ Ouais, c'était bien a elle de dire ça. Murphy espéra tout de même qu'elle n'avait pas fait peur a la demoiselle et surgissant comme ça de nulle part. Et puis elle remarqua l'insigne des poufsouffle brodé sur la cape de la demoiselle. ❝ Tu ... tu ferais mieux de pas retourner dans tes dortoirs toute suite... Rusard est entrain de balayer les sous-sols à la recherche d'élèves enfermés par Peeves... viens avec moi si tu veux y'a bien un endroit où on peut se cacher à cet étage... Au fait, comment tu t'appelles ? ❞ Murphy sourit à la première année, lui trouvant un air sympathique. Du fait de l'écart d'âge évident, Murphy n'avait plus beaucoup d'occasion de faire la connaissance de la nouvelle génération.
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Chocolate Rain
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MessageSujet: Re: On est pas à une bêtise près   Mer 27 Jan - 8:56

Mon cœur tambourine dans ma poitrine. Les coups sont puissants et j’ai presque l’impression qu’ils vont perforer ma cage thoracique. Plaquée contre un mur, dans le recoin sombre, j’ai le souffle court. Et j’attends. Que ça passe.

Peeves, cet affreux fantôme, a attrapé le groupe de première année avec lesquels je m’étais perdue. Ne trouvant plus le chemin vers notre dortoir, nous errions dans les couloirs à la recherche d’une âme charitable qui puisse nous guider. Sauf que … Ce n’est pas vraiment ce que nous avons trouvé. En voyant Peeves apparaître, la plupart d’entre nous a détalé dans toutes les directions mais plusieurs se sont fait prendre. Je m’en veux un peu d’avoir abandonné Kaila au sort du fantôme, mais l’intuition que ses ambitions n’étaient pas bienfaisantes a eu raison de tout élan de solidarité de ma part. J’ai simplement pris mes jambes à mon cou, Hooky sur mes talons et j’ai grimpé les escaliers comme ils venaient pour mettre le plus de distance entre les cris de peur de mes camarades, le fantôme, et tout danger potentiel. C’est comme ça que je me suis retrouvée, recroquevillée contre un mur, le cœur battant à tout rompre de ma course effrénée et de la peur qui irradie dans tous mes muscles. Je fais de mon mieux pour ne pas respirer bruyamment, mais mes poumons en feu n’aident pas.
Me laissant tomber au sol, je glisse ma tête entre mes bras, sur mes genoux repliés, autant pour étouffer le bruit de ma respiration que pour retrouver mon calme. Chuut. Inspirer, expirer, tout va bien. Mon loup vient se coller contre moi et glisse sa truffe humide contre ma joue en signe de réconfort.

Les minutes passent ; je ne sais pas vraiment combien. Mon cœur et mes poumons se sont calmés et je décide qu’il est grand temps de retourner dans mon dortoir. Au vu de l’obscurité qui règne dans les couloirs, le couvre feu doit être passé depuis bien longtemps et je ne tiens pas particulièrement à me retrouver nez-à-nez avec un préfet. Je me redresse et observe les couloirs alentours. Je n’ai absolument aucune fichtre idée de où je me trouve. J’ai cette désagréable impression d’être encore plus perdue que tout à l’heure, avec les autres premières années. A pas de loup, je me faufile donc jusqu’à une fenêtre pour tenter de me situer. La vue est saisissante : la lune brille haut dans le ciel et illumine le paysage qui s’étale à perte de vue devant moi. C’est magnifique. On n’a pas exactement le même panorama depuis ma propre salle commune ; aussi, je reste quelques secondes de plus à contempler ce décor, les étoiles et les ombres des toits de Poudlard qui se découpent dans l’obscurité.
Mon Patronus jette lui aussi un coup d’œil, mais n’est pas touché le moins du monde par ce qu’il voit. « On est sacrément haut. On a grimpé plus d’escaliers que je n’pensais ». J’approuve d’une moue pensive en me penchant pour tenter de compter les étages. Sixième ? Septième ? Avons-nous vraiment couru autant ? L’embêtant, c’est que je n’ai jamais mis les pieds dans ces étages et n’ai, par conséquent, aucun point de repère. Je m’arrache donc à ma contemplation avant de choisir, au hasard, de partir à gauche sur la pointe des pieds pour tenter d’être discrète.

Quelques croisements plus loin, Hooky pile net, tous sens en alerte, et fait volte face. Babines retroussées, crocs luisants, il feule en direction de l’ombre qui s’avance vers moi. « Jeune femme, pas d’insigne de préfet. Du calme, Hooky ». Mon Patronus cesse, mais reste interposé entre l’inconnue et moi, prêt à bondir au moindre geste suspect de sa part. Cependant, elle semble venir en toute bienveillance, puisqu’elle m’interpelle : Hé, qu'est-ce que tu fais dehors à cette heure là ? Tu devrais pas traîner toute seule hors des dortoirs la nuit. J’esquisse un sourire en l’entendant. Elle est plutôt mal placée pour parler puisqu’elle est exactement dans la même posture que moi ; mais sa remarque spontanée la désigne comme alliée plus que comme menace. Tu ... tu ferais mieux de pas retourner dans tes dortoirs toute suite... Rusard est entrain de balayer les sous-sols à la recherche d'élèves enfermés par Peeves... viens avec moi si tu veux y'a bien un endroit où on peut se cacher à cet étage... Au fait, comment tu t'appelles ? L’inconnue m’offre un sourire que je lui renvoie. Elle me plaît bien, avec son visage ouvert et sa proposition. Dans mon cerveau, j’analyse rapidement sa proposition. La paranoïa de mon patronus me souffle de ne pas lui faire confiance, que c’est un guet-apens, mais elle semble bien mieux connaître le château que moi. Et je suis perdue. Ce serait stupide de refuser sa main tendue.

Je lui tends donc la mienne, au sens propre : « Rain. Rain Starseeker. » Je ne sais pas vraiment si c’est trop formel, si c’est déplacé ici et à une heure pareille de la nuit, mais c’est le premier geste qui m’est passé par la tête. J’enchaîne. « Je … je me suis justement retrouvée ici pour échapper à Peeves. J’étais en train de regagner mon dortoir ... » – enfin, j’essayais, mais ça elle n’est pas obligée de le savoir – « alors merci de me prévenir. Et vous ? Je veux dire, que faites vous toute seule hors des dortoirs la nuit ? Et comment vous appelez-vous ? Enfin, si je peux poser la question. »
A mes pieds, Hooky s’agite. « Vous devriez pas rester plantées là au milieu du couloir, si un préfet arrive, vous êtes trop exposées, ça me plaît pas. » Il a raison. Je m’adresse à la jeune femme : « On ferait mieux de bouger par contre. C’est où, qu’on peut se cacher ? Je ne connais pas encore très bien le château … » Et c’est un sacré euphémisme. Heureusement que je suis tombée sur elle, peut-être que je ne vais pas passer ma nuit à errer, au final.
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MessageSujet: Re: On est pas à une bêtise près   Mer 27 Jan - 8:57

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“Les bonnes bêtises j'm'en souviendrai toujours. A croire qu'y avait un concours des trucs les plus interdits”
Murphy esquissa un sourire devant cette main tendue. Elle s'empressa de la serrer tout en accordant un sourire complice à la demoiselle. Elle l'aimait déjà bien cette première année. Murphy écarquilla cependant les yeux lorsque la demoiselle commença à la vouvoyer. Elle avait l'air si vieille que ça alors ? C'était le noir, hein ? Ça vieillit le noir non ?? ❝ Tutoies moi, y'a pas de soucis. Peeves de malheur, t'es pas au bout de tes peines ma pauvre. Un vrai cauchemar ce fantôme, faut toujours rester sur ses gardes, il est à l'affut du faux pas. ❞ Et Murphy savait de quoi elle parlait. Peeves lui avait pourrit plus d'une fois la vie en la dénonçant, l'embêtant ou la ridiculisant. Il fallait se montrer plus malin qui lui. Elle rêvait du jour où la roue tournerait, où Peeves serait lui-même piégé par quelqu'un de plus fourbe que lui. Mais avoir un fantôme, c'est vraiment pas chose gagnée. ❝ Je m'appelle Murphy, Murphy Prewett... Et ... heu... bah je me suis moi-même faite piégée ce soir. Je sais pas qui m'a fait passer un mot pour que je sorte ce soir. Aucune idée de qu'il s'agit mais ce con a prévenu Rusard, bien entendu. J'ai faillit me faire coincé quand Peeves à surgit en parlant d'élèves coincés aux sous-sols. Ca m'a sauver la mise pour cette fois. ❞ Il y eut un courant d'air, Orion se mit en alerte, tous ses sens en éveil. ❝ Ne restons pas là. ❞ Murphy lança un regard entendu à son patronus. Elle pris un air un poil plus sérieux. Il ne fallait pas traîner, quelqu'un pouvait débarquer à tout moment. ❝ Allez viens ne tentons pas le diable plus longtemps. ❞ Murphy et Rain se mirent alors en route. Un petit sourire mystérieux vint se nicher sur le visage de Murphy lorsque Rain l'interrogea sur la fameuse pièce où elles se dirigeaient. Murphy avait découvert son existence il y a quelques années par le plus grand des hasard. Elle n'avait pas l'âge de Rain, c'était certain et ce n'était certainement pas avec beaucoup d'innocence. Elle était sortie un soir après le couvre-feu pour rejoindre son petit copain de l'époque. Mais pas de chance, l'arrivée de Miss Teigne avait changé la donne de la soirée. Si Murphy avait tenté de se montrer sympathique envers le félin pour pas qu'elle prévienne Rusard, son copain avait lui pris ses jambes à son cou. Murphy s'était elle avancée vers le chat à pas feutrés. Elle avait avancé sa main pour caresser le chat mais à peine avait elle posé ses doigts sur les poils de la chatte qu'elle s'était mise à grogner avec fureur. Murphy avait alors détalé à son tour, voyant que c'était peine perdue. Elle avait couru jusqu'au septième étage, coincée dans un couloir dans lequel elle tournait en rond, cherchant un endroit où se cacher. C'est là que la magie du château avait opéré. ❝ Tu va voir, ça te servira tout au long de ta scolarité. ❞ Murphy voulait garder le mystère, sans en dévoiler d'avantage. Elle ne voulait pas gâcher la magie de l'apparition de la porte dans les moments désespérés. Les demoiselles ne marchèrent pas longtemps avant que Murphy ne s'immobilise devant un mur sans fenêtre ni porte. Murphy tourna la tête vers Rain, un sourire malicieux sur les lèvres. Murphy se mit alors à faire des aller-retour devant cette porte sous le regard amusé de son patronus. Tout en s'exécutant elle répétait une phrase à voix basse, assez fort pour que seule Rain puisse entendre. Je veux pouvoir me cacher... je veux pouvoir me cacher...  Et puis soudain le mur changea. Une porte de bois apparut à la place de la pierre. Murphy s'arrêta satisfaite. Une pointe d'excitation la gagnait, elle adorait les surprises de cette salle. Elle se tourna vers Rain et l'invita a la suivre. ❝ Entrons vite avant que quelqu'un ne nous voit... ❞ Murphy s'avança alors et actionna la lourde poignée en fer. La porte s'ouvrit sans opposer la moindre résistance. Et les deux filles purent pénétrer dans la salle sur demande. Murphy referma la porte aussitôt qu'elles furent à l'intérieur. Elle n'avait aucunement envie de recroiser la route de Rusard. Elle se tourna ensuite vers la salle, toujours aussi surprise de la magie de cette pièce. Après toutes ses utilisations, Murphy se laissait toujours impressionnée par la magie du château.  ❝ J'aurais peut-être dut demander une chambre avec des lits si tu voulais dormir un peu. ❞ C'était comme dans une immense cathédrale où des montagnes d'objets cachés, perdus, oubliés s'entassaient avec les années. Il était temps de donner une petite explication à Rain. ❝ Je te présente la salle va et vient, aussi appelée la salle sur demande. Elle vient en aide à chacun. Il suffit de savoir ce que l'on veut et le demander. Après se l'être répété sur trois passages, la salle exauce notre souhait.❞ Murphy fit quelques pas en avant, scrutant déjà tous les objets laissés ici. Une véritable caverne d'Ali Baba. Murphy adorait les surprises, les secrets et les merveilles de cette salle, elle trépignait d'impatience à l'idée d'en explorer d'avantage. ❝ Et devant toi s'amassent tous les objets que les occupants de Poudlard ont voulut, cacher et abandonner à l'oubli. Moi même j'ai égaré deux trois affaires encombrante dans ces montagnes... Ça te dis d'en explorer un peu ? ❞L'excitation brillait au fond des yeux de Murphy. Elle commençait déjà à s'avancer dans une allée alors qu'Orion, sous sa forme de moineau volait plus haut afin de voir d'autres objets. ❝ SI ça se trouve, même Dumbledore est venu cacher des choses ici quand il était étudiant ... t'imagine ? Si on tombe sur son journal intime. ❞ Murphy rit à l'idée de cette lecture. Elle continuait d'avancer lorsqu'elle s'arrêta devant une grande armoire. ❝ Rain ! Viens voir ! ❞ Murphy attendit que la première année la rejoigne. La sorcière sortit alors sa baguette magique qu'elle brandit vers l'armoire. Cette dernière était tout à fait singulière. Elle semblait bouger de temps en temps. Comme si elle tremblait... ou si elle abritait un être vivant. L'armoire était en bois grossier, rien de raffiné ou lui apportant une quelconque beauté. Murphy se mit alors à parler plus bas. ❝ Tu es prête ? Je l'ouvre. ❞ Et d'un sortilège informulé, la porte de l'armoire eut ce déclic. L'Alohomora que venait d'utiliser Murphy avait fait effet. La rouge et or tenait fermement sa baguette brandit, s'attendant à tout. Ce n'était pas voulut, mais c'était Rain qui ce tenait directement devant l'ouverture de la porte et qui en découvrit la première ce qui en sortait...
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MessageSujet: Re: On est pas à une bêtise près   Mer 27 Jan - 8:58

Automatisme. Le vouvoiement m’est venu comme la chose la plus naturelle du monde, comme le respect inaliénable que je dois à tous mes aînés. Mais peut-être un peu démodé, au vu de la grimace subreptice qui apparaît sur son visage et de la remarque à ce sujet qu’elle s’empresse de me faire. Concernant Peeves… en tant que première année fraîchement débarquée, je n’ai, ce soir mis à part, pas encore eu à m’en plaindre. Mais cet avant-gout ne présage rien de bon pour la suite et je pense que le fantôme va vite être sur ma liste des inconvénients de Poudlard.
« Allez viens ne tentons pas le diable plus longtemps. » Je lui emboîte alors le pas, faisant confiance à Murphy alors même que je viens de la rencontrer. « Tu peux encore faire demi-tour et partir en courant », feule mentalement mon Patronus, toujours sur ses gardes – beaucoup trop si vous voulez mon avis. « Parce que tu crois qu’elle va me séquestrer ? Tu préfères peut-être tomber sur Rusard, c’est ça ? » Je lève les yeux au ciel et trottine derrière l’adulte, curieuse de voir ce fameux endroit. « Tu vas voir, ça te servira tout au long de ta scolarité. » Encore plus intéressant. Je regarde attentivement les couloirs autour de moi, essayant d’en capturer une image mentale la plus précise possible, afin de pouvoir revenir dans cet endroit si génial plus tard. Quel n’est pas mon étonnement quand la jeune femme s’arrête devant… un mur. « Ah bah elle est encore plus timbrée que je ne le pensais. Viens, allons nous en. » Mon loup est déjà en train de faire marche arrière quand Murphy se met à faire les cent pas devant le mur en murmurant. De mieux en mieux. Intriguée, je m’apprête à faire un commentaire quand les contours d’une porte en bois se dessinent. « C’est magique », murmuré-je, incrédule. J’ai beau être une sorcière, j’ai tellement peu côtoyé la magie depuis le départ de mon père que ce château continue de m’étonner ; et je m’émerveille comme l’enfant que je suis toujours devant ces choses que ce monde permet.
Je suis Murphy derrière la porte en bois, peu sûre de à quoi m’attendre. La pièce ne ressemble en rien à un cagibi ou ce genre d’endroit que je me serais attendue à trouver derrière une porte à cet endroit là. Au contraire, elle s’étale à perte de vue et un bric-à-brac innommable d’objets en tout genre est entreposé. Comme un débarras. « Wow » est le seul son intelligible qui passe la barrière de mes lèvres tandis que j’essaye de tout voir en un seul coup d’œil. Murphy fait un commentaire à propos de chambre et de lit ; mais je ne comprends pas le sens de ses paroles – pas plus que je n’y prête attention, absorbée dans ma contemplation de cette pièce. « Je te présente la salle va et vient, aussi appelée la salle sur demande. Elle vient en aide à chacun. Il suffit de savoir ce que l'on veut et le demander. Après se l'être répété sur trois passages, la salle exauce notre souhait. » « C’est génial ! Je pense que ça va m’être bien utile, pour les dix prochaines années – au moins – que je vais passer ici ! » Je lui offre un gigantesque sourire, à défaut d’avoir autre chose sous la main. J’ai conscience de l’immensité du secret (est-ce un secret ou tous les élèves du château sont-ils au courant de l’existence de cette pièce ?) de ce qu’elle vient de me montrer.

La proposition d’exploration me va à ravir : je m’empresse de fouiller dans ce qui s’étale devant moi. Je ne suis pas d’un naturel curieux, mais cette salle m’intrigue et l’idée même de trouver quelque chose appartenant à notre vénérable directeur réussi à éveiller la chipie qui sommeille en moi. Mes doigts glissent sur les objets, s’attardant ici pour secouer une boule à neige, là pour frôler les dorures d’un ouvrage. Hooky, toujours suspicieux, monte la garde devant la porte pendant que je déambule joyeusement. Quand la jeune femme m’interpelle, je me précipite à ses côtés : « Tu as trouvé les secrets de notre directeur ? » je questionne. Mais à moins que celui-ci ne les ai glissés dans une armoire, je pense que c’est autre chose qu’elle s’apprête à me montrer. Ladite armoire est imposante, pour ne pas dire franchement énorme. Et animé d’étranges soubresauts. Rien de rassurant, donc. Cela ne semble néanmoins pas arrêter la farouche Prewett. « Tu es prête ? Je l'ouvre. » « Tu… tu es sû–» je n’ai pas le temps de finir ma protestation que, baguette brandie, la rouge et or déverrouille l’armoire. Le battant s’entrouvre.

Le monde se teinte de noir, les lumières se changent en ténèbres et je hurle.

Peur panique. L’obscurité a pris possession de la salle va-et-vient et de ma tête. Le noir. Ma hantise. Les ténèbres sont épaisses – impossible de distinguer quoi que ce soit – et les monstres qui peuplent ce monde obscur s’enroulent autour de mes chevilles. Je cligne des yeux, encore et encore, dans l’espoir vain que la lumière se rallume. Mais non. Tout reste aussi noir, noir d’encre, noir de peur. Je me recroqueville au sol, en boule, le point dans ma bouche pour étouffer les cris mêlés de sanglots que je ne peux contenir. Hooky a foncé jusque l’armoire et, toutes griffes dehors, lacère sauvagement le bois dans l’espoir d’achever la ‘chose’ qui se trouvait dans l’armoire et qui a répandu la noirceur dans la pièce.

Panique. Peur panique. Dans la confusion qui règne dans mon cerveau, je prie pour que Murphy sache comment rallumer la lumière.
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Chocolate Rain
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MessageSujet: Re: On est pas à une bêtise près   Mer 27 Jan - 8:59

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“Les bonnes bêtises j'm'en souviendrai toujours. A croire qu'y avait un concours des trucs les plus interdits”
Tout s'était assombrit. Comme si plus aucune lumière ne parvenait jusqu'aux demoiselles. Murphy regardait avec une certaine incompréhension l'armoire qui avait cessé de s'agiter. Des ténèbres en sortaient, comme de l'encre qui se déversait dans l'espace. En l'espace de quelques secondes à peine, ces ténèbres avaient engloutit les deux sorcières imprudentes. Murphy avait tenté de se débattre, de s'éloigner, mais rien à faire. Ces ténèbres n'étaient pas palpable et envahissaient tout l'espace de la grande salle sur demande. C'est là que le cri déchirant de Rain vint briser le silence. Murphy fit volte face, agitant ses bras dans tous les sens. Mais il n'y avait rien à faire, elle ne parvenait pas à chasser ces ténèbres. ❝ RAIN ! Où es-tu ?? Tu m'entends ?! Reste calme, je vais nous sortir de là ! Garde ton patronus près de toi, et dis lui de prendre sa forme immatérielle, il pourra t'éclairer de sa lumière ! ❞ Orion lui n'attendit pas une seconde pour suivre le conseil de sa propre sorcière. Il prit sa forme de Renard afin d'être plus volumineux et se changea en renard incadescent. Il brillait de bleu mais ne semblait éclairer absolument rien. Les ténèbres étaient trop envahissantes ❝ Orion ? Où es-tu ? Suis le son de ma voix ! ❞ Le renard tendit l'oreille et se rapprocha de sa sorcière. Lorsqu'ils furent exactement l'un à côté de l'autre, ils purent se voir, avant cela était impossible dans les ténèbres étaient épaisses. Orion sauta dans les bras de Murphy et resta bien contre elle. ❝ Qu'est-ce que c'est que ce truc ? Un épouvantard tu crois ? ❞ Murphy déglutit. Elle espérait vraiment qu'il ne s'agissait que d'un épouvantard. Mais elle en avait jamais vu un prendre une telle forme. Elle pointa sa baguette et murmura un lumos, mais il n'avait pas plus d'effet. Murphy avait beau tourner sur elle-même, elle ne voyait rien à moins de quelques centimètres d'elle. Elle n'avait aucune idée de comment s'y prendre, si c'était un épouvantard il fallait simplement lui lancer un ridiculus en pleine poire, mais vers où devait elle viser ? Et si elle touchait Rain ? Elle devait se montrer plus maligne que ça. Et elle n'entendait plus la voix de Rain, ceci ajoutait au sentiment de panique que ressentait Murphy. Que ce passait-il ? Est-ce que la jeune poufsouffle était encore là ? Dans le noir, impossible de savoir ce qu'il se passait. Il fallait quelle tente avec un peu de chance... ❝ Hééé ! Attaque-toi à quelqu'un de ta taille plutôt !! Sale épouvantard ! Allez je suis là, essaye de me faire peur si tu l'oses !! ❞ Murphy resta immobile, attendant qu'il se passe quelque chose. Le rythme des battements de son coeur s'accélérait. Ce n'était jamais agréable d'affronter ses peurs. Et qu'est-ce qui allait apparaître pour elle ? Soudain, les ténèbres semblèrent se retirer. Elles se rassemblèrent toute en une espèce de masse informe libérant les deux sorcières de ce noir épais. Murphy vit alors Rain recroquevillée sur elle-même. La lionne accourut vers la demoiselle et s'agenouilla près d'elle. ❝ Rain ? Tu m'entends ?? Je suis désolée. Tout va bien, c'est fini... ❞ La mine particulièrement inquiète, Murphy tenait les mains de la jeune fille, cherchant à la rassurer du mieux qu'elle pouvait. ❝ Je suis vraiment désolée...  ❞ Soudain il y eu un rire. Froid, glacial. Le sang de Murphy se figea alors que le ricanement s'amplifiait. Elle se redressa lentement pour se remettre debout. Elle regarda Rain dans les yeux lui parlant avec une voix qui tremblait légèrement. ❝ Plus de doutes, c'est un épouvantard. Tu n'es pas obligée de regarder... C'est ma peur maintenant qu'il faut affronter. ❞ Murphy déglutit, peu ravie à cette idée. Elle n'avait pas envie de se retourner, elle n'avait pas envie d'affronter cette peur qui la suivait depuis sa plus tendre enfance. ❝ On va lui mettre la pâtée. T'inquiète pas  - J'espère que tu te plantes pas sur ce coup là. ❞ Orion fut le premier à se retourner pour dévisager la créature. Il le toisa en retroussant ses babines pour tenter de l'intimider. Mais l'épouvantard ignorait purement et simplement le renard. Murphy se retourna alors, tenant fermement sa baguette dans sa main. Elle en avait déjà affronté des épouvantard, mais c'était en classe. C'était moins effrayant, parce qu'on pouvait compter sur le professeur pour qu'il intervienne si on se laissait dépasser. Alors la tension était moins grande. Alors que là, si elle échouait, on ne retrouverait que deux cadavres tétanisés par la peur dans la salle sur demande. Et encore, il fallait que quelqu'un les trouves dans ce dédale d'objets abandonnés. La sorcière et le renard firent face à la créature. Elle avait pris l'apparence d'un clown aux vêtements en haillons, au visage effrayant avec un sourire maléfique. Il s'avançait vers la sorcière en continuant de ricaner. Ce rire semblait tout droit sortit de l'enfer. ❝ Un truc ridicule... un truc ridicule... merde... ❞ Murphy baissa les yeux et le ferma. Tentant de se concentrer, cherchant une idée. Un truc ridicule, un truc riducile. Puis elle eu une idée. Elle se retourna alors vers l'épouvantard, brandit sa baguette et n'attendit pas une seconde de plus. ❝ Ridiculus ! ❞ Une gerbe de lumière jaillit de la baguette et vint frapper le clown en plein dans son estomac, de dernier eu un mouvement de recul suite au choc et tomba en arrière. Il se retrouva par terre sur les fesses, regardant furieusement la jeune sorcière. Il allait se redresser lorsqu'une immense tarte à la crème sortie de nulle part s'écrasa sur lui. Murphy esquissa un léger sourire amusée. La crème se transforma en ciment piegant le clown qui se débattait veinement. Murphy s'empressa de bien rouvrir la porte de l'armoire avant d'y propulser  le clown sans attendre. Elle verrouilla immédiatement l'armoire à l'aide d'un sortilège. Se frottant les mains suite au travail fini, elle se retourna vers Rain et s'avança vers elle.  ❝ Ça va ? Je suis désolée Rain, c'était un épouvantard. On voit comment s'en débarrasser qu'en troisième année. J'espère que tu n'as pas eu trop peur ...  ❞ Murphy regardait sa camarade d'un oeil inquiet. Elle n'avait pas voulu la mettre en danger et s'en voulait de ça. Elle était une jeune adulte, et était par conséquent censée être plus responsable que cela. Se mettre en danger elle-même il n'y avait pas de soucis, mais elle ne voulait pas attirer la jeune Rain qui n'avait rien demandé dans tout ça. ❝ Tu veux peut-être t'asseoir deux minutes, histoire de retrouver tes esprits... Je peux regarder si je nous trouverais pas une boite de chocolat...❞ L'oeil gourmand, Murphy commençait déjà à scruter autour d'elle, voir si elle n'en voyait pas une...  
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MessageSujet: Re: On est pas à une bêtise près   Mer 27 Jan - 9:00

Noir. J’ai fermé les yeux dans l’espoir que ce ne soit qu’un mauvais rêve. Dans l’espoir que la lumière revienne aussi vite qu’elle est partie. Mais rien ne se passe, les ténèbres sont toujours aussi denses, j’ai toujours aussi peur et je suis toujours en train d’étouffer mes cris avec mon poing. A travers ma panique, j’entends confusément la voix de Murphy. Ses mots ne forment pas de phrase dans mon esprit tétanisé, aucun sens n’émerge de ses paroles ; mais savoir qu’elle est là, même si je ne peux pas la voir, me réconforte. Elle doit savoir ce qui se passe, ce qui est en train d’arriver. Elle doit savoir comment on s’en débarrasse. C’est à ça que servent les cours ici, à Poudlard, non ? A se défendre contre l’obscurité quand elle nous prend par surprise, à se servir de la magie contre la magie. Je me sens tellement fragile et inutile ; recroquevillée sur moi-même, tétanisée, incapable de me sauver. Mais la panique face au noir est telle que cette pensée est vite engloutie par un sanglot.

Hooky semble lui avoir compris quelque chose. « J’arrive », feule-t-il avant de se guider jusqu’à moi grâce à son odorat. Je sens sa truffe humide se coller contre ma joue puis le corps de mon patronus se met à scintiller. Sa forme immatérielle. Celle-ci n’arrive pas à illuminer les ténèbres, trop denses, trop puissantes ; mais je distingue au moins les contours de sa tête, toute proche de la mienne. Pâle lueur bleutée ; mais lueur tout de même dans ce noir d’encre. Je me concentre dessus pour tenter d’oublier les ombres qui vivent encore, relâchant doucement mon poing douloureux à force d’être contracté et ma mâchoire crispée.
La voix de Murphy retentit à nouveau ; elle interpelle quelque chose ou quelqu’un sans que je ne comprenne quoi. Je reste concentrée sur mon patronus, essayant de chasser la panique qui affleure encore, prête à reprendre le dessus à la moindre hésitation de ma part.

Puis tout disparaît comme c’est apparu. Les ténèbres se résorbent, retournant se terrer devant l’armoire et la lumière de la salle me paraît étourdissante. Toujours vautrée au sol, je plisse les yeux, pas vraiment certaine de ce qui vient de se passer au cours des cinq dernières minutes écoulées. La lumière est vive pour mes yeux rougis de larmes mais je suis trop profondément soulagée qu’elle soit revenue. Hooky reprend sa forme matérielle de loup et scrute les environs, prêt à réduire en bouillie la chose qui a osé faire – me faire – ça. Je me redresse légèrement, toujours sonnée, juste à temps pour voir Murphy accourir près de moi. Elle semble alerte et son inquiétude – à cette jeune fille que je viens à peine de rencontrer – me réchauffe doucement le cœur jusque là encore rongé par les ténèbres. « Rain ? Tu m'entends ?? Je suis désolée. Tout va bien, c'est fini... » « Je… Je… » Ma gorge est sèche et je peine encore à aligner deux pensées cohérentes. Je laisse sa vague de bonté et de chaleur m’envahir ; je laisse ses mains tenir fermement les miennes, comme pour me transmettre un peu de son énergie. Et je me sens mieux. « Je suis vraiment désolée... » « Ce n’est pas de ta… » Je suis interrompue par le clown qui vient d’apparaître dans le dos de la jeune fille et qui ricane froidement. « Un clown ? Mais dans quelle genre de salle est-on tombé ? » Un frisson parcourt ma colonne vertébrale. Je n’ai rien contre ces bêtes de cirque, mais j’avoue que celui-ci est particulièrement… intimidant. Plus que le clown en lui même, c’est pourtant la réaction de Murphy qui m’inquiète. Elle semble plus pâle que dix secondes auparavant ; moins enjouée. Et quand nos regards se croisent, je crois y lire un soupçon d’angoisse. « Plus de doutes, c'est un épouvantard. Tu n'es pas obligée de regarder... C'est ma peur maintenant qu'il faut affronter. »
Tout prend soudain du sens avec ses paroles. Je ne sais pas ce qu’est un épouvantard, mais je me connais assez pour savoir que le noir fait partie de mes plus grosses angoisses. Cette… chose doit donc lire en nous et se transformer en nos peurs. Et cette… chose se cache dans les placards de Poudlard. Je ne suis pas sûre de vouloir encore ouvrir une armoire pour les cinq prochains mois à venir. Je déglutis et me redresse sur les genoux, curieuse malgré tout de voir comment s’en débarrasser. Quelques interminables secondes s’écoulent, pendant lesquelles la sorcière fait face au clown débraillé. Puis un sort le fait tomber en arrière avant que… qu’une tarte à la crème ne voltige vers lui, emprisonnant le clown qui finit rapidement au fond de placard. L’action n’a duré que quelques instants et je me rends compte que j’avais bloqué ma respiration ; pendue à la baguette de mon aînée.

Je pousse un profond soupir en me relevant. « Ça va ? Je suis désolée Rain, c'était un épouvantard. On voit comment s'en débarrasser qu'en troisième année. J'espère que tu n'as pas eu trop peur ... » « Oui, ça va, merci, ne t’inquiète pas. » Le temps de son duel, j’ai réussi à remettre plus ou moins mon cerveau en place. « Ils devraient nous apprendre ça en première année… ça réduirait sûrement la mortalité des nouveaux élèves qui ouvrent des placards ». Bien que mon ton indiquait clairement la plaisanterie, je n’en pense pas moins. Je me rends compte un peu plus chaque jour à quel point nous sommes démunis face à tout ce que nous pouvons croiser dans les couloirs. « Tu veux peut-être t'asseoir deux minutes, histoire de retrouver tes esprits... Je peux regarder si je nous trouverais pas une boite de chocolat… » Je sens une pointe de culpabilité dans sa voix, comme si elle s’estimait responsable de ce qui vient de se passer. Dans un sens, oui, c’est elle qui a ouvert la porte, mais ça m’est égal et je ne compte pas l’accabler pour ça. Avec un sourire, je lui réponds : « C’est bon, je vais mieux, merci. » J’ai les yeux rougis, mes cheveux doivent être sans dessus dessous et je dois avoir une tête de déterrée, mais je me sens honnêtement mieux. La lumière suffit souvent à chasser la panique. « Et ce n’est pas ta faute, ne t’inquiète pas. Par contre, pour les chocolats… La première qui trouve a gagné ! »
Je m’élance dans une allée, un patronus ronchonnant sur les talons – ‘c’est dangereux cette pièce, et si jamais ça recommence, blablabla’. Je soulève et dépoussière des antiquités, me demandant depuis combien de temps tout cela croupit ici. C’est presque dommage pour tous ces objets inusités… Mon regard est soudain interpellé par une petite boîte carrée en bois, sur laquelle je distingue quelques lettres « oîte … œux ». Délicatement, je l’extirpe du bric-à-brac. Posée sur mes paumes en creux, je souffle dessus et tousse quand la poussière me revient dessus. Je lis à voix haute « boîte à vœux ». « Il va encore nous arriver une tuile. » « Cesse de grogner toi ! ». Je reprends, en me précipitant aux côtés de Murphy : « Eh regarde, j’ai trouvé quelque chose d’inoffensif ! » Je lui montre la petite boîte en bois. Elle est joliment ornée de gravures florales et sur la tranche une inscription « à utiliser sans modération » me tire un sourire. En l’ouvrant, j’y découvre un petit reste de poudre scintillante.
Les yeux pétillants, je jette un coup d’œil à mon aînée : « Tu crois que ça fonctionne ? »
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MessageSujet: Re: On est pas à une bêtise près   Mer 27 Jan - 9:00

Faisons la et voyons après

“Les bonnes bêtises j'm'en souviendrai toujours. A croire qu'y avait un concours des trucs les plus interdits”
La jeune Prewett sourit à la remarque de sa camarade. Oui, les premières années étaient souvent bien désarmés face à tous les mystères de cette école. Mais c'était peut-être le but aussi. Car ainsi les premières années y réfléchissaient à deux fois avant d'enfreindre le règlement et explorer le château. Et puis, cela favorise l'entraide aussi, parce que les premières années sont de ce fait très vite amenés à devoir se serrer les coudes pour finir l'année en pièce entière. C'était peut-être la méthode éducative appliquée à Poudlard. Et puis, c'était pour ça aussi que le premières années étaient mêlés aux plus âgés, pour s'entraider. Murphy sortit alors sa baguette et tâcha d'expliquer à sa camarade comment se débarrasser de ce cauchemar.  ❝ En attendant que tu arrives en troisième année, je peux t'apprendre à te débarasser de ces trucs là. ❞ Murphy sourit à Rain. Elle vint alors se placer devant elle afin de pouvoir même lui offrir une démonstration. ❝ Alors l'épouvantard se nourrit de ta plus grande peur. Le meilleur moyen de calmer cette bête là, c'est de le rendre le plus ridicule possible. Pour ça tu dois te l'imaginer dans ton esprit dans une posture ridicule. Par exemple pour mon clown, je l'ai imaginé se prendre une bonne grosse tarte de ciment, ça l'a calmé t'as vu ? Pour cette obscurité... tu peux imaginer que c'est de l'encre qui coule d'un encrier et t'imaginer alors qu'elle re-rentre dans cet encrier. Il faut en tout cas que tu trouves quelque chose qui atténue ta peur et qui lui fasse perdre la face. ❞ Murphy chercha quelque chose du regard. Puis ses yeux s'arrêtèrent sur son patronus innocent. Ce dernier, en sentant le regard de sa sorcière, leva doucement les yeux vers elle, redoutant le pire. ❝ Après, le sortilège qu'il faut lancer une fois que tu as bien ton idée ridicule en tête c'est un "Ridiculus".❞ Murphy mima le mouvement avec éxagération qu'il fallait faire avec sa baguette pour que Rain puisse bien le voir. Puis elle pointa sa baguette, fit le mouvement et lança le sortilège qui vint frapper Orion de plein fouet. Et Murphy eut un grand sourire amusé. Son patronus sous sa forme de renard portait à présent un superbe collier rouge ornés de multiples grelots qui faisaient du bruit dès qu'il bougeait la tête. Orion lui foudroya Murphy du regard alors que cette dernière riait franchement.  ❝ Ça te va a merveille Orion. Je t'en offre un à noël, promis ! ❞ Murphy se tourna alors vers sa camarade s'assurant que celle-ci avait bien saisit le sortilège et qu'elle n'avait pas de questions. Quelques instants plus tard, les deux demoiselles se mirent en quête de cette fameuse boite de chocolats.  Murphy s'attela à fouiller les tiroirs des commodes qui s'offraient à elle... en évitant soigneusement d'ouvrir les placards. Elle tomba ainsi sur un vieil album photo semblant sortir d'une époque très ancienne. Elle le feuilleta distraitement, cherchant à reconnaître un visage. Qui sait, il y avait peut-être sa famille sur une des photos. Elle entendit alors la voix de Rain l'appeler. Ni une ni deux, l'idée d'avoir trouver une boite de chocolat fit saliver la sorcière. Elle accourut sans plus attendre vers Rain.  ❝ Wow, assurément, ce n'est pas une boite de chocolat... Mais grâce à ça... ❞ Grande gourmande, Murphy ne put s'empêcher de se lécher les lèvres à l'idée de dévorer une montagne infinie de chocolat.  ❝ Une boite à voeux sans modération ? C'est le paradis assuré pour nous ! Mais... c'est trop facile non ? ❞ Murphy observa cette poudre scintillante. Comment est-ce qu'elle marchait ? Hmm il fallait pas se planter. Vu le peu de poudre qu'il restait les deux demoiselles avaient intérêt à ne pas en gâcher. ❝ Je n'ai aucune idée de la façon dont faire fonctionner ce truc. Mais notre nombre d'essais est limité. ❞ Murphy attrapa la boite et la referma. Elle la fit tourner entre ses mains pour en observer chaque recoin à la recherche d'une quelconque indication. Et là, Murphy vit une gravure qui éclaira sa lanterne. En tout petits caractères des instructions semblaient être données. ❝ Regarde ! Il y a quelque chose d'écrit là... "Il faut être malin comme un singe pour obtenir un souhait." Murphy se tut, légèrement stupéfaite de cette étrange indication. Comment ça il faut être malin comme un singe. Elle reposa alors la boite et regarda tout autour d'elle. Peut-être qu'à proximité de l'endroit où Rain avait trouvé la boite il y avait un singe... Après une minute de recherche infructueuse, Murphy arriva a la conclusion que la réponse était ailleurs. Elle se gratta le menton alors qu'Orion observait cette poussière avec admiration. Et soudain, il se passa quelque chose...  ❝ Murphy !! Regarde, la poudre scintille !!! ❞ Murphy se pencha vite sur la boite mais à peine fut-elle devant qu'elle cessa de scintiller. Fronçant les sourcils, Murphy chercha à comprendre ce qu'il se passait. Elle eut alors une idée. La rouge et or s'approcha de la boite et fixa bien cette poudre magique. Elle recommença alors à se gratter le menton... et la poudre scintilla de plus belle. Un grand sourire étira les lèvres de la lionne.  ❝ Rain ! Regarde... je crois que j'ai trouvé comment ça marche ! ❞ Murphy se mit alors de sa main encore libre à se gratter le sommet du crâne. La poudre s'illumina. Emporté dans son élan, Murphy se mit à sauter d'un pied à l'autre en imitant le cri du singe. La poudre brilla de plus bel, et Murphy éclata de rire. C'était ça la solution pour faire marcher cette poudre... imiter un singe.  ❝ On va pouvoir se faire plaisir !! ❞ Murphy arrêta de danser et la poudre reprit son aspect normal. La lionne s'éloigna alors et alla fouiller dans une commode. Elle en sortit deux tasses qu'elle s'empressa de venir déposer près de la "boîte à voeux". Elle se mit alors à danser de nouveaux comme un singe. D'une main elle attrapa une petite pincée de poudre qu'elle fit timber au dessus des tasses. ❝ OUH AH AH ! Je veux deux chocolats chaud avec des chamallows ! ❞ La poudre scintilla et alors qu'elle tombait sur les deux tasses, ces dernières se remplir d'un liquide chaud avec cette odeur chocolaté. Une fois les tasses remplies, Murphy s'arrêta. Elle tendit l'une des tasses à sa camarade et attrapa la seconde. Murphy trinqua avec sa camarade avant de porter le breuvage à ses lèvres. Pas de doutes, l'odeur était bien celle d'un bon chocolat chaud. Murphy y trempa ses lèvres et se délecta de ce chocolat chaud.  ❝ Par Merlin, cette poudre marche ! Allez, à toi Rain ! Qu'est-ce que tu veux faire comme voeux ? ❞ Murphy fit un grand sourire à sa camarade avant de reprendre une gorgée de chocolat chaud.
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