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 And my dreams are wearin' thin All I need's relief I need some sympathy

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Chocolate Rain
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MessageSujet: And my dreams are wearin' thin All I need's relief I need some sympathy   Mer 27 Jan - 9:08

All I need's relief I need some sympathy

“Look after the senses and the sounds will look after themselves”
Murphy était allongée dans l'herbe profitant des rayons du soleils qui caressaient avec douceur sa peau blanche. Elle avait les yeux dans le vague et laissait glisser machinalement ses doigts sur les poils blancs de son patronus. Sous sa forme de Renard Polaire, il était près de sa sorcière. Blue, l'hypogriffe ne cessait de lui jeter des coups d'oeil. Quelle était cette nouvelle créature, que faisait-elle toujours collé à sa sorcière ? Orion releva la tête vers l'hyppogriffe. Il ressentait ce lien fort qui existait entre la créature et sa sorcière, mais il lui était impossible de le faire comprendre à cette créature. Surtout que si l'hyppogriffe se mettait en colère, Orion savait pertinemment qu'il ne ferait jamais le poids. Pour Murphy, tout cela était encore nouveau. Cela faisait déjà six mois qu'Orion était apparu à ses côtés mais il restait un si grand mystère autour de cette matérialisation et ses conséquences. C'était les vacances d'été et voila que Murphy se sentait plus isolée que jamais. Son grand-frère avait dut partir à l'étranger pour son travail, son oncle et sa tante étant en vacances, il ne lui était resté plus qu'une seule option. Partir vivre chez sa soeur. Quel drame cela avait été pour Murphy. Cela faisait des années qu'elle s'appliquait à l'ignorer aux repas de noël. Elle ne voulait plus entendre parler de sa soeur. Murphy lui avait rejeté toute la faute du décès de leurs parents. Selon la jeune sorcière, si ça famille s'était déchirée ainsi c'est à cause de Thalia qui les a tous abandonné pour atteindre une vie meilleure, plus aisée. Ne plus être une Prewett et effacer tous ce qui la reliait à eux. Alors voila, elle se retrouvait coincée là. Avec les deux enfants Gaunt adoptés par le couple. Murphy nourrissait à leur égard une jalousie qui se transformait en haine. Elle détestait qu'ils vivent avec sa soeur, elle ne supportait l'idée qu'elle se soit formé une famille où Murphy n'avait pas sa place. Rien que de penser à eux, Murphy avait envie de leur jouer un sale tour. Pour leur faire payer le droit d'avoir cette famille heureuse. Murphy releva la tête, elle apparut à travers une fenêtre, l'ombre d'une femme. Sa soeur, très certainement. La jeune lionne s'empressa de détourner le regard, vite, il ne fallait pas laisser l'espoir à Thalia qu'elle puisse lui porter de l'intérêt ! Face à sa grande soeur, Murphy restait de marbre, muette. Elle n'avait pas envie de l'aider à recoller les morceaux, elle n'avait pas envie de lui pardonner. Elle s'était barrée, elle avait fait sa vie, fait ses choix. Mais depuis qu'elle était venue vivre ici, Murphy ressentait les choses différemment. Elle s'était habituée, depuis le mariage de Thalia, à ne voir sa soeur qu'au repas de Noël. Alors la détester et être aussi indifférente n'était pas dur, ce n'était qu'une soirée dans l'année. Là, c'était un mois que Murphy devait passer là, ce n'était pas pareil. Murphy avait beau prétendre être insensible et ne plus rien ressentir pour sa soeur, c'était décidément le plus gros mensonge de sa vie. Elle connaissait Thalia, malgré les années, même si elle avait beaucoup changé. Thalia avait perdu beaucoup de poids, son visage était mince, celui d'une femme fatiguée. Lorsqu'elle la voyait à Noël, Murphy n'avait jamais remarqué cela, mais en la cotoyant au quotidien, la lionne avait remarqué ces changements. Et durant onze ans, les deux soeurs ont vécu sous le même toits, elles ont leurs codes, leurs langages à elles, pour se comprendre sans dire un mot. Murphy n'est pas aveugle, elle voit que sa soeur ne va pas bien. Inévitablement, l'adolescente s'était dit que c'était sa faute si sa soeur était mal. Parce qu'elle avait conscience d'être particulièrement désagréable avec Thalia. Mais, c'est comme si cela n'était pas tout, il y avait autre chose, cependant Murphy ne parvenait pas à comprendre quoi. Elle vivait dans une superbe maison, avec un mari particulièrement attentionné et prévenant. Son mari, Audric, avait lui-même accepté que Blue accompagne Murphy. Mais il restait une part d'ombre chez lui que Murphy ne saisissait pas non plus. Il lui pardonnait tous ses pas de travers sans jamais la réprimander. L'adolescente ne comprenait pas ce système d'éducation et restait alors méfiante avec lui, mais vis à vis de Thalia il semblait être le mari idéal. Alors si toute sa nouvelle vie ressemblait à un conte de fée, pourquoi Murphy continuait de rêver d'elle, d'entendre ses cris et ses pleurs lorsqu'elle s'en allait dans les bras de Morphée. Toute cette vie était trop belle pour être vraie, où se cachait ce problème qui avait éteint cette flamme qui embrasait autrefois le regard de Thalia Prewett ? Elle pouvait sortir tous les sourires qu'elle voulait, elle ne tromperait pas Murphy. Orion tira alors sa sorcière de ses pensées en attirant son attention sur une demoiselle qui arrivait. ❝ Vipère en vue. ❞ Murphy tourna la tête vers la grande demeure. Elle vit la jeune Beatrice sortir de la maison et s'installer dans le jardin. Elle avait un livre à la main et se laissa rapidement absorbée par sa lecture. Un léger sourire mesquin se dessina sur les lèvres de Murphy. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien lui faire ? Elle ne supportait de la voir si tranquille, comme si elle ne comprenait pas que l'on puisse être heureux quand elle-même ne l'étais pas. ❝ Tu as vu sa jolie robe blanche ? Apparement elle est neuve de ce matin... Ce serait dommage que...  ❞ Orion sourit. Murphy n'avait pas besoin de finir sa phrase. Murphy et Orion se mirent debout sous l'oeil intrigué de Blue qui n'avait pas suivit leur échange. L'hyppogriffe ne bougea pas et resta simple spectateur des évènements qui allaient suivre. Murphy saisit sa baguette magique. Ayant 17 ans passée, elle était enfin autoriser à pratiquer la magie en dehors de l'école. Elle fit apparaître dans ses mains et ballon de baudruche remplit de jus de citrouille. Orion se transforma ensuite en mésange. Il vint voleter devant sa sorcière et attrapa le ballon avec ses petites pattes. Il lui fallut quelques secondes et pas mal d'effort pour soulever le ballon et filer dans les airs. Il vint juste au dessus de Beatrice qui, absorbée dans sa lecture ne l'avait pas vu venir. Sans perdre une seconde de plus, il ouvrit grand ses griffes, lachant le ballon qui vint s'exploser sur la jeune sorcière. Murphy explosa alors de rire, se tordant en deux tant l'air horrifié de Beatrice l'amusait. Orion l'avait pas raté ! Sa robe dégoulinait de jus de citrouille. Murphy vit le fureur dans les yeux de Beatrice avant que cette dernière ne file à l'intérieur de la maison. Orion revint au sol et se transforma en renard polaire. Les deux pomparse était hilares, riant aux éclats de leur bonne blague. ❝ Elle va aller pleurer devant ses chers 'parents' "Bouuuh Murphy elle est vilaine!" ❞ Murphy rit de plus belle. Elle se mit alors à prendre une voix aiguë et geignarde pour imiter Beatrice ❝ Il faut la punir ! Lui confisquer sa baguette, elle est vil... ❞ Murphy s'arrêta de rire. Elle vit Thalia sortir de la maison, l'air grave. Habituellement, c'était auprès d'Audric que Beatrice allait se plaindre, et Audric ne lui disait jamais rien. Mais cet après-midi là, l'homme de la maison s'était absenté. Et c'était Thalia qui venait s'occuper de son cas. Murphy fut immédiament mal à l'aise. Ne sahcant plus comment réagir. Elle avait cette rancoeur contre sa soeur, mais même si la demoiselle ne l'admettait pas, l'avis et le jugement de Thalia comptait toujours énormément pour elle. Elle redouta alors la façon d'aborder la chose avec sa soeur. Elle ne la connaissait plus et ne sachait absolument pas à quelle sauce elle allait être mangée.  
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Chocolate Rain
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MessageSujet: Re: And my dreams are wearin' thin All I need's relief I need some sympathy   Mer 27 Jan - 9:09

And my dreams are wearin' thin, all I need's relief I need some sympathy
Murphy & Thalia

. ✻✻✻Elle referme le livre doucement alors que ses yeux sont déjà dans le vague. Elle le pose sur ses genoux et déjà elle est loin. Loin de cette cage dorée, de ces domestiques qui l’entouraient et de cette solitude qui était épaisse, si épaisse qu’elle en avait le tourni. Pourtant, en ces vacances d’été, Thalia ne pouvait pas prétendre qu’elle était seule. Arseni et Béatrice étaient là. Et puis, il y avait aussi les domestiques, Andreas qui passait de temps en temps et Murphy. Murphy… Son cœur se serre un instant. Elle avait beau être présente exceptionnellement cet été, elle avait l’impression que sa sœur lui semblait encore plus éloignée que d’habitude. Elle avait d’abord craint que Murphy ne vienne ici. Après une longue discussion avec Minos qui avait fini par la convaincre, elle avait finalement accepté. Non pas qu’elle ne voulait pas sa sœur sous toit, loin de là. Juste qu’elle avait encore peur pour elle. Peur qu’Audric ne lui mette la main dessus. Peur aussi qu’elle n’assiste à des choses qu’elle ne devrait pas. Lorsqu’elle avait exposé son idée à Audric, celui-ci avait étonnamment accepté. Elle savait qu’il ne portait pas les Prewett dans son cœur. Entre Minos et Audric après tout, ça avait toujours été la guerre. Alors accepter Murphy… Murphy qu’il avait aussi menacé lorsqu’elle refusait de se marier avec elle… Elle aurait pensé qu’il refuserait. Il n’en était cependant rien et Thalia ne pouvait pas plus se montrer méfiante. Elle ne lui faisait confiance et savait qu’il n’y avait aucune bonté dans son geste. Certainement pas envers sa famille. Envers elle alors ? Evidemment, elle ne s’en cachait pas : elle était heureuse d’accueillir sa petite sœur chez elle. Elle n’aurait jamais pensé que cela puisse être possible. Mais Thalia ne s’attendait pas à ce que tout redevienne comme avant. Et elle ne fut pas surprise non plus quand Murphy ne lui avait pas adressé la parole depuis tout le début de son séjour. Après tout, aux yeux de la petite, tout ceci était de sa faute et sans doute que Murphy avait raison. Si elle n’avait pas été elle, elle n’aurait probablement jamais causé la mort de leurs parents. Mais elle n’était pas la seule dans l’équation. Audric avait aussi énormément participé à la déchéance des Prewett et sans lui, elle n’en serait pas là. Sans lui, Arthur et Molly Prewett seraient encore en vie, et Murphy lui parlerait encore. Evidemment, Thalia ne pouvait pas tout dire. Evidemment, les choix de Thalia n’étaient pas justifiés auprès de l’enfant qu’avait été et qu’était Murphy. Et elle comprenait. Elle comprenait que d’un point de vue extérieur, ce soit elle la fautive vu qu’elle se pensait aussi coupable. Mais il lui était impossible de parler de tout cela ici. Parce qu’elle se sentait épiée, observée et elle n’aimait pas cela. Alors elle essayait tant bien que mal de faire en sorte que sa sœur se sente bien, de lui apporter de l’attention même-si elle la repoussait. Et elle voyait bien l’air d’Audric lorsqu’un soir plus tôt dans la semaine, Murphy avait piqué une colère et repoussé violemment Thalia. Elle n’avait rien dit, n’avait pas pleuré et dans le silence qui avait fait place après le départ de la Prewett, elle s’était redressée dignement, s’était excusée et avait quitté la table. Elle ne pouvait pas prétendre qu’elle n’était pas blessée. C’était tout bonnement faux. Elle était touchée et elle pleurait quand elle était seule. Et sans doute parce qu’Audric avait décidé de passer pour le gentil, il s’était montré tranquille avec elle, ne la touchant pas, ne faisait pas apparaitre de marques sur sa peau blanche pour ne pas la gênée auprès de sa sœur alors que la situation était tout bonnement déjà gênante.

Et puis soudain, la porte de la pièce s’ouvrit et Béatrice Gaunt arriva vers elle, les larmes aux yeux, l’air énervée. Thalia qui ne l’avait pas entendu arrivée bien sûre, mais lorsqu’elle la vit arriver dans son champ de vision, elle porta son attention sur elle. Etonnée, elle alla pour lui demander ce qui se passait lorsqu’elle remarqua sa robe. Son regard s’écarquilla légèrement lorsqu’elle nota l’état de la robe. Evidemment, Thalia savait exactement qui était à l’origine de tout cela et elle n’en fut pas surprise. Et elle ne savait pas non plus trop comment réagir. Elle avait d’un côté, envie de se renfrogner devant la gaminerie de sa sœur, de l’autre, elle avait envie de sourire. Parce qu’elle se reconnaissait dans le caractère de Murphy. Une autre Thalia sans doute, une Thalia qu’elle avait laissé de côté il y a de cela longtemps, mais Thalia quand même. Décidant de prendre la mesure la plus diplomatique possible, la brune s’avança vers Béatrice et déposa un baiser sur sa joue avant de sortir sa baguette et de nettoyer la robe d’un coup de baguette magique. Observant ensuite Béatrice parler de Murphy, elle hocha la tête et parla un instant à Béatrice pour lui faire comprendre que Murphy ne s’en sortirait pas comme cela. La laissant repartir à ses occupations, elle s’approcha alors de la fenêtre pour observer le jardin sur lequel elle avait vue. Elle aperçut l’hyppogriffe de Murphy ainsi que la chevelure rousse de sa sœur et elle l’observa un instant. Evidemment, il n’y avait aucun mérite à gronder Murphy. Elle savait que sa sœur recommencerait. Sauf qu’elle ne savait absolument pas quelles conséquences les actions de Murphy auraient sur elle une fois que celle-ci serait partie. Et un frisson effroyable lui parcourut. Et si, la gentillesse soudaine et inattendue d’Audric n’était dû que pour mieux la punir après ? Elle savait qu’elle accepterait de prendre pour sa sœur. Elle savait qu’elle le ferait, parce que c’était ce qu’elle avait toujours fait de mieux : protéger sa famille, mais surtout elle. Il fallait qu’elle lui parle. Qu’elle lui fasse comprendre que ses actions, tout ce qu’elle faisait ici allée avoir une répercussion pour elle, et Thalia savait que Murphy la détestait, elle savait aussi qu’elle l’aimait et que jamais de sa vie elle n’aurait souhaité voir faire de mal à sa propre sœur, quand bien même elle la haïssait. Alors, d’un pas résolu et réfléchissant surtout à ce qu’elle allait dire, elle sortit du petit salon, traversa les couloirs et finit par se retrouver dans le jardin parfaitement taillé. Se dirigeant vers elle, au fur et à mesure qu’elle avançait, Thalia se rendait compte que Murphy avait bien grandit. Elle était une jeune femme maintenant. Une jeune femme de dix-sept ans qui avait la vie devant elle et qui pouvait être aussi heureuse qu’elle le souhaitait. Et un instant, elle se rappelait avoir eu son âge. Sans doute n’avait-elle pas hérité de la rousseur de leur mère, mais elle se rappelait avoir eu cette même détermination, cette même lueur sauvage dans son regard. Elle finit par arriver à sa hauteur et avant que Murphy ne fasse quoi que ce soit, Thalia s’allongea à côté d’elle, ne s’embarrassant pas de savoir si sa robe était salie. Elle s’en fichait bien dans le fond tant qu’elle était avec sa sœur. Ne regardant pas tout de suite la Prewett, elle finit cependant par lui dire de sa voix quelque peu grave et enrouée mais basse : « Puis-je te parler Murphy ? C’est important. » Elle ne savait pas si Murphy allait accepté, elle ne savait pas si elle allait encore une fois la fuir. Tout ce qu’elle espérait c’était que Murphy l’écoute jusqu’au bout. Elle se décida alors de rajouter : « Promis, je ne t’embêterais plus après et si tu veux continuer de ne plus me parler, je comprendrais et je te laisserais tranquille. » Elle pose alors son regard clair sur celui de sa sœur et attend patiemment que celle-ci lui réponde, ou s’en aille.
✻✻✻
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Chocolate Rain
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MessageSujet: Re: And my dreams are wearin' thin All I need's relief I need some sympathy   Mer 27 Jan - 9:09

All I need's relief I need some sympathy

“Look after the senses and the sounds will look after themselves”
Murphy sentit son coeur battre plus vite dans sa poitrine. Une pointe d'angoisse se faisait sentir au fond d'elle même. Elle détourna vite le regard, feignant un intérêt pour une pâquerette. Elle cueillit la fleur et retira un à un les pétales de cette dernière. Mais tout son esprit était bien concentré sur l'arrivée imminente de sa frangine. Qu'allait-il se passer, devait-elle fuir, s'éloigner d'elle comme elle le faisait d'habitude ? Murphy sentit bien que cette fois, elle devait rester. Elle devait l'écouter, parce qu'elle devait cesser de fuir ce problème qu'elle traînait depuis le départ de sa soeur. Il était temps de grandir. Lorsque Thalia s'installa auprès d'elle, Murphy ne leva pas la tête. Elle resta figée, incapable de regarder sa soeur dans les yeux. Ce n'était plus à cause de cette rancoeur qu'elle éprouvait mais d'avantage de la honte qui l'envahissait. Elle pouvait prétendre ce qu'elle voulait, en l'instant elle avait bien peur d'avoir déçut sa soeur qui, même si la demoiselle l'ignorait en ce moment t, était toujours aussi chère à ses yeux. Orion lui, ne réagit pas de la même façon que sa sorcière. Lui, il avait envie de cette présence à leur côté. Lui il voulait renouer avec la soeur de sa sorcière, bien qu'il ne l'ait jamais connu qu'à travers le repas annuel de noël et les pensées de Murphy. Il sentait bien qu'elle n'avait jamais voulut heurter sa sorcière comme Murphy le ressentait. Sous sa forme de mésange japonaise. Il vint se poser sur les genoux de Thalia. Un oiseau, ça ne sourit pas, mais croyez moi que son geste n'avait que de visée à encourager Thalia. Il était temps que Murphy cesse de faire l'autruche. Sa grande soeur lui manquait beaucoup trop et elle devait enfin accepter cette confrontation qu'elle fuyait depuis des années. N'étant pas insensible au préssentiment de son patronus, Murphy ne bougea pas. Tentant aucune fuite, elle resta assise près de sa soeur lorsque cette dernière lui demanda une audience. Dans la requête de Thalia, quelque chose pinça le coeur de la jeune rouge et or. Elle y ressentit de la peine. Pour la première fois elle comprit bien que sa soeur souffrait peut-être elle aussi de cette situation mais pour des raisons plus grandes qui échappaient encore à l'adolescente. Murphy resta muette, ne sachant quoi répondre. Et ce fut Orion qui encouragea sa sorcière à son tour.  ❝ Ne fais pas ta tête de mule. Ecoute, tu sais que tu en as besoin toi aussi. Et toutes ces visions, peut être qu'il faut que tu comprennes aussi...  ❞ Murphy se mordit la lèvre inférieure. C'est vrai qu'elle rêvait très souvent de sa soeur. Ou du moins, elle entendait sa voix, appeler à l'aide, elle entendait ses pleurs. Murphy ne savait si c'était bien réel mais elle sentait au fond d'elle que les évènements étaient plus grâce que ce qu'elle s'imaginait. Elle se tourna alors vers Thalia, mais n'osa encore affronter son regard. C'était trop tôt pour elle. Elle aurait voulut dire quelque chose mais garda le silence. Ecoutant simplement, elle comprenait que cela avait l'air important. Elle ne devait plus fuir. Et même si elle sentait encore cette vieille rancoeur au fond de son coeur, elle fit le voeu que celle-ci disparaisse, que cela allait se passer comme dans les livres qu'elle lisait. Elle n'allait pas simplement se faire sermonner, elle en était persuadé. Depuis le début, elle avait toujours sentit les gens différent lorsqu'elle parlait du départ de Thalia. Comme s'il y avait quelque chose qu'on ne voulait pas lui dire, au point de la laisser haïr sa soeur. Quelque chose qu'on ne peut dire à une enfant. Elle n'était plus une gamine désormais... bien que ses réactions ne soient pas toujours l'exemple d'une grande sagesse. Murphy voulait obtenir une explication, elle demandait de l'honnêteté. S'en était finit des belles histoires de princesses qu'on lui racontait où tout allait bien dans le meilleur des mondes. La réalité, elle l'avait appris avec le temps, était bien plus dur et plus rude que les contes de fées. Les traits de l'adolescente se durcirent. Elle voulait comprendre une bonne fois pour toutes.  ❝ Tout ce que tu veux... A une condition... ❞ Murphy releva la tête vers sa soeur, osant enfin croiser son regard et le soutenir. Dans les prunelles de la lionne on pouvait y lire toute sa résolution a enfin avoir des réponses. Elle n'était plus une enfant qu'on devait protéger et devait bien le faire comprendre à sa soeur. Elle prit une légère inspiration mais était sûre désormais de ce qu'elle voulait. ❝ Tu devra m'expliquer pourquoi tu nous as abandonnés. ❞ Les morts de l'adolescente était un peur dur à cause de tout ce qu'elle avait du endurer suite au départ de son aînée. Pour Murphy il y a toujours eu un avant et un après. Avant, leur famille était heureuse, soudée. Ils n'avaient peut être pas de grand moyens mais ils s'aimaient tous les cinq. Et après une vague de désespoir s'était abattue sur la maison Prewett. Minos était toujours soucieux, et leurs deux parents déprimés. Ils en étaient arrivés au point de ne plus reconnaître leur dernier-née. La jeune Pandore à l'époque qu'ils prenaient pour sa soeur, Thalia. La demoiselle n'existait plus aux yeux de ses parents, balayée par le départ de Thalia. Elle s'était sentie abandonnée, trahie, par celle qui était un modèle à ses yeux. Un exemple qu'elle tâchait de suivre dans son enfance. Elle avait toujours été convaincue d'une chose, Thalia est quelqu'un de bien et elle avait longtemps espérée que sa soeur soit fière d'elle. Comme si finalement l'avis des jumeaux était même plus important que celui de ses propres parents. Murphy continua un instant de fixer sa soeur, restant attentive à toutes ses paroles. Cela faisait des années qu'elle n'avait plus accepter de l'écouter. Même depuis son arrivée ici, elle restait insensible à sa grande soeur. Cependant elle avant abandonné ses airs de défi. Elle ne voulait plus faire la guerre à sa soeur, une guerre qu'elle semblait être seule à avoir menée.  
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MessageSujet: Re: And my dreams are wearin' thin All I need's relief I need some sympathy   Mer 27 Jan - 9:10

And my dreams are wearin' thin, all I need's relief I need some sympathy
Murphy & Thalia

. ✻✻✻Son regard quitta Murphy et elle vagabonda quelques instants sur ce qui se trouvait autour d’elle. Tous les matins lorsqu’elle se réveillait, elle pouvait voir par la fenêtre de sa chambre à coucher des domestiques aller et venir dans le jardin. Ils étaient à vrai dire deux. Un moins jeune et un plus jeune. L’homme moins jeune était s’occupait des plus grosses tâches du jardin. Ca allait à couper les arbres et les tailler comme il fallait, arroser avec plus ou moins d’abondance les plantes. Le plus jeune quant à lui s’occupait tous les matins de savoir si chaque plante allait bien, passant un temps fou au sol à inspecter chaque plante du jardin, faisant un rapport, le rapportant au plus vieux et allant chercher le matériel pour l’autre homme. Les matins où Thalia Nott ne travaillait pas, elle observait silencieusement les allées et venues de ces hommes qui faisaient en sorte, non sans avec une certaine pression sur les épaules que tout soit parfait. Evidemment, Thalia ne savait que trop bien que cette tâche était incontestablement la plus importante de la maison. C’était par ici que les invités sorciers arrivés, par ici aussi que la première impression était donnée. Impression qui se valait d’être parfaite et importante car c’était une partie de la puissance des Nott qui se reflétait par ce jardin. Et inévitablement, Thalia ne pouvait que faire le parallèle avec la ferme des Prewett, ou tout du moins ce qu’elle pouvait se souvenir de cet endroit où elle ne pouvait plus aller. Elle se rappelait de la tendresse dans le regard d’Arthur Prewett devant ses animaux et de son savoir-faire. Elle se rappelait de toute l’implication qu’il pouvait avoir dedans. Sa ferme était sa vie au même titre que sa femme et ses enfants. Evidemment, une ferme demandait beaucoup de main d’œuvre et tout seul, la tâche semblait quelque peu impossible. Alors l’été c’était Thalia et Minos qui aidaient leurs parents à tout faire. Et si les Prewett ne pouvaient pas donner une apparence totalement parfaite à la ferme étant donné le domaine et le manque de main d’œuvre, il y avait toujours eu un coin de la ferme qu’Arthur Prewett privilégiait particulièrement quand ses enfants étaient là pour l’aider. Thalia se rappelait qu’il y avait la même passion dans le regard d’Arthur Prewett que dans celui de cet homme plus vieux. La seule différence était qu’Arthur n’avait aucune pression et semblait plus heureux que cet homme. Et alors qu’elle observait les plantes parfaites, les roses et les tulipes, les arbustes parfaitement coupés, un sentiment d’oppression saisit alors Thalia. Elle l’avouait parfaitement : tout ceci était magnifique. Elle n’avait strictement rien à redire là-dessus et ne ferait jamais aucun commentaire envers son mari. Mais quelque chose manquait à tout cela ou alors… Ou alors était-ce simplement le fait que Thalia Nott ne reconnaissait rien de l’esprit sauvage de la ferme des Prewett dans le jardin des Nott. Et les herbes folles, pas forcément coupées comme il fallait, les fleurs qui poussaient comme elles le désiraient lui manquaient. Et Thalia Nott se rendait en réalité compte que c’était une partie d’elle-même qui lui manquait. Partie qui se trouvait toujours en Murphy Prewett et que Thalia voulait que sa sœur préserve à tous prix.

Plus elle l’observait pendant son séjour ici, plus Thalia se rendait compte que Murphy avait tout gardé des Prewett. Cette force caractéristique, cet air peut-être un peu rude des campagnards dans leur genre. Elle avait aussi hérité du caractère de Minos mais de cela Thalia n’en était tout bonnement pas surprise. Elle vivait avec lui après tout, il l’élevait comme il pouvait et il était normal que Murphy se retrouve avec quelques traits de caractères de son frère aîné. Mais ce qui touchait le plus Thalia c’était qu’elle voyait que tout n’allait pas bien pour sa sœur. Evidemment, elle savait que la colère perpétuelle de Murphy était essentiellement dirigée vers elle-même, et probablement que Murphy avait raison. Mais elle savait aussi que cette histoire avait tout bonnement détruit une partie de sa petite sœur et cette simple pensée brisa profondément le cœur de la Nott qui n’avait jamais voulu une chose pareille. Evidemment, Thalia, dans son envie de protéger ses proches et surtout cette petite sœur qui se faisait indirectement menacée par Audric, avait toujours su qu’elle ne pourrait pas totalement la protéger. C’était aujourd’hui le devoir de Minos et Thalia ne pouvait plus y faire grand-chose, d’autant plus que Murphy refusait de lui parler. Thalia se devait d’assister silencieusement, de loin ou par le biais de Minos à l’évolution de sa sœur, tout comme au grossissement de sa haine envers elle-même. Jusqu’à présent, Thalia n’avait rien fait pour prouver quoique ce soit à Murphy. A vrai dire, elle s’était toujours dit que c’était mieux comme ça. Ne pas se rapprocher de sa sœur la protégeait en quelque sorte. Audric n’avait aucun pouvoir sur Murphy et Thalia savait que sa sœur était à l’abris de tout danger. Mais cette visite impromptue chez les Nott cet été changeait la donne et Thalia avait de toute évidence bien remarqué l’attitude d’Audric qui se faisait plus calme et presque bienveillante envers Murphy. Et Thalia Nott n’était pas née de la dernière pluie pour comprendre que de toute évidence, son mari avait quelque chose derrière la tête et voulait réaffirmer son pouvoir sur les Prewett et par conséquence, sur elle-même.

Alors la solution la plus logique qui venait à Thalia était de tenter de discuter avec sa sœur. Elle ne savait bien évidemment pas si Murphy avait envie de parler de quoique ce soit. Elle ne se faisait pas d’illusion en réalité : Thalia prendrait le temps que voudrait bien lui consacré Murphy et l’utiliserait intelligemment et si Murphy fuyait de nouveau et ne voulait pas lui parler, Thalia n’abandonnerait pas. Elle était trop tenace et trop déterminée pour cela. Et elle avait toujours l’option d’écrire une lettre à Murphy et elle demanderait probablement à Minos que cette lettre soit lue en bonne et due forme. Pourtant Thalia avait malgré tout la crainte qu’elle agissait trop tard et que Murphy était déjà embrigadé dans quelque chose avec Audric. De même qu’elle avait peur que sa sœur ne fuit de nouveau. Mais soudain quelque chose se passa. Sentant une légère pression sur son genou, elle posa son regard sur le petit oiseau absolument adorable qu’était Orion, le patronus de Murphy. Un léger sourire se dessina sur les lèvres de la brune qui voulut entamer un geste pour donner une légère caresse à Orion mais elle s’arrêta, se rappelant que c’était quelque chose de tout bonnement interdit. Une légère moue apparut sur le visage de Thalia qui se contenta finalement de sourire au patronus sans parler. Elle ne savait pas trop comment interpréter ce geste mais elle se disait bien qu’il s’agissait probablement un geste d’encouragement. Ce qui voulait probablement dire que Murphy était disposée à l’écouter pour une fois. Thalia tourna alors la tête vers sa sœur pour l’observer et leur regard se croisèrent pour la première fois depuis le début de leur entretien. Inévitablement, lorsqu’elle croisa le regard de sa sœur, elle constata que Murphy avait hérité des yeux bleus de leur mère et un léger sourire quoique nostalgique se dessina sur ses lèvres. Puis, elle vit les traits de Murphy se durcir et Thalia reconnut là la détermination caractéristique dont elle-même faisait parfois preuve. Un reste des Prewett, il fallait croire. « Tout ce que tu veux... A une condition... » Le regard de Thalia se porta immédiatement sur les lèvres de sa sœur pour suivre ce qu’elle lui disait. Se rendant finalement compte que sa sœur acceptait pleinement de l’écouter, un certain soulagement apparut sur les traits de Thalia, soulagement qui fut visible une fraction de seconde avant qu’elle ne retourne à un visage plus doux et que sa sœur achevait finalement : « Tu devras m'expliquer pourquoi tu nous as abandonnés. » Ce fut tout d’abord la surprise qui s’afficha sur le visage de Thalia à cette phrase. Abandonnés ? Non, elle n’avait jamais abandonné qui que ce soit. Elle les avait au contraire protégé du début jusqu’à la fin en pensant que son choix était le meilleur. Le regard de Thalia quitta alors celui de sa sœur et elle se mit de nouveau à observer ce qui se trouvait autour d’elle. Evidemment, elle se mettait à la place de cette petite fille de huit ans qui avait vu du jour au lendemain, sa grande sœur disparaitre, et une famille se déchirer. Evidemment, Thalia n’imaginait pas sans mal que Murphy devait penser que c’était elle qui les avait abandonnés et… que probablement elle menait une meilleure existence ici en les laissant eux dans la merde jusqu’au cou. Une sœur sans cœur pensa alors Thalia amèrement. Probablement. La réalité était cependant différente de ce que Murphy pouvait penser.

Sa main vint alors caresser l’herber fraichement tondue. Par où commencer exactement ? Il fallait évidemment que Thalia raconte sa partie de l’histoire. Elle savait que Minos n’avait rien dit pour la protéger et Thalia respectait son choix. Mais elle savait aussi que Murphy était prête à entendre la vérité… ou tout du moins, l’autre version de l’histoire qu’elle s’était créée dans sa tête. Minos comprendrait tout à fait cela. Reportant finalement son regard sur Murphy, la Nott finit par regarder autour d’elle pour voir s’il y avait quelqu’un avec elles. Visiblement personne. Mais Thalia se méfiait trop des domestiques. Elle ne serait pas étonnée de savoir que certains allaient racontés ce qu’elle faisait de ses journées à Audric et toutes les personnes avec qui elle pouvait parler. Fort heureusement, Thalia n’avait pas besoin de parler de vive voix à Murphy et ce fut finalement, une fois rassurée que personne ne les écoutait que Thalia reporta son attention sur Murphy et se mit à bouger les mains pour lui parler dans le langage des signes : « La condition me va. Est-ce que ça te dérange de bien vouloir passer dans le langage des signes ? Je ne voudrais pas que des oreilles indiscrètes nous écoutent. » Son regard se fit un instant interrogateur puis, elle demanda finalement à Murphy : « Qu’est-ce que tu penses d’Audric ? Tu peux tout me dire, promis, je ne lui en toucherais pas un mot. Tu peux être honnête avec moi. »
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