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 The demons from your past

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Chocolate Rain
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Messages : 285
Date d'inscription : 17/12/2014

MessageSujet: The demons from your past   Ven 2 Sep - 17:48

the demons from your past
“I don't want you to hide”
Delliha ✧ Eren
Assis dans le fauteuil en cuir blanc qui trônait dans notre salon, j'attendais patiemment. Je restais silencieux, pensif, faisant danser un gallion entre mes doigts, les yeux perdus dans le vide. Mon esprit vagabondait et se perdait à s'imaginer, anticiper les jours qui allaient venir. Qu'allait-il se passer ? Je voyais bien mon père garder son calme et sa réserve habituelle. Cela ne semblait lui faire ni chaud ni froid. Ma mère en revanche montrait quelques signes d'anxiété. Cela faisait une demie heure qu'elle tournait en rond dans le salon. Par moment elle s'arrêtait près d'une étagère pour bien réaligner des livres, bouger un bibelot. Pour ma part, je restais sur ma réserve ne sachant comment appréhender la suite des évènements. Je ne doutais ni ne remettais en cause l'importance des jours qui allaient suivre car ils étaient une étape importante dans la construction de ma vie future. Mais je restais confiant tout de même, n'éprouvant pas de crainte particulière. J'étais alors convaincu que je n'avais rien à cacher et donc rien à craindre de cette immersion de ma promise dans notre quotidien et notre intimité. Et puis ma mère se figea au milieu du salon alors qu'un elfe de maison annonçait l'arrivée imminente de nos invités. Je me leva alors, quittant l'assise confortable que m'offrait le fauteuil pour me tenir bien droit aux côtés de mes parents. La belle fit alors son entrée dans le salon, suivie de ses parents venus pour dîner avec nous avant de s'en aller, laissant leur protégée à nos bons soins. Un échange de bonnes manières suivie leur entrée avec l'échange de cordialité à la mesure des rangs de nos deux familles. Après cela, j'invita la jeune McLeod à me suivre, portant ses bagages dans mes bras. Je l'emmena jusqu'à la chambre qu'elle allait occuper pendant son séjour dans notre famille. Elle se situait dans le même couloir que ma propre chambre et celle qui avait appartenu autrefois à ma soeur. Plus tôt dans l'après-midi, ma mère avait chargé les elfes de maison de préparer une chambre pour notre invitée. Celle qu'elle avait choisis était l'une des plus spacieuse de notre demeure. Elle avait une grande fenêtre qui donnait une vue imprenable sur le jardin. Les murs peints de blancs accentuait cette sensation d'espace. Un lit à baldaquin trônait au centre de la pièce orné de ses draps de satin blanc. Je déposa les valises de ma promise au pied du lit avant de me tourner vers elle. “ Tu es ici comme chez toi, alors mets toi à l'aise. ” Je fis un pas vers la jeune femme et lui tendit alors une clef d'argent que je déposa au creux de sa main. “ Aucun sortilège ne saurait ouvrir la porte une fois celle-ci close avec cette clef. Je te laisse t'installer, rejoins nous dans le salon lorsque tu sera prête. ” Je m'éclipsa de la pièce, laissant l'intimité nécessaire à notre invitée et je retrouva nos parents restés au salon.

La soirée fut un échange de mondanité qu'échangeraient nos parents autour d'un délicieux repas. Je ne me mêlais aux discussions que lorsque j'y étais invité, préférant laisser parler nos aînés sans faire preuve de maladresse ou pire, d'impolitesse. Par moments, je ne pouvais m'empêcher de lui jeter quelques regards. Elle était si délicate, si noble que l'envie de l'observer devenait irrépressible par moment. Je perdais mes yeux sur elle, cherchant une imperfection que je ne parvenais à déceler. Par moment, son regard croisait le mien, alors je lui adressais un très léger sourire du coin des lèvres. Et alors, je me demandais bien pourquoi mon prédécesseur avait put se montrer ingrat à ton égard. Mais nous n'en n'étions qu'aux prémices de cette nouvelle relation. J'avais encore tant à apprendre de cette douce créature. Après tout, elle devait avoir tout autant d'interrogations à mon égard. Sans prétentions aucune, elle devait également se poser des questions ne serait-ce que sur ma précédente promise. Mais ces réponses ne devaient pas encore être dévoilées. Nous n'étions pas prêt, l'un comme l'autre à dévoiler et apprendre de telles intimités. Peut-être aussi avais-je déjà la réponse mais ne l'avait pas prise dans son entière mesure. Lors de son aveux, je n'avais peut-être pas pris la mesure de ce que sa maladie impactait sur sa vie. Nous verrons bien, je ne voulais pas porter de jugement hâtif sur la question. La soirée passa si vite que bientôt il fut temps les parents de la belle de retourner à leur propre demeure, laissant leur fille en notre seule compagnie. Je raccompagna alors Delliha jusqu'à la porte de sa chambre lui adressant un discret sourire. “ Mes parents prennent leur petit déjeuner dans la salle à manger le matin, cependant nous pouvons le prendre ensemble à l'extérieur sur la terrasse. C'est là que j'ai l'habitude de déjeuner le matin. ” Bien que mes parents étaient à mes yeux des gens charmants, je me doutais qu'il serait préférable pour ce premier matin d'être juste nous deux pour commencer la journée. Et puis, j'aimais beaucoup le prendre sur la terrasse qui n'était pas encore trop ensoleillé à cette heure de la journée. Nous y avions une vue imprenable sur le grand jardin, la nature s'éveillait sous nos yeux. “ Je t'attendrais ici vers neuf heure si cela te convient. ” Après avoir souhaité une bonne nuit à la jeune femme, je m'avançais vers elle. D'un geste naturel, je déposa un léger baiser sur sa joue avant de m'éloigner et regagner ma propre chambre. Je cru apercevoir au bout du couloir des petits yeux nous observer dans l'ombre. Ne m'attardant pas dessus, j'alla me coucher sans plus attendre. Ma nuit fut tranquille et sans rêve, une nuit comme un autre.

Le lendemain matin, je me réveilla avec une certaine énergie. Etait-ce la présence de la jeune femme dans notre demeure qui me transportait ainsi ? Quoi qu'il en soit, je me leva sans plus attendre pour aller prendre une bonne douche. Il ne me fallut pas plus d'une vingtaine de minutes pour être prêt et aller attendre la sorcière devant sa porte. Ayant une bonne dizaine de minutes d'avance, je ne la prévins pas de ma présence, préférant lui laisser tout le temps dont elle avait besoin. Ce fut alors que je remarqua qu'une porte, qui habituellement était close, était ouverte ce matin là. Ma curiosité fut piquée au maximum, me demandant alors ce qui se passait. Je n'avais vu personne ouvrir ou pénétrer dans cette pièce depuis de nombreuses années. Depuis son départ en fait. Même les fantômes évitaient d'y passer. Je m'avança alors jusque devant la porte et m'arrêta net, figé par la stupeur. Je ne savais pas ce que j'allais y trouver, mais jamais je n'aurais parié la dessus. Trop étonné, trop choqué. Mon visage se durçit dans une expression de colère. Que faisait-elle là ? Par quel culot avait-elle cru bon de s'introduire et de violer cet espace figé dans le temps. Tous les muscles de mon corps se contractèrent alors qu'un vent de méfiance et de fureur grondait en moi. “ Que fais-tu ici ?! Qui t'as permis d'entrer ? Je t'ai bien dit de faire comme chez toi mais notre courtoisie à ses limites, tu n'as rien à faire dans cette chambre. ” Ma voix était froide, sans appel. La jeune McLeod avait tout intérêt de m'exposer d'excellent argument à sa présence dans la chambre de ma grande soeur si elle ne voulait pas froisser notre famille. Cordélia était notre sujet tabou. Nous n'en parlions pas, nous ne l'évoquions jamais comme si elle n'avait jamais existé. Mais sa chambre était restée intacte. J'avais horreur des curieux, des indiscrets, et voila que je surprenais ma promise dans cette pièce interdite. Que pouvais-je penser d'autre si ce n'est qu'elle n'était qu'une petite fouineuse fourrant son nez où ça ne la regardait pas le moins du monde.
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Chocolate Rain
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MessageSujet: Re: The demons from your past   Ven 2 Sep - 17:48

Delliha A. McLeod a écrit:
Cette invitation avait fait sourire ma mère. Quant à mon père, il avait presque tiqué, alors qu’il posait ses yeux d’encre sur moi. Nous savions tous ce que cela voulait dire : j’aurais beaucoup moins de temps que je n’ai pu l’avoir pour les allemands, à ré-apprendre vos histoires, à apprécier les mêmes récits de votre point de vu, à apprendre vos arbres généalogiques, et les alliances de vos familles, ainsi que vos manières. Fort heureusement, il n’y avait pas la barrière de la langue, ni celles des traditions de votre pays, puisqu’il était mien aussi. Cela voulait dire aussi, que rien ne pouvait prendre trop de temps. Que tout s’empresserait à la vue de nos âges plus qu’avancer. Mère s’était empressée d’aller faire récupérer l’une de nos meilleures bouteilles pour ce repas. Participer aux réceptions de la haute aristocratie était l’une des activités favorites de cette femme de pouvoir : elle médecin de formation, elle s’était hissé dans la gestion d’hôpital, devenant guérisseuse en chef, formatrice, responsable de service, et à présent, depuis quelques années déjà directrice-adjointe. Elle savait comment utiliser les mots, raviver les espoirs et manipuler les désirs. Elle était aussi torve et manipulatrice que mon père. Aussi cruelle et ambitieuse que lui. Depuis ma tendre enfance, je désirais ressembler à ma mère : elle était capable de sourire, de retenir le moindre des détails et de jouer avec. Les assembler et les mélanger pour deviner et se faufiler un peu plus loin dans les cœurs et une toile. Pourtant, elle n’a rien de chaleureuse, rien d’une mère aimante avec moi, comme elle a pu l’être avec mes frères. Parfois, je ne peux que constater à quel point Adonis ressemble à mère et qu’au final, il s’approche bien plus d’elle qu’il ne peut tenter d’imiter notre père.
Quant à mon père, il était resté muet. Son regard n’avait rien trahis. Il était droit et fier, lourd de sens. Je savais que je n’avais pas droit à la moindre erreur ce soir-là. Mais cela commençait à être une douce habitude : revêtir le manteau de la perfection pour n’agir que de gestes doux et délicats. Sourire et parler de divers sujets. J’avais été formé à cela durant toute ma vie. Et depuis quelques mois, j’étais formée à bien plus, aux soins de mon père, de ses collègues portant cette même Marque que mes parents. J’étais la petite poupée parfaite, l’enfant naïve et innocente qui pourtant suivant les pentes les plus ténébreuses de notre famille, contrairement à mes propres frères.  Hector McLeod était directeur du département des mystères depuis le début de l’année. Un nouveau poste qui lui seyait à merveille et qui l’avait poussé un peu plus proche du Lord. C’était probablement pour cela aussi que certains mages noirs avaient consentis à prendre part à ma formation.

Il n’y avait pas plus ravissants que mes parents : Père portait un costume d’une rare qualité et Mère un chemisier et une jupe cintrée, accompagnée de sa cape préférée. Quant à moi, j’avais respecté les coutumes : petite fleur délicate, je portais une robe à col haut et longues manches, couvrant ma peau pâle d’une dentelle fine et faite main. Je portais un tissu clair réhaussé par quelques reflets plus sombres. Mes bottines étaient sombres, à l’image de mes cheveux coiffés de manière à laisser quelques longues mèches tomber autour de mon visage pâle. La poudre avait donné un peu de vie à mon visage, ainsi que cette texture mate sur mes lèvres, afin de ne pas être un peu plus fantomatique que la majorité de ta famille…

Après avoir découvert ma chambre, laissant au creux de ma main cette clef étrange, j’étais descendu vous rejoindre rapidement, non sans un certain malaise. Cette chambre, bien que spacieuse et probablement très confortable ne m’inspirait que la mort et ces hôpitaux que je fuyais tant. Cette chambre couleur de pureté et de maladie. Je sentais mon patronus s’agacer : il se sentait épié et menacé. Je partageais ses émotions de plus en plus, mon regard se perdant par moment. Sage et à l’aise, je m’étais pourtant glissé dans la conversation, invitée ou pas, sous le regard mon père, un léger sourire aux lèvres. Esprit vif et éveillé, je m’intéressais à beaucoup plus que les simples occupations que je pouvais avoir. J’avais cette sensation que mes parents avaient l’aval sur cette soirée, sans savoir réellement pourquoi. Etait-ce parce que tes parents étaient désespérés à l’idée de pouvoir nous marier dans les plus brefs délais, ou parce qu’ils ne portaient pas cette Marque qui pouvait, peut-être, admirer ? Je n’en savais rien, mais c’était presque étrange. Et tous les voir se parler avec des pincettes, riant de bonne foi aux blagues des autres. C’était pourtant une belle soirée.

Lorsque mes parents nous quittèrent, j’eus droit à un baiser protecteur et paternel de Père contre ma tempe, alors que Mère posa simplement sa main contre mon bras, son regard m’intimant à être digne de leur nom et à ne pas faire de faux pas. C’était habituel.
Je te suivais silencieuse. J’avais peu mangé ce soir-là, espérant que tes parents n’y voyaient aucune offense, et le peu que j’avais bu m’avais engourdit l’esprit. J’étais ton ombre silencieuse, et je t’écoutais et hochait la tête. Je me rappelais encore de toi, si élégant, dans ton costume et ce masque pour dissimuler la plupart de ton visage. La chaleur de tes paroles et de tes mains contre moi. Je me souviens aussi de ce baiser volé, avant même que tu ne découvres mon identité. Je me souviens aussi de cette surprise rapidement contenu sur ton visage, lorsque j’avais retiré mon masque, ou laissé entendre que je t’avais reconnu. Et si cela avait été quelqu’un d’autre ?
Je te voyais alors t’approcher de moi pour déposer un baiser papillon contre ma joue. Ce simple contact suffit pourtant à me faire rougir. C’était nouveau, délicat et probablement inattendu. Je me sentais idiote en t’observant repartir, me demandant si j’aurais du réagir d’une quelconque manière qu’il soit. Et j’étais incapable de me rappeler si je t’avais souhaité bonne nuit à mon tour…. Je me mordais la langue avant de disparaitre dans cette chambre.

Le lendemain matin, je m’étais réveillé tôt. Mélange d’appréhension et d’impatience probablement. Mon premier réflexe, fut de sortir mon pilulier ainsi que de petites fioles, ce qui me faisait office de traitement. Pourtant, je n’y trouvais rien.  Inquiète, je venais fouiller avec beaucoup moins de délicatesse mon autre bagage. J’avais juré pourtant les avoir… J’en avais sorti un la veille, pour prendre ce qui m’aidait à dormir la nuit. Je déglutissais, alors que je sentais mon patronus passer contre mes cuisses. Il me les fallait. Maintenant. J’étais déjà dans une mauvaise passe, pour m’autoriser à faire l’impasse sur mon traitement…. Ni aujourd’hui, ni demain… Ni tout le temps que je devais passer ici.

Je m’éclipsais dans la salle d’eau pour me préparer rapidement. Je ressortais de la chambre, portant un pantalon taille haute émeraude et un chemisier crème. Je n’étais pas maquillé, comme à mon habitude, et mes cheveux tombaient sur mes épaules. J’avançais lentement dans le couloir. Il n’y avait rien dans ma chambre… Et ce fut en voyant la gamine fantomatique qui pouffait de rire que je compris tout de suite ce qui s’était passé.

J’avançais pour la rattraper et elle me fit tourner en rond, un petit moment.  « Aliénor, je t’en prie, cela ne me fait pas rire… » Je terminais de monter les escaliers une nouvelle fois, le souffle plus lourd. Je sentais mon cœur cogner un peu plus fort dans ma poitrine et une douleur diffuse me prendre lentement. Pincée, elle se fichait de moi. Elle disparut derrière une porte, et ce ne fut que lorsque je l’ouvris que je me rendis compte que je ne devrais pas être là. C’était la chambre que tu avais délibérément ignoré la première fois. Celle ta sœur… Et je voyais mes piluliers flotter dans les airs, si haut, à un mètre ou deux des hauts plafonds.

J’hésitais, avant d’entrer. Mais la porte se claqua derrière moi sitôt avais-je passé le porte. Je revenais précipitamment, tentant d’ouvrir. C’était clos. Et ma baguette n’y fit rien. « Mais quelle peste… » Les portes-fenêtres et les autres portes étaient tout aussi closes. J’entendais Sokratis gronder derrière moi. Et j’étais incapable d’attraper mes médicaments. Je m’asseyais sur le lit quelques minutes, pour me calmer. Mon regard se perdait un instant sur le mobilier, et les rares photos présentes. Il y avait des dessins aussi et une petite bibliothèque. Les poupées de porcelaines et la couleur du couvre-lit trahissait le genre de la personne qui avait habité aussi. L’âge aussi, probablement. Cette pièce donnait la chair de poule. Elle était tout simplement figée dans le temps.

Comme stoppé en plein mouvement. C’était si gênant.

J’étouffais une légère toux, la bouche close. Les minutes passaient. Toujours assise sur le bord du lit, je tentais quelques sortilèges pour faire descendre mon saint graal, sans comprendre comment elle avait pu le rendre aussi insensible. Ce fut après quelques longues minutes de réflexion, que je compris et réussit à les faire descendre. Mais c’était vide. Simplement vide. « Mais elle se fou de moi… ! » J’écarquillais les yeux, debout devant la table où j’avais posé les boites. Comment allais-je faire !

Soudainement, dans mon dos, j’entends ta voix. Je sursaute et me retourne, ma baguette à la main. Je sens mon cœur palpiter et je t’observe. Je n’avais pas entendu la porte s’ouvrir… Je voyais la petite fille derrière toi me faire un signe de la main avant de disparaitre.

« J’apprécie assez peu tes insinuations, Eren… Tu devrais poser ces mêmes questions à ta délicieuse Aliénor. »

J’étais tout aussi froide que toi, extrêmement cassante. Mes yeux si clairs se plantaient dans les siens et j’ajoutais après un silence :

« Je te prierai d’ailleurs de lui demander de me ramener mes affaires, sans quoi c’est ta famille qui abuserait de ma gentillesse et patience… »

Consciente d’être glaciale et toute aussi condamnatrice que toi, je fermais les yeux quelques secondes avant de souffler, plus douce :

« Aliénor a prit mes médicaments. Cela fait une heure que je suis enfermée ici pour récupérer ça… » Je faisais un léger signe vers les boites sur la table et j’ajoutais : « Mais tout est vide… Je n’ai rien touché, vos secrets de famille ne me regardent pas… Et je ne suis pas idiote à ce point. »

Cette petite peste pensait à tout. Une belle manière de se débarrasser de moi…  Mais qu’allais-je faire, si tu ne me croyais pas ? Elle avait l’air si parfaite à tes yeux… Je ne comptais pas batailler contre une enfant, qui plus est, est morte…
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Chocolate Rain
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MessageSujet: Re: The demons from your past   Ven 2 Sep - 17:49

Alors que mon regard restait figée sur la jeune femme, Psychée elle se perdit à observer la chambre. Tout était resté tel quel. En dehors des affaires qu'avait pris ma mère et qui avaient quitté cette demeure avec ma soeur, rien n'avait bougé. Dès lors, mes parents avaient fermé la porte à clef et plus jamais il n'avait été question de la rouvrir. Je m'étais longuement et souvent interrogé sur les raisons de cela. Pourquoi ne pas vider simplement cette chambre, ôter toutes ses affaires, effacer toutes les traces du passage de cette traître. Mais tout était resté là, à sa place, et ce pendant de longues années. Les draps du lit étaient soigneusement installés, comme si, à chaque instant, quelqu'un pouvait venir s'y glisser. Sur la table de chevet, il y avait même le dernier livre qu'avait du lire ma soeur, ou plutôt relire en l'occurence puisqu'il s'agissait du livre recueil des contes de Beedle le Barde. Une plume qui servait de marque page étaient coincée dans ce livre. Sur le bureau d'enfant, une vieille boite à bonbons des dragées surprises de Bertie Crochue avait pourri là pendant toutes ces années sans que personne ne vienne même les jeter. Sur les différents murs de la chambre, des tableaux étaient accrochés. Il s'agissait de paysages printaniers. Il y avait un cadre photo dans lequel on voyait ma soeur, jeune, sur son balais jouet. Heureusement que mon regard ne croisa pas celui de ma soeur sur cette photo, rien que son air niais aurait fini de m'énerver et m'aurait fait sortir de mes gonds. Stupide créature. Sur une étagère des livres s'entassaient dont ceux que mes parents avaient achetés quelques mois avant quelle ne quitte définitivement notre famille. Il s'agissait de tous les manuels scolaires dont elle aurait du avoir besoin en faisant sa rentrée à l'école des sorciers. Mais je devais bien admettre qu'après toutes ces années, j'avais presque oublié à quoi ressemblait la chambre de Cordélia. Quand elle était encore parmi nous, je limitais au maximum mes intrusions dans sa vie privée. Etais-ce mon instinct qui m'avait fait pressentir la suite ? Aucune idée, mais j'avais toujours senti que ma grande soeur était différente, et qu'elle ne méritait pas sa place dans notre noble famille.

Bien que je n'accordais qu'un intérêt très limité, voir inexistant envers ma soeur, la présence de Delliha dans cette chambre m'incommodait. Je ne ressentais pas de honte, loin de là, car après tout le départ de Cordélia s'était fait en partie grâce à moi. Mais je n'avais su comment interpréter son intrusion ici. Aucune raison censé n'aurait put, à mes yeux, la pousser à ouvrir cette chambre. Qu'était-elle alors venue faire dans cette pièce. L'idée que ce soit la curiosité m'indisposa d'avantage. J'avais une sainte horreur des fouines, de ces gens incapable de se mêler de leurs propres affaires, toujours à la recherche d'éléments sur vous, de vos secrets. Il ni avait rien de plus agaçant (en dehors des moldus et de tous ce qui s'y rapporte bien entendu). Alors immédiatement, je m'étais mis sur la défensive, me sentant agressé dans une intimité qui n'en était pas une finalement. Exigeant des explications, je fus quelque peu décontenancé lorsque la verte et argent mentionna Aliénor. Je dois avouer que le ton employé m'irrita d'avantage. Cependant la louve à mes côtés tâcha de me temporiser. “ Veux-tu bien te détendre Eren ? Il me semble bien qu'Aliénor n'est pas réputée pour être la demoiselle la plus tranquille et sage de ce manoir. ” Un léger air contrarié traversa mes yeux toujours braqué sur la jeune sorcière. Mais au fond de moi, bien que j'avais du mal à l'admettre, je savais que Psyché n'avait pas tord, loin de là. Oui, elle avait même raison. Aliénor était une jeune enfant farçeuse au comportement facétieux. Elle avait bien cherché à jouer des tours à Lenore pendant leurs jeunes années.  “ Ce ne serais pas la première fois qu'Aliénor joue un tour à une convive. ” Oui, elle avait encore raison. Elle m'agaçait des fois, cette louve à avoir des paroles pertinentes. Elle affichait un air satisfaite d'ailleurs, savourant avec délice sa petite victoire. Oui, je l'admettais, Psyché ne se trompait pas. Soit. Et avec cet aveux personnel, ma colère s'amenuisait. Ce n'était pas de sa faute, elle n'était pas une vile vipère curieuse et sans scrupule. Quoi que sans scrupule ne me dérangeait pas tant que ça... cela dépendait de quoi il s'agissait... Mais tant mieux, je m'étais vraiment inquiété, l'espace d'un instant, d'être sur le point de m'engager avec une petite fouineuse. Je ne nie pas qu'il fallait savoir laisser traîner ses oreilles pour glaner des informations mais de là à violer l'intimité à ce point. Cordélia était devenu un sujet tabou pour mes parents. Mais pas pour moi, j'avais cependant respecté leur silence à ce sujet car après tout je me moquais bien de ma soeur. Il était évident pour moi qu'un jour j'en parlerais à Délliha. Oui, car si nous venions à nous marier, elle ferait partie de notre famille et serait en droit d'en connaître certains de ses secrets. Mais il était tôt, et je ne savais que trop bien à quel point cela froisserait mes parents que notre invitée apprenne toute cette histoire.

M'apaisant enfin, l'expression contrariée quitta mes traits, laissant une expression plus neutre s'y dessiner. “ Excuse moi Delliha. Viens, nous allons retrouver tes médicaments. ” J'invita alors la jeune femme à quitter la pièce et mon regard se perdit sur elle, la détaillant un instant. Il est vrai que la sorcière avait l'air frêle, presque fragile. Je m'étais toujours dis que la condition physique n'était pas la reflet de l'âme. Prenons l'exemple de mon ancienne fiancée, elle était en parfaite santé et plutôt agréable à regarder, mais quelle plaie elle avait put être, qu'elle traître à son sang, fricotant sans vergogne avec des impurs. Quelle horreur. Même si Delliha ne paraissait pas dans sa meilleure forme, cela ne venait pas poser de doute en moi quant à qui elle était intérieurement. Je devais être fou pour oser lui accorder tant de crédit. Je n'étais pas aussi confiant envers d'autres individus, même sangs purs de notre école.

Je me mis alors en route, pour trouver la fillette, mais il fallait avouer que la jeune fille était très douée lorsqu'il s'agissait de se cacher. De plus chercher un fantôme dans ce manoir c'était comme chercher une baguette dans une meule de foin. Nous aurions put aller prendre notre petit déjeuner, et ne pas rentrer dans le jeu d'Aliénor, ainsi cette dernière, lassée de sa blague qui ne prenait pas, serait revenue rendre les médicament de Delliha. Cependant, en croisant les yeux de la jeune femme, je compris qu'il était indispensable de les retrouver rapidement. Je n'osa émettre l'idée de filer au petit déjeuner. Et puis toute cette histoire semblait avoir agacé la jeune femme et je ne voulais commencer cette première journée par un désastre. “ Nous pourrions aller trouver Archibald. Il saurait la retrouver bien rapidement et s'assurer que cela ne se reproduise pas. ”[/i] J'hocha la tête. Oui, c'était une bonne idée, mais je redoutais que le fantôme ne soit déjà avec mes parents à les accompagner durant leur petit déjeuner. Sinon, j'avais bien ma petite idée d'où nous pouvions trouver Aliénor. La chambre qu'elle avait occupé alors qu'elle était enfant et bien vivante se trouvait au bout du couloir. Je m'arrêta devant la porte close de son ancienne chambre et l'ouvrit sans plus attendre. La pièce avait été transformée en une chambre vide, une chambre reservée à la famille lorsqu'elle nous rendait visite. “ Aliénor ? Veux-tu bien te montrer ? Je crois bien que tu as quelque chose en ta possession qui ne t'appartient certainement pas. ” Je regardais autour de moi, attendant que l'être fantomatique se montre avant de replonger mes yeux dans ceux de la jeune femme.  “ Je suis désolé pour ce désagrément... c'est... c'est important que tu les prennes maintenant ? ” Je ne voulais pas me montrer trop intrusif dans une intimité à laquelle je n'étais pas encore convié. Je ne m'étais jusqu'alors que très peu inquiété de sa maladie et de la répercussion qu'elle pouvait avoir sur sa vie de tous les jours. Mais si nous venions à vivre ensemble jusqu'à ce que la mort nous prenne, il fallait bien que j'en apprenne plus. J'avais plutôt un soucis à l'esprit, celui de ne pas être capable de protéger la jeune femme de ce mal qui l'empoisonnait. Devais-je apprendre ses médicaments ? Lesquels lui procurer en cas de problème ? Et j'en étais intimement convaincu, il me faudrait connaître ses maux pour l'aider à les affronter chaque jour.

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MessageSujet: Re: The demons from your past   Ven 2 Sep - 17:49

Veux-tu bien te détendre Eren ? Il me semble bien qu'Aliénor n'est pas réputée pour être la demoiselle la plus tranquille et sage de ce manoir. Un doux ton autoritaire qui s'immisçait dans l'être de la belle poupée fatiguée. Ses pupilles se rétractaient et, un instant, elle cherchait des yeux l'origine de cette voix. Bientôt, ses prunelles caressaient le pelage de la louve qui se tenait à tes côtés. L'intelligence brillait dans ses orbes glacées, éclat de ton âme dans cet être de sang, de chair et inexorablement, de magie. Muette, elle s'agrippait  à un masque qui ne tiendrait guère longtemps. Son coeur tambourinait dans sa poitrine sans être capable de reprendre sa respiration à grande goulée sans douleur ou paraître négligemment humaine. Alors, sa poitrine se soulevait d'une lenteur contrôlée. Elle avait osée hausser le ton face à ta personne : elle avait érafler ce respect qui se devait de demeurer immaculé. Elle courrait de nouveau derrière ce paraître doux et calme. Pourtant, Delliha McLeod restait l'une de ces vipères à la langue si aiguisée, qu'elle en devenait dangereuse. Mais le silence était toujours pésent: tu n'avais donné aucun écho à ton patronus à voix haute pour l'instant. J'attendais que ton débat intérieur cesse, n'entendant qu'un vague son lorsque la louve reprit parole. Sokratis s'était avancé, son poil blanc détonant avec celui si sombre de ton patronus. Ses iris carmines se promenaient d'elle à toi, silencieux. Pourtant, il avait cette attitude dominatrice, les oreilles dressées car attention. Son corps n'était que muscle, probablement prêts à se crisper pour se jeter sur l'un ou l'autre....

« Excuse-moi Delliha. Viens, nous allons retrouver tes médicaments. »

Prise au dépourvu, elle hocha simplement la tête, pour tous remerciements silencieux. Elle marchait avec toi, avalant sa salive de nombreuse fois, tentant de contrôler son souffle pour qu'il ne siffle pas, retenant cette toux dans sa poitrine de plus en plus douloureux. La jeune femme était concentrée sur autre chose, bien que ses yeux brillants courraient d'un endroit à l'autre, sans voir la présence indésirable de l'enfant morte.

« Aliénor ? Veux-tu bien te montrer ? Je crois bien que tu as quelque chose en ta possession qui ne t'appartient certainement pas. »

Comme toi, elle attendait. Elle tournait un peu dans la pièce vide, constatant ave déception à quel point ton autorité n'avait aucun poids pour cette peste. Pincée, la princesse retint toutes réflexions déplacées et contenu son agacement, son impatience et son désespoir. Elle restait avec ce visage neutre, les traits légèrement tirés.

« Je suis désolé pour ce désagrément...
- Ce n'est pas de ta faute.
- C'est... C'est important que tu les prennes maintenant ? »


Elle releva ses yeux si clairs sur ton visage, qu'elle détailla quelques secondes. Tu avais l'air ennuyé par cette histoire.... Pourquoi se sentait-elle soudainement honteuse, d'être ce qu'elle était ?  Lentement, elle pivota, son regard se posant sur l'un des murs nus alors qu'elle répondit :

« Non... Mais il me les faudra pour plus tard... »

Elle n'osa pas ajouter ce soir car cette histoire traînerait bien plus encore. Elle était prête à te suivre pour aller prendre place sur cette terrasse où un véritable festin de prince attendait. Delliha s'installa après tes attentions, siégeant en face de toi dans un mot. Ses yeux balayèrent les mets présents : tous semblaient plus succulents les uns que les autres. Une variété de thés raffinés, passant par le lait chaud et un peu de café serré. L'odeur du bacon se mêlaient à celle des oeufs, du saumon, ou encore des saucisses et haricots blancs. Les viennoiseries luisaient de sucre, prêtes à recevoir, comme les toasts les confitures probablement artisanales. Il y avait d'autres pâtisseries, bien plus épaisses, comme des scones, à côté d'une multitude de fruits frais déjà découpés en un assemblage de saveurs. Aussi appétissante que pouvait être cette attablée, la poupée avait l'estomac serré, ayant l'appétit coupé par l'effort réalisé et la douleur qui coulait dans ses veines. Elle t'adressa pourtant un léger sourire, te laissant remplir sa tasse d'eau chaude, alors qu'elle glissa un sachet de thé dans ta tasse, puis la sienne, après s'être enquit de ta préférence. L'odeur des infusions embaumaient le balcon, alors qu'elle prête un instant attention une nouvelle fois à ce domaine que tes parents vous aviez présentés la veille.

Elle portait à son poignet ton présent. Elle te détaillait un peu, attendant que tu commences à te servir, pour prendre quelques victuailles. Elle avait acquis une technique assez déconcertante, pour faire croire qu'elle mangeait bien plus qu'on ne pouvait le penser los des grandes réceptions. Mais il était plus dur d'en face autant lorsqu'il n'y avait qu'une seule personne en face d'elle.

Elle ne voulait pas paraître déplacée, encore moins se donner une image de peste, ou même de malade à hausser la voix pour réclamer encore et encore ses médicaments... Pour qui alliez-vous la pendre ? Elle ne voulait pas s'attirer des problèmes, encore moins à ses parents ! La poupée ne voulait pas voir ton regard se transformer à celui si emplit de mépris qu'avait pu avoir Amadeus Von Sachsenheim à son égard. Tout commençait si bien...  Tout pourrait le continuer, si seulement elle ne faisait pas grand effort dans la journée, si elle retombait sur ses remèdes... Mais elle avait peur que la petite peste ait tout jeté dans un évier. Elle aurait été bonne pour rentrer, ou emprunter un hibou pour demander à sa famille pour lui en envoyer. Ce qui nécessiterait de se justifier auprès d etoi ou tes parents, ainsi qu'après des siens. Ce qu'elle devrait probablement faire, car elle se doute bien que vous allez probablement vous promener à pieds ou à cheval dans votre domaine ou que savait-elle encore !

Elle laissa couler le liquide chaud dans sa gorge, espérant que la chaleur apaise le chatouillement dans celle-ci.  « Qu'as-tu prévu pour nous cette après-midi ? » Un brin curieuse, elle s'intéressait plus au reste, qu'à toi sur l'instant. Elle voulait s'éloigner de l'histoire de cette chambre et d cette intrusion qui était loin d'être intentionnelle.

Alors que tu étais en train de parler, la petite fille fantomatique vint se planter à vos côtés, l'air boudeuse. Le regard de la brune se détacha de ton visage pour s'attarder sur l'enfant, qui fronçait les sourcils et attendait seulement toute ton attention. Si tôt, fait, elle se mit à énoncer, ferme et convaincue : « Elle ment ! Je n'ai rien pris de sa chambre ! C'était juste une excuse ! La future-morte, voulait juste fouiller ! Elle a même trouvé le journal et elle l'a lu ! C'est une fouineuse et une menteuse ! Je n'ai rien fais moi ! » Elle croise brusquement les bras, tapant une seule fois du pied. « Elle insulte toute notre famille par son manque de manière ! Et puis, je l'ai même vu cracher du sang, elle va mourir ! Et tant mieux pour toi, les menteuses comme Cordélia ne sont pas les bienvenues ici ! » Il était impossible que Delliha pâlisse un peu plus. Elle ne comprenait pas tout, mais seulement le fait que la petite fille semblait être résolue à lui mettre dos tous les Lestrange. Elle n'avait aucune sensation d'être la bienvenue dans ces lieux et elle se sentait soudainement un peu plus mal à l'aise. Mais surtout, elle sentait le poids de ton regard sur elle. Es-tu seulement en train de te demander si elle disait vrai ? L'idée que tu puisses la croire l'effrayait. Elle s'était imaginé à tout autre chose avant de découvrir cette âme perdue ici.

Delliha se redressa lentement et croisa ton regard quelques secondes avant de souffler calmement : « Il semblerait qu'une discussion s'impose avec ton amoureuse... » A mi-chemin entre le conseil, l'ordre et la taquinerie. Mais cette gamine commençait sérieusement à ennuyer la McLeod. L'enfant commençait d'ailleurs à repartir dans ses accusations, si bien que la poupée attrapa la serviette blanche sur la table, étouffant une légère toux. Elle sentit un goût métallique contre sa langue, alors qu'elle essuya ses lèvres et replia soigneusement la serviette pour ne laisser voir aucune tâche sur le tissu. Peut-être avais-tu eu le temps de le voir, mais elle reposa la serviette, sur ses genoux, pour l'éloigner de ton attention.
La Serpentarde se tourne doucement vers Aliénor et lui parla un peu : « Je ne veux pas devenir ton ennemie, Aliénor... Alors si tu veux, toi et moi, on parlera un peu cette après-midi. Mais j'aimerai vraiment que tu me rendes mes affaires... » L'enfant s'exclama de nouveau qu'elle n'avait rien pris, ce qui arracha un soupire à l'étudiante.
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MessageSujet: Re: The demons from your past   Ven 2 Sep - 17:50

Je ne la quittais du regard, détaillant ses expressions. Il était évident que cette histoire était contrariante. Mais nous aurions Aliénor plus tard, je ne doutais de ce point. Elle n'était qu'une enfant après tout. Un fantôme mort trop jeune, qui était a présent condamné à passer l'éternité avec l'esprit d'un enfant. Elle était l'innocence même, une petite fille qui ne voulait que jouer. L'enfant avait tout de même été l'une de mes meilleures partenaire de jeu lorsque j'étais moi-même gamin. Aliénor était une petite fille solitaire, figée dans le temps. Mais bien que je pouvais apprécier la demoiselle, je comprenais déjà que les relations seraient tendues avec Delliha. La sorcière ne semblait pas des plus à l'aise, feignant que retrouver ses médicaments n'était pas pressant. Cela n'empêchait que ce soit dérangeant. Les fantômes avaient leur volonté propre, surtout concernant la jeune Aliénor. Ils n'aimaient pas être appelés par des mortels, et ne se montrait que lorsque l'envie les prenaient.  Archibald était certainement une exception à cette règle que les autres fantômes de la maison se plaisait à observer avec rigueur. Mais Archibald jouissait d'un statut différent qui faisait également qu'on ne le "conviait" pas. Lui-même nous gratifiait de sa présence, synonyme d'excellent conseils. Mais ce n'était pas le cas de sa fille malheureusement. Cette affaire commençait également à m'ennuyer. Je ne voulais causer de froid dès notre premier matin, c'était une situation assez compliqué à gérer. J'espérais simplement qu'elle ne nous porterait pas préjudice. Aliénor risquait gros à jouer à ce jeu... encore. Si nous frôlions la crise diplomatique à cause de ses bêtises, Archibald n'hésiterais pas à remettre son enfant à sa place, mais j'avais peur que cela ne soit trop tard au moment où il interviendrait.

Remettant ce problème à plus tard, je conduisis la jeune femme sur la terrasse ou le petit déjeuner avait été soigneusement dressé par les elfes de maison. J'installa notre convive dos à notre maison, face au domaine. En ce matin ensoleillé, le spectacle était charmant. Attrapant le panier de fruit pour me saisir d'une pomme que je coupais en quartier par la suite, je répondis à ta question, un léger sourire sur mes lèvres. “ Et bien je te propose de visiter le domaine. Et nous pouvons faire ça à dos de sombrals. Il y en a quelques uns qui vivent dans la forêt. ” La promenade du domaine était une activité agréable, surtout en cette saison. Et les sombrals faisaient une parfaite monture pour cette activité. Je balaya le paysage du regard, appréciant les couleurs du matin, laissant cette atmosphère apaisante me calmer. Je devais bien admettre que les choses n'avaient pas commencées pour le mieux ce matin là. Et lorsqu'Aliénor s'invita à notre petit déjeuner, elles ne s'arrangeaient pas. Mes yeux se plissèrent à l'entente de ses accusations. Elle attaquait notre invitée avec une véhémence si poussée qu'elle me déstabilisa. L'enfant semblait si sûre d'elle, défiant notre invitée du regard, la provoquant presque. “ Elle ment ! Je n'ai rien pris de sa chambre ! C'était juste une excuse ! La future-morte, voulait juste fouiller ! Elle a même trouvé le journal et elle l'a lu ! C'est une fouineuse et une menteuse ! Je n'ai rien fais moi ! Elle insulte toute notre famille par son manque de manière ! Et puis, je l'ai même vu cracher du sang, elle va mourir ! Et tant mieux pour toi, les menteuses comme Cordélia ne sont pas les bienvenues ici ! ” Je me leva alors, le regard froid, dur. Je sentais une vague de mécontentement montrer en moi, une certaine colère s'insuffler dans mes veines. Etait-ce parce que ses accusations étaient graves ? Ou bien parce qu'elle avait oser prononcer le nom de Cordélia ? Stupide sorcière bannie de son propre domaine. Comparer Delliha à ma soeur disparue était une insulte telle que je ne pouvais laisser cela passer. Mon regard s'était fixé sur l'être fantomatique qui nous toisait, allant parfois sur la demoiselle assise en face de moi. Je ne savais plus que penser de cette situation, mis à l'épreuve par les deux jeunes femmes. La McLeod brisa ce léger silence par une douce remarque acerbe à mes oreilles. Mon sang ne fit qu'un tour face à cette insinuation. Même si cela n'était qu'un trait d'humour, il me parut fortement déplacé et inapproprié en devenant irritant à mes oreilles. Tout du moins, je ne l'apprécia guère. Cela ne manqua pas à la jeune fantôme qui esquissa un léger sourire amusée par la situation. Elle se délectait de ce qu'elle avait créer et cela ne m'échappa pas. Je me leva à mon tour, laissant mon regard glacial glisser de l'une à l'autre alors que la colère s'insufflait en moi. Allaient-elles toutes deux me rendre fous plus longtemps ? Etait-ce leur but commun ? Ou alors l'entreprise d'une seule qui emportait l'autre avec elle sans son accord ? Vu la satisfaction sur les traits de l'enfant, il était certain qu'elle y était pour quelque chose. Sans doutes Delliha s'était retrouvée piéger par ses jeux. Mon regard se posa un instant sur la jeune femme alors qu'elle ramenait ses mains sous la table, serrant sa serviette à l'abris des regards alors qu'Aliénor s'étouffait encore dans ses accusations exubérante, mes poings se resserrèrent face à l'agacement. D'un geste que je ne maitrisa pas, animé par une colère grandissante, je viens frapper du poing sur la table du coup sec qui fit taire l'enfant. Elle tourna vers mois de grands yeux innocents, s'inquiétant soudainement de peut-être, être allée trop loin. Elle pris crainte que j'eus vus clair dans son jeu. Mais l'une comme l'autre jouait avec mes nerfs. L'enfant s'était amusé à se jouer de nous, à se jouer de moi. Il fallait dès lors lui imposer des limites avant que ses jeux n'aillent trop loin. Cherchait-elle à me monter contre la McLeod ? Souhaitait elle nuire à notre famille ? Stupide erreur de jugement, comme si j'étais trop naïf pour ne pas voir clair dans son jeu. Et Delliha elle aussi perdait patience face à l'enfant nargueur. Si dans la chambre j'avais gardé le silence face à son agacement, Je n'allais pas non plus laisser les deux jeunes femmes se jouer de moi plus longtemps. “ Aliénor !! Veux-tu bien cesser tes enfantillages ?! Va immédiatement chercher ce que tu as voler et cesse de mentir de la sorte ! Un tel comportement, même venant de toi, ne sera pas accepté longtemps sous ce toit ! ” Mon ton était ferme, sans appel. Le mécontentement lié à une certaine tristesse se lut sur le visage fantomatique de la petite fille. Elle pouvait être déçue aussi longtemps qu'elle le souhaitait, je ne la laisserais pas jouer les esprits frappeurs avec notre invitée. Sans protester d'avantage, la mine triste, l'enfant quitta le jardin en direction de la maison sans ajouter mot. Bien, j'espérais dès lors qu'elle obéirait sans tourmenter d'avantage Delliha.

Une fois seul avec la jeune femme, je me rasseyait et repris la dégustation de ma pomme en silence. Un air agacé planait encore sur mes traits. Mon regard ne croisa pas celui de la jeune femme, attablée devant moi. J'étais terriblement agacé. Ma patience pouvait être grande mais elle avait ses limites. Je venais de les frôler ce matin même. Et je ne connaissais que trop bien cette rage destructrice qui sommeillait en moi. Elle avait eu raison de ma précédente promise. Je ne pouvais me laisser aller sans avoir le moindre contrôle dessus. Bien que les faits semblaient anodins ce matin là, je marchais chaque jour avec un peu de cette colère en moi qui ne demandait qu'à exploser à chaque instant de la journée. Je tâcha alors de prendre une grande inspiration, retrouvant un semblant de calme et de contenance. “ Comment peux-tu oser de tels propos ? ” Je leva les yeux vers la demoiselle qui me faisait face plantant mon regard dans le sien. Je ne lui cacherais pas mon mécontentement lié à l'agacement de ses propres paroles. Parler d'Aliénor comme d'une amoureuse pour moi était irritant. D'autant plus venant de cette jeune femme, encore inconnue à notre vie et notre fonctionnement. Sous-entendre de telles choses était un affront direct à mon égard. “ Est-ce ainsi que tu conçois le respect au sein d'un futur couple ? Par de telles insinuations sans fondement ? ” Peut-être n'avait-elle voulu que plaisanter, pour détendre l'atmosphère... mais la blague n'était certainement pas passée avec moi. Nous n'étions que tous les deux, mais je trouvais déjà que c'était un manque de respect. Cependant je tâchais de rester diplomate. Elle était notre invitée et j'espérais simplement que ce n'était qu'une petite erreur. Elle n'aurait pas fait ça devant l'un de mes parents, mais ce n'était pas une raison pour autant. Dans cette maison, les oreilles étaient partout. Cela pouvait paraître dérangeant au premier abord, mais très vite on s'y faisait. Il fallait simplement faire attention des propos que l'on tenait. Un entraînement constant aux règles de bienséances en un sens. Je porta ma tasse de thé à mes lèvres, buvant doucement une gorgée alors que mon regard s'apaisait. Je tâchais de trouver un calme élégant, ne me faisant pas perdre à mon tour mes bonnes manières.


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MessageSujet: Re: The demons from your past   Lun 10 Oct - 9:33

Je sentis Psychée se figer à mes côtés. Elle ne quittait plus la demoiselle du regard. Sur l'instant, je ne sus trop de quel côté était mon patronus en cet instant. Etais-je stupide ? Trop susceptible ? Certainement. Je ne supportais cette remarque dont les mots résonnaient encore dans ma tête, je ne pouvais entendre ce ton presque moqueur qui m'irritait au plus profond de moi-même. Est-ce que tout cela faisait d'Aliénor ma faiblesse ? Aucune idée. Mais elle était certainement un sujet sensible. On ne pouvait imaginer ce que représentait une enfance solitaire dans un si grand domaine. Alors je ne m'en plaignait pas, ayant finalement trouvé goût à cette vie. Mais étant petit, il m'étais parfois bien difficile de supporter ces grands couloirs vides. Aliénor avait été une excellente partenaire de jeu. Elle était différente des autres fantômes, elle n'avait jamais voulu me voir grandir alors qu'elle restait enfant. Cela avait toujours été très compliqué pour elle, bien plus que je me l'étais imaginé. On ne m'avait pas tout dis sur les manigances de la jeune fille. A mes yeux elle n'était qu'une enfant, car c'était le seul visage qu'elle ne m'avait jamais montré. Impossible pour moi d'entendre ce que Delliha pensait. Aliénor était une enfant aussi bien dans sa tête que dans ses actes, j'étais aveuglé par cette vision d'elle et peu enclin à voir cela changer. Psyché elle était plus disposé à croire à la vert et argent. La louve ne connaissait que trop bien mon tempérament et tâcha d'apaiser les choses avant que je n'aggrave la situation. “ Veux-tu bien te calmer Eren ? C'est bon, il n'y a pas mort d'homme ! Tu pourrais faire preuve d'un peu de second degré par moment. ” Je fronça un instant les sourcils, éprouvant une difficulté à approuver mon patronus. Je n'avais pas d'humour sur ce sujet, ce n'était pas une grande nouvelle. Je n'aimais pas qu'on me pique sur du personnel. Je n'étais qu'un petit prince après tout. “ Franchement, appeler Aliénor 'ton amoureuse', c'est plutôt cocasse... ” Je poussa un profond soupir mécontent, n'appréciant à présent l'attitude légère de Psyché. Elle aussi allait s'y mettre alors ?? “ Ne reste pas la dessus. Je suis certaine que Delliha ne voulait pas t'irriter à ce point. Tu t'emportes pour un rien Eren. ” Oui oui oui, ce n'était pas la première fois qu'on me faisait cette remarque. J'étais trop sanguin, colérique peut-être. J'allais faire fuir la princesse si je continuais ainsi. Psyché ne cherchait qu'à m'alerter de ce danger. Soit, elle marquait encore un point. Je ne répondis pas à la jeune femme perdu entre mon agacement et mon hébètement dans cette situation. J'avais une fierté que je ne comptais pas ravaler au premier obstacle. C'était stupide, il n'y avait pas de doutes la dessus. Mais malgré moi j'avançais encore avec une certaine crainte : celle de ne pouvoir faire confiance à la jeune femme. Je redoutais qu'elle se joue de moi... comme la précédente. Une simple pensée adressé à l'égard de cette profonde idiote suffisait à m'irriter à nouveau. Elle avait bien faillit ternir toute mon image et celle de ma famille. Je la haïssais encore pour sa bêtise et redoutais d'être confronté à une nouvelle situation comme celle-ci. C'était plus fort que moi, je restais sur mes gardes. Je ne parvenais à lui vouer une confiance aveugle. C'était bien trop me demander. Mais sur les bonnes paroles de mon patronus, je chercha alors à m'adoucir, car mon but n'était pas non-plus d'être en conflit avec la McLeod.





“ Et bien je te propose de visiter le domaine. Et nous pouvons faire ça à dos de sombrals. Il y en a quelques uns qui vivent dans la forêt. ” La promenade du domaine était une activité agréable, surtout en cette saison. Et les sombrals faisaient une parfaite monture pour cette activité. Je balaya le paysage du regard, appréciant les couleurs du matin, laissant cette atmosphère apaisante me calmer. Je devais bien admettre que les choses n'avaient pas commencées pour le mieux ce matin là. Et lorsqu'Aliénor s'invita à notre petit déjeuner, elles ne s'arrangeaient pas. Mes yeux se plissèrent à l'entente de ses accusations. Elle attaquait notre invitée avec une véhémence si poussée qu'elle me déstabilisa. L'enfant semblait si sûre d'elle, défiant notre invitée du regard, la provoquant presque. “ Elle ment ! Je n'ai rien pris de sa chambre ! C'était juste une excuse ! La future-morte, voulait juste fouiller ! Elle a même trouvé le journal et elle l'a lu ! C'est une fouineuse et une menteuse ! Je n'ai rien fais moi ! Elle insulte toute notre famille par son manque de manière ! Et puis, je l'ai même vu cracher du sang, elle va mourir ! Et tant mieux pour toi, les menteuses comme Cordélia ne sont pas les bienvenues ici ! ” Je me leva alors, le regard froid, dur. Je sentais une vague de mécontentement montrer en moi, une certaine colère s'insuffler dans mes veines. Etait-ce parce que ses accusations étaient graves ? Ou bien parce qu'elle avait oser prononcer le nom de Cordélia ? Stupide sorcière bannie de son propre domaine. Comparer Delliha à ma soeur disparue était une insulte telle que je ne pouvais laisser cela passer. Mon regard s'était fixé sur l'être fantomatique qui nous toisait, allant parfois sur la demoiselle assise en face de moi. Je ne savais plus que penser de cette situation, mis à l'épreuve par les deux jeunes femmes. La McLeod brisa ce léger silence par une douce remarque acerbe à mes oreilles. Mon sang ne fit qu'un tour face à cette insinuation. Même si cela n'était qu'un trait d'humour, il me parut fortement déplacé et inapproprié en devenant irritant à mes oreilles. Tout du moins, je ne l'apprécia guère. Cela ne manqua pas à la jeune fantôme qui esquissa un léger sourire amusée par la situation. Elle se délectait de ce qu'elle avait créer et cela ne m'échappa pas. Je me leva à mon tour, laissant mon regard glacial glisser de l'une à l'autre alors que la colère s'insufflait en moi. Allaient-elles toutes deux me rendre fous plus longtemps ? Etait-ce leur but commun ? Ou alors l'entreprise d'une seule qui emportait l'autre avec elle sans son accord ? Vu la satisfaction sur les traits de l'enfant, il était certain qu'elle y était pour quelque chose. Sans doutes Delliha s'était retrouvée piéger par ses jeux. Mon regard se posa un instant sur la jeune femme alors qu'elle ramenait ses mains sous la table, serrant sa serviette à l'abris des regards alors qu'Aliénor s'étouffait encore dans ses accusations exubérante, mes poings se resserrèrent face à l'agacement. D'un geste que je ne maitrisa pas, animé par une colère grandissante, je viens frapper du poing sur la table du coup sec qui fit taire l'enfant. Elle tourna vers mois de grands yeux innocents, s'inquiétant soudainement de peut-être, être allée trop loin. Elle pris crainte que j'eus vus clair dans son jeu. Mais l'une comme l'autre jouait avec mes nerfs. L'enfant s'était amusé à se jouer de nous, à se jouer de moi. Il fallait dès lors lui imposer des limites avant que ses jeux n'aillent trop loin. Cherchait-elle à me monter contre la McLeod ? Souhaitait elle nuire à notre famille ? Stupide erreur de jugement, comme si j'étais trop naïf pour ne pas voir clair dans son jeu. Et Delliha elle aussi perdait patience face à l'enfant nargueur. Si dans la chambre j'avais gardé le silence face à son agacement, Je n'allais pas non plus laisser les deux jeunes femmes se jouer de moi plus longtemps. “ Aliénor !! Veux-tu bien cesser tes enfantillages ?! Va immédiatement chercher ce que tu as voler et cesse de mentir de la sorte ! Un tel comportement, même venant de toi, ne sera pas accepté longtemps sous ce toit ! ” Mon ton était ferme, sans appel. Le mécontentement lié à une certaine tristesse se lut sur le visage fantomatique de la petite fille. Elle pouvait être déçue aussi longtemps qu'elle le souhaitait, je ne la laisserais pas jouer les esprits frappeurs avec notre invitée. Sans protester d'avantage, la mine triste, l'enfant quitta le jardin en direction de la maison sans ajouter mot. Bien, j'espérais dès lors qu'elle obéirait sans tourmenter d'avantage Delliha.

Une fois seul avec la jeune femme, je me rasseyait et repris la dégustation de ma pomme en silence. Un air agacé planait encore sur mes traits. Mon regard ne croisa pas celui de la jeune femme, attablée devant moi. J'étais terriblement agacé. Ma patience pouvait être grande mais elle avait ses limites. Je venais de les frôler ce matin même. Et je ne connaissais que trop bien cette rage destructrice qui sommeillait en moi. Elle avait eu raison de ma précédente promise. Je ne pouvais me laisser aller sans avoir le moindre contrôle dessus. Bien que les faits semblaient anodins ce matin là, je marchais chaque jour avec un peu de cette colère en moi qui ne demandait qu'à exploser à chaque instant de la journée. Je tâcha alors de prendre une grande inspiration, retrouvant un semblant de calme et de contenance. “ Comment peux-tu oser de tels propos ? ” Je leva les yeux vers la demoiselle qui me faisait face plantant mon regard dans le sien. Je ne lui cacherais pas mon mécontentement lié à l'agacement de ses propres paroles. Parler d'Aliénor comme d'une amoureuse pour moi était irritant. D'autant plus venant de cette jeune femme, encore inconnue à notre vie et notre fonctionnement. Sous-entendre de telles choses était un affront direct à mon égard. “ Est-ce ainsi que tu conçois le respect au sein d'un futur couple ? Par de telles insinuations sans fondement ? ” Peut-être n'avait-elle voulu que plaisanter, pour détendre l'atmosphère... mais la blague n'était certainement pas passée avec moi. Nous n'étions que tous les deux, mais je trouvais déjà que c'était un manque de respect. Cependant je tâchais de rester diplomate. Elle était notre invitée et j'espérais simplement que ce n'était qu'une petite erreur. Elle n'aurait pas fait ça devant l'un de mes parents, mais ce n'était pas une raison pour autant. Dans cette maison, les oreilles étaient partout. Cela pouvait paraître dérangeant au premier abord, mais très vite on s'y faisait. Il fallait simplement faire attention des propos que l'on tenait. Un entraînement constant aux règles de bienséances en un sens. Je porta ma tasse de thé à mes lèvres, buvant doucement une gorgée alors que mon regard s'apaisait. Je tâchais de trouver un calme élégant, ne me faisant pas perdre à mon tour mes bonnes manières.


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MessageSujet: Re: The demons from your past   Ven 30 Déc - 21:20

Tout en l'aidant à se hisser sur le dos de ces chevaux, j'observe silencieusement la finesse de sa main. Elle réveille en moi une certaine douceur dans mes gestes qui était jusqu'alors insoupçonné. Une fois sûr de sa stabilité, je m'écarte d'un pas. Malgré les tourments de la matiné, la demoiselle a bien fière allure sur la créature. Je la quitte des yeux pour m'approcher à mon tour d'un sombral. Et puis, alors que nos sombrals commencent à avancer, côte à côte, la sorcière reprend la discussion. « J'ai quelques questions, à propos de cette... Promesse de fiançailles... D'ordre pratique et un peu plus personnel, je dois l'avouer. » Je tourne la tête vers elle, curieux d'entendre ses questions. « Je voulais savoir si tu préférais attendre que nos fiançailles soient officialisées... Donc à notre sortie de Poudlard, pour... Nous afficher ensemble. » Je reste un instant silencieux, pensif. Je réfléchissait à ce que tout cela impliquerait. Après tout, les nouvelles allaient vite dans l'école de sorcellerie. Il n'y avait pas de honte à être officialisés comme futurs fiancés aux yeux de tous, bien que cela ne regardait que nous. Je n'avais pas non plus spécialement envie de briser mes habitudes pour les obligations d'une vie future. « Parce que dans les deux cas, je dois t'avouer, que savoir que tu entretiens une relation physique avec ma meilleure amie, ne saura trouver compréhension à mes yeux... » J'eu un hoquet de surprise. La verte et argent m'avait pris de court, et voila que je m'en trouvais bien déstabilisé. Dans un sens, cela n'aurait pas du m'étonner au vue de la relation qu'elle entretien avec la jolie blonde. Mais je n'avais pas encore pensé à cela, à ce que cette promesse de fiançailles impliquerait dans mes relations avec autrui. Mais bien que j'ignorait leurs noms, j'imaginais bien qu'elle devait elle aussi avoir ses propres liaisons. “ Si cette relation te pose problème, nous pouvons bien sûr nous arranger, loin de moi l'idée de te nuire. ” Après tout, lorsqu'ils seraient mariés, ils se devraient fidélité. Renoncer à la Von Sachsenheim arriverait bien un jour ou l'autre. “ Je ne peux exiger une exclusivité de toi. Tant que rien n'est officiel, nous ne sommes pas tenus de respecter les futurs engagement que nous prendront, l'un pour l'autre.” Je marqua une courte pause, le temps de prendre mon souffle, avant de reprendre. “ Tu peux fréquenter qui bon te semble, inutile de nous entraver avec des obligations. Mais veillons, l'un comme l'autre, à demeurer respectable. N'entachons pas notre relation naissante. ” Je ne savais si j'étais trop clair dans mes propos. Peut-être étais-je trop froid, distant dans ma réponse. Mais la sorcière sembla s'en contenter pour le moment, abordant autre chose. « Tout me porte à croire que tu n'es pas réellement ce que tu me montres, Eren... Bien que nous sommes loin de prétendre pouvoir nous connaître... Quelque chose retient mon attention. » Voila qu'elle piquait à nouveau ma curiosité. Un très fin sourire vint étirer le coin de mes lèvres alors que je reportais mon regard sur le chemin qui s'offrait à nous. « Tu es un Lestrange, tes parents ont des places plus que respectables au Ministère.... Nous partageons tout cela... Mais je doute fortement que ta famille ne considère la maladie comme respectable... Je n'arrive pas à comprendre cette alliance, si elle n'est pas bilatérale. » Je resta silencieux, n'ayant pas envie de trop en dire, de laisser s'échapper des aveux que je pourrais amèrement regretter. « C'est peut-être trop tôt pour en parler, je l'ignore... Mais cette question ne restera pas en suspens, éternellement ? » Je me pince les lèvres dans un instant de réflexion. Des images me reviennent à l'esprit. Le visage de ma précédente fiancée, j'entend presque sa voix nasillarde me supplier de la laisser. Je revois cette nuit sans lune aux abords du lac noir pour la dernière entrevue que j'ai pu avoir avec elle. C'était il y a quelques temps déjà et je m'en souviens comme si c'était hier. Voila qu'à présent que je m'étais enfin débarrassé d'elle, son souvenir revient me hanter. Delliha était une jeune femme perspicace, elle ne manquait pas de bon sens. Mais je ne pouvais décidement me permettre à lui révéler ces secrets si tôt. “ Je redoute bien que tu ai vu juste. Je ne pourrais t'éclairer aujourd'hui. Un jour, sans doutes. Il s'agit là d'un secret bien gardé que je partagerais avec toi lorsque le moment sera venu.” Je pose un instant mon regard sur elle. Ce n'était peut-être pas ce qu'elle espérait. Je comprenais bien ses questions, je me serais sans doute posé les mêmes si la situation avait été inversé. Mais ce jour là, je ne pouvais en faire davantage. Et j'espérais que plus tard, elle comprendrait.

Les sombrals arrivaient maintenant dans un espace dégagé. Je sentis le mien commencer à battre des ailes. “ Prête à faire un tour dans les airs ? ” Je lui adressa un léger sourire, tâchant d'effacer les doutes qu'elle pouvait avoir à mon égard. Les sombrals prirent une impulsion avant de s'élancer pour s'envoler. Ils battirent des ailes pour nous amener à une certaine hauteur depuis laquelle nous avions une belle vue sur les alentours. On voyait ce grand jardin, presque un parc, s'étendre derrière la demeure familiale. Ce jardin prenait fin à la lisière du bois où nous avions pu monter sur les sombrals. Mon visage s'était instantanément détendu une fois envolé, comme si ce masque d'impassibilité que je portais constamment était resté au sol. Je lança un regard, presque heureux d'être là, vers la demoiselle. “ Tout va bien ? Nous pouvons descendre un peu plus bas si tu le veux. ” J'étais obligé de parler plus fort à cause des courants d'air plus fort qu'au sol qui battaient nos visages en cette douce journée d'été. Je ne connaissais l'aisance de la verte et argent une fois dans les airs, peut-être n'aimait-elle pas du tout voler après tout. Mais la vue valait le détour, vertige ou pas, elle était la meilleure de notre domaine. Je dirigea le sombral que je chevauchait pour revenir plus près de la sorcière afin de ne plus être obligé de crier pour s'entendre. “ J'ai une question à te poser moi aussi. Ce matin, cela semblait vraiment te perturber de ne pas avoir tes soins. Est-il déjà arrivé... que ta maladie s'aggrave ? ” Mes mots étaient maladroits, mais mes pensées l'étaient tout autant. Je ne savais comment formuler ma question sans risquer d'irriter, de déranger la sorcière. Mais je ne la posais pas pour émettre un jugement, simplement pour en apprendre d'avantage, savoir quel mal rongeait la McLeod.

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