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 I prepare for the noble war

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Chocolate Rain
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Messages : 281
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MessageSujet: I prepare for the noble war    Ven 2 Sep - 17:53

Eren D. Lestrange a écrit:
I prepare for the noble war
Qui prêche la guerre
est le chapelain du diable
Jill ✧ Eren
La douce morsure du soleil léchait ma peau blanchit par de long mois d'hiver alors que je me laissais aller dans une certaine somnolence. Allongé dans l'herbe, j'avais décidé de laisser tomber les révisions pour l'après-midi. Quel était l'intérêt de manger des cours et des cours à n'en plus en voir le jour et à s'en rendre malade ? Lorsqu'à midi, j'avais vu le soleil percer le ciel de la grande salle, ma décision avait vite été prise. N'ayant pas cours en ce début d'après-midi, j'étais bien décidé à profiter des rayons éclatant du soleil. D'autres avaient eu la même idée que moi, mais décidé à rester tranquille, je m'étais installé en retrait, n'ayant aucune envie de prendre part à des conversations plus inintéressantes les unes que les autres. Je laissa alors mon esprit vagabonder, songeant à l'avenir et au passé. Beaucoup d'évènements s'étaient déroulés ces derniers temps... comme cette promesse établit. Je ne parvenais à prendre ce futur engagement comme une bonne nouvelle. Ne supportant la médiocrité, je ne redoutais qu'une chose que mes parents m'aient encore attaché un boulet au pied. Il faut dire que la première n'avait pas été une lumière, mais j'avais sut m'en débarrasser avant qu'elle ne devienne encombrante. Ma nouvelle promise semblait au moins un peu plus maligne mais je ne pouvais m'empêcher d'être méfiant à son égard. Je ne la connaissais que si peu à bien y réfléchir. Nous avions eu quelques échanges cordiaux, elle était également une excellente partenaire pour les travaux en groupe. Mais le spectre de mon dernier échec était toujours bien présent à mon esprit, même si l'histoire avait trouvé un point final il y a un an déjà. Et il n'y avait rien à y faire, ces stupides rejetons d'impurs continuaient chaque année à débarquer en masse dans notre école de sorciers. Ils n'avaient pas le calibre, étaient d'une sous-espèce. Je restais convaincu qu'ils n'avaient pas leur place ici, valant à peine mieux que les elfes de maisons. Que dis-je, ils ne méritaient même pas d'être leurs égaux. Les sangs de bourbe pullulaient dans Poudlard et souillaient notre école de sorcellerie. Je maudissais souvent ces trois fondateurs qui n'avaient pas eu la présence d'esprit d'écouter ce sage Salazar. Inspirant profondément afin de contenir ce ressentiment amer que m'inspiraient ces impurs, je me redressais pour observer les alentours. Le parc était tranquille en ce début d'après-midi. Psyché, sous sa forme de scorpion somnolait à mes côtés. Si j'avais pensé au début que sa présence était un privilège, j'avais bien vite déchanté en constant que même les vermines de notre école en avaient été dotés. Et c'était par ce même sortilège que ces idiots avaient pensé supprimer le Lord. Ils avaient été si stupide, que pensaient-ils faire avec ce stupide sortilège ? Une idiotie, une erreur lamentable, une idée de sang de bourbe certainement. Un sourire mesquin apparu au coin de mes lèvres face à cette conclusion. Ils n'étaient que des incapables dotés d'une magie moindre, alors non, ils n'avaient certainement pas put faire ça seul. D'autres avaient du les aider, des traitres à leur sang, j'en étais convaincu. Psyché bougea sa queue, me jetant un regard étrange, inquiète que je considère sa présence comme embarrassante. Je lui souris, décidément non, qui qu'en soit la cause, elle était un bienfait.

Mais l'heure tournait vite, et bientôt il me faudrait retourner en classe. Je me leva alors, frottant mes vêtements dans lesquels s'étaient accrochés quelques brins d'herbe grillés par le soleil. Je posa ma main au sol afin que le scorpion grimpe le long de mon bras et vienne se nicher dans mon cou. Et nous partîmes ensemble, en direction du château. Parcourant les couloirs, je regardais droit devant moi. L'air fier, le menton levé je ne m'arrêta pas avant d'arriver dans le couloir des salles de classe. Là mon pas ralenti en constatant qu'une porte était restée entrouverte. D'un pas silencieux, je m'approcha doucement. Un cours d'étude des moldus étaient dispensé à de jeunes premières années. Un sourire mauvais s'installa sur mon visage. Qui était le crétin qui avait ajouté cette matière au programme ? Mais qui de mieux qu'un sang de bourbe pour tenir les rennes de cette classe. Et j'apercevais le regard des étudiants, captivés par leur professeur. Des idiots, des imbéciles, les moldus n'avaient pas le moindre intérêt. Dépourvus de magie, ils ne valaient gère mieux que de stupides animaux de compagnie. Ils étaient naïfs, ignorants, idiots. Une idée germa alors dans mon esprit et mon sourire s'élargit laissant à découvert mes dents blanches. De ma main gauche, je fouilla dans ma veste de sorcier afin d'en sortir ma baguette magique. Psyché me regarda faire, partagée entre l'indifférence dut à l'habitude de me voir jouer de pareils tours et l'appréhension de se faire prendre. “ Tu es sûr ? En pleine journée c'est tout de même risqué...” Je balaya ses doutes d'un geste de la main. “ Ne soit pas si craintive. Nous disparaîtrons dans la seconde d'après. ” Le patronus n'ajouta rien, me laissant agir au gré de mes caprices. Je glissa alors ma baguette dans l'entrebâillement de la porte, n'ayant aucun doutes sur ce que je m'apprêtais à faire. Serpensortia. Un serpent noir jaillit du bout de ma baguette suite au sortilège informulé. Je me recula alors, satisfait de mon méfait et m'éloigna de la classe. Je resta cependant dans les parages, attendant avec excitation que les premiers cris se fassent entendre. J'avais été discret et il faudrait attendre quelques instants avant que l'un de ces idiots ne remarque la présence de leur invité. Mais je me régalais déjà, riant intérieurement de la peur qu'ils auraient, ces stupides premières années. Quelle idée de vouloir étudier cette sous-espèce, et puis quoi encore ? Bientôt ils inventeraient le cours d'études des gobelins ? ou même des lutins de Cornouaille ? Cela aurait au moins l'effet d'apporter quelque chose d'intéressant à cette matière dépourvue de sens à mes yeux. Je me délectais de mon tour. Il n'y avait pas de mal la dedans, ce n'était qu'une mauvaise blague après tout. Et les vrais sorciers présent dans cette salle de cours auraient la présence d'esprit de ne pas paniquer, reconnaissant en la bête une forme de sorcellerie. Seuls les indignes, les sangs de bourbe paniqueraient certainement à la vue du reptile. Et puis tant mieux s'ils se mettaient à avoir peur à l'avenir. S'ils pouvaient déserter Poudlard je ne m'en porterais que mieux. Ahah, ils étaient stupides, comme l'étaient leurs géniteurs à vrai dire. Ne dit-on pas tel père, tel fils ?  
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O. Jill Peverell a écrit:
I prepare for the noble war
Eren & Jill

You and I go hard at each other like we're going to war. You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. ✻✻✻ Il n’était pas tard dans l’après-midi et la majorité des élèves de Poudlard était en classe. Jill elle-même sortait tout juste de son dortoir où elle avait récupéré quelques bouquins et, ayant une période de libre et quelques questions, avait décidé de se rendre dans le bureau du Professeur Williams. Excellent pédagogue et ancien Auror il avait le parfait profil d’autant plus que cet homme était empreint d’une gentillesse exemplaire. La sorcière ne lésinait aucunement sur les interrogations en tout genre qu’il encourageait d’ailleurs vivement. Il connaissait tous de ses projets et tentait de la conseiller au mieux, parlant de son expérience et de ses acquis aussi simplement que s’il donnait un cours. Véritable mine d’informations Jill adorait leurs tête-à-tête et c’est l’esprit curieux qu’elle descendait du territoire des Gryffondor, fidèlement armée non pas de ses griffes mais d’une énième réplique de l’épée du créateur de leur si belle maison. Elle soutenait les siens de toutes les fibres de son corps et il n’était pas question de ne rien faire. Elle appréciait la course aux points des derniers instants de l’année scolaire, celle là même où – presque – tous les coups étaient permis. Elle appréciait voir les Gryffondor se balader en meute d’élèves rugissant de pars et d’autres pour rappeler leur supériorité supposée. Elle adorait cette ambiance électrique qui accompagnait les examens. Et, bien sûr, elle adorait Poudlard. « L’école me manquera à moi aussi tu sais… » la rassurait gentiment Falco alors que la sorcière arrêtait son regard sur le plus laid des tableaux de l’école. Merlin quelle horreur… « Je n’ai jamais apprécié cette croute. » lança t-elle avec violence à l’intention du protagoniste présent à l’intérieur. « On dirait un troll croisé avec gobelin et un hippogriffe. Je pense que vous êtes sans aucun doute la plus laide chose à Poudlard. » acheva la jeune femme dans un sourire mauvais. Ca n’était pas la première fois qu’elle insultait un tableau, bien au contraire, c’était très divertissant et elle adorait ça. A trop s’étouffer dans leur air pompeux elle appréciait beaucoup leur faire monter le rouge aux joues et les laisser s’embourber dans des exclamations dignes des plus grands romanciers. Pourtant cette fois du bruit provint des tableaux environnements. Elle les entendit chuchoter puis se mettre à parler bien plus fort. «  C’est une honte jeune fille ! », «  Ces élèves sont tous plus décadents les uns que les autres de nos jours ! », « Vous n’avez autre chose à faire ? ». Le couloir lui même semblait prendre vie et des huées sortaient de tous les coins. « C’est ça, restez donc moisir ici les vieux ! » rétorqua sauvagement la jeune femme qui s’éloignait déjà.

Niché au 7ème étage d’un dédale ininterrompu d’escaliers farceurs Jill aurait pu les descendre les yeux fermés. Elle connaissait le château comme sa poche - et compte tenu qu’elle ne savait pas ce qu’elle avait dans sa poche - peut-être mieux encore. Chacun des coudes que formaient les couloirs, toutes les ailes, les raccourcis, l’accès aux cuisines, quelques passages secrets…  Oui, elle était nostalgique. Arrivant d’une humeur guillerette au premier étage - qu’elle devait traverser puisque les bureaux se trouvaient de l’autre côté – elle aperçut une silhouette un peu trop familière qui jetait quelques regards enfin de s’assurer qu’il était bien seul. Ce cher Eren. « Je suis sûr qu’il prépare un mauvais coup. » Le doute n’était pas permis. Le jeune homme, qui furetait aussi sûrement qu’il respirait, s’approcha d’une porte. Jill n’hésita pas une seconde et sonda ce qu’elle pu de l’esprit de Psyché. Un sourire naquit sur ses lèvres lorsqu’elle entendu le patronus confirmer leurs soupçons. « Tu es sûr ? En pleine journée c'est tout de même risqué... » Aaaaah Eren. Toujours à mijoter quelque chose. Son petit cousin avait toujours dégagé une pure aura de dérangement et le fait qu’il concentre en lui seul tous les défauts de sa famille n’aidait en rien. Jill s’était d’ailleurs souvent demandée comment Délia et Eren pouvaient se retrouver frère et sœur tant ils étaient opposés. Enfin, la génétique… S’approchant à pas de loup elle coinça un carré de tissu dans les serres de Falco et vit le jeune homme agiter son baguette en direction de l’intérieur de la classe ouverte. La sorcière fronça les sourcils, qu’est ce qu’il foutait encore ! Une fois arrivé à hauteur de sa tête Falco lâcha un pan du mouchoir contenant une nuée de confettis aux couleurs de Gryffondor qui vinrent papillonner autour du jeune homme. Jill profita de cet instant pour fermer la porte de la classe laissée entre ouverte d’un moulinet rapide du poignet afin d’avoir assez d’intimité pour une discussion claire - quoique rapide puisqu’elle n’avait pas envie de s’éterniser en sa compagnie - . D’un autre moulinet discret elle envoya les confettis - qui volaient de tous côtés – en une grosse boule directement en plein visage du jeune homme. Ricanant pour annonçer son entrée elle lança d’une voix railleuse. « Hé bah alors cousin, c’est que tu espionnes au cours d’études des moldus ? » Avec Eren tout était toujours question de dominant/dominé et malgré les années, Jill n’avait jamais réellement compris comment il fonctionnait. Comme il l’avait toujours voulu le Serpentard restait un épais mystère. Elle enfonça néanmoins le clou. Mystère ou pas Eren avait ses phobies et rester cloué dans un cours d’étude des moldus toute une après-midi en faisait surement parti. Il n’avait jamais caché son opinion et en faisait d’ailleurs très souvent état. Elle ne prit donc aucun gants et lui balança en pleine figure. « Tu cherches à combler des lacunes dans le domaine peut-être ? » Elle allait bien découvrir ce qu'il mijotait une fois de plus.
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Eren D. Lestrange a écrit:
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Qui prêche la guerre
est le chapelain du diable
Jill ✧ Eren
Alors que je savourais déjà le sang de la licorne avant de l'avoir tué, je vis rouge. Oui, je voyais rouge par cette nuée de petits confettis aux couleurs rouges et or, me rappelant désagréablement cette maison de ratés, foutus Gryffondor. Et puis je la vis, cette sombre demeurée, bousiller mes projets. Je grimaça, mécontent. Elle s'était toujours montré trop encombrante, trop différente. Elle me rappelait cette sotte de Cordélia. Elles avaient bien fait la paire, et je restais à l'affût du moindre de ses faux pas pour l'éjecter elle aussi loin d'ici. Mais en attendant, je devais supporter son horripilante cousine. Je serais les dents, fermais mes poings, agacé de sa présence. Cette sotte avait une fois de plus tout bousillé. Je ne la supportais pas, elle aurait au minimum put me laisser tranquille, mais non, ma charmante cousine était ainsi, c'était plus fort qu'elle. Il fallait toujours qu'elle se mêle de tout, qu'elle porte un avis surtout quand on ne le lui demandait pas. Et puis elle s'adressa à moi, se montrant goguenarde. Je me crispa complètement, agacé par son attitude. Je passa mes mains dans mes cheveux afin de chasser tout ces foutus confettis que son stupide patronus m'avait balancé au visage. Stupide volatile. Alors que je sentais la colère monter en moi, Psyché tenta elle de me temporiser. “ Ne t'énerve pas pour si peu, tu va nous attirer des ennuis.” Je ne put m'empêcher de grommeler, mais Psyché avait raison. Je tâcha alors de suivre le conseil et de me modérer, mais mon attitude trahissait mon agacement. “ Octavia, toujours à fourrer ton nez là où ça ne te regarde pas... ” Je planta mes yeux dans les siens, la défiant du regard. Elle était irritante avec ses grands airs, se donnant l'air de se croire plus maligne que tout le monde. J'étais bien déterminer à lui prouver le contraire et à prendre le dessus sur cette nuisance qu'elle représentait. “ Cela t'attirera des ennuis, tu ferais mieux de t'occuper de tes propres affaires. ” Un léger sourire mesquin naquit au coin de mes lèvres. Elle méritait bien que je la pique un peu, pour la remettre à sa place. Et il faut dire que les rumeurs à son sujet allait de bon train avec les dernières parution du journal de l'école. Une déclaration d'amour à un sang de bourbe dans la grande salle, ça n'allait pas passer inaperçu tout de même. Alors certes on pouvait mettre la faute sur ces potions ensorcelées qui avaient été distribués à l'ainsi des élèves lors de la saint valentin, je n'allais tout de même pas laisser passer cette occasion. “ Je me demande comment réagiraient tes parents s'ils venaient à apprendre qui tu fréquente lorsque tu es à Poudlard... Un sang de bourbe ? Oh, ils seront ravis j'en suis certain. ” Et mon sourire s'agrandit, observant avec délice le visage de ma cousine. Je prononça cette appellation 'sang de bourbe' avec tous le dégoût dont j'étais capable.  Car mon aversion pour eux n'avait d'égale que celle que je vouais déjà aux moldus. Ils étaient des êtres inférieurs, indigne de la magie. Même un cracmol était plus méritant, lui au moins venant d'une famille digne. Ils étaient une erreur du monde magique, mais les sangs de bourbe en était des pires. Là où les uns étaient une injustice, les autres étaient une abomination. Cependant je n'avais pas de preuves d'une réelle liaison entre ma cousin et un sang de bourbe, tout cela venait du parseltongue, ramassis de ragots, de murmures au coin des couloirs. Les élèves participant à sa rédaction n'étaient rien de plus que des idiots qui n'avaient rien de mieux à faire de leur temps que de colporter des rumeurs pour la plus part infondées.

Et cette insinuation infondée à mes yeux méritait bien l'appui de vieux démons. “ Ce n'est certes pas un moldu mais je me demande bien quelle sera leur réaction. Nous pourrions demander l'avis de Cordélia... ” Mon sourire mauvais avait contaminé le reste de mon visage et je la regardait avec cet air narquois, ressemblant à un cobra jouant avec sa proie. “ Suis-je bête ? Impossible, elle n'est plus là. ” Mon sourire s'éteignit pour laisser seulement place à un air hautain, j'étais certain d'avoir gagné là. Elle ne saurait plus quoi dire ni où se mettre. Ma victoire était belle, propre et rapide, j'en étais certain. La vilaine lionne s'était empêtrer dans ma toile. Cordélia était ce sujet tabou que l'on n'abordait pas, comme si elle n'avait jamais existé. Et la complicité qui liait ma soeur et ma cousine ne m'avait jamais échappé, autant que l'incompréhension suite à son départ précipité. J'avais toujours été certain qu'Octavia était déjà au courant pour ce qui unissait ma stupide frangine à ce bourbe. Jamais je n'en avais eu la preuve et je la cherchais encore. Attaquer ma cousine la dessus, n'était qu'une provocation pour lui faire perdre ses moyens. Mais je m'attendais à tout avec ma cousine. S'il y avait bien une chose que j'avais appris à ses côtés pendant toutes ces années c'était de ne pas faire l'erreur de la sous estimer. Elle n'était pas si bête qu'elle en donnait l'air. Mais je devais bien avouer que je me montrais confiant quant à la tournure qu'allait prendre les évènements. Cette charmante Octavia me semblait bien dans une impasse.  
© Starseed

O. Jill Peverell a écrit:
I prepare for the noble war
Eren & Jill

You and I go hard at each other like we're going to war. You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. ✻✻✻  Le simple fait de voir Eren cumuler toute la déception du monde sous une désagréable impression de surprise suffit amplement à faire sourire sa cousine. Ce gamin s’était toujours montré particulièrement déplaisant et moins elle l’avait dans les pattes mieux elle se portait. Bien qu’ils se respectaient un minimum l’entente n’avait jamais été au beau fixe. Jill lui préférait mille fois sa sœur, ou regrettée sœur puisqu’elle n’avait pas eu de contacts avec Cordélia depuis une dizaine d’années mais entretenait farouchement son souvenir. Les échanges avec Eren s’étaient toujours résumés au strict minimum et elle s’en portait pour le mieux. Comme elle s’y attendait son cousin l’accueillit par une remarque acerbe dont il prit soin d’articuler tous les mots. Un délice ce jeune homme.  « Non mais regarde le à se croire meilleur que tout le monde celui là. Quel petit coq ! » Bien sûr il l’avait appelée Octavia cet imbécile n’allait pas s’en priver. Jill perdit de l’éclat dans son sourire et c’est sans aucun doute ce qui le motiva à continuer. « Cela t'attirera des ennuis, tu ferais mieux de t'occuper de tes propres affaires. »  « C’est pas avec moi que tu as envie d’avoir des ennuis. » siffla t-elle le regard dur, réagissant difficilement aux menaces mêmes déguisées. Non mais vraiment c’était quoi ce pignouf qui la dévisageait d’un air supérieur et dégageait cette désagréable impression de savoir quelque chose qui la dépassait. En bon petit serpent le stupide blondinet ne manqua pas d’étaler son savoir … et ne récolta qu’un esclaffement moqueur en guise de réaction. « Je me demande comment réagiraient tes parents s'ils venaient à apprendre qui tu fréquente lorsque tu es à Poudlard... Un sang de bourbe ? Oh, ils seront ravis j'en suis certain. » « Je t’en foutrai des sang-de-bourbe espèce de petit con. » minaudait Falco alors qu’il dévisageait Eren sans omettre de longuement bailler et exposer toute la blancheur de ses crocs. « Sûrement beaucoup mieux que les tiens quand ils sauront d’où tu tiens tes allégations douteuses. Pas sûr qu’ils soient ravis que attaques les tiens avec rien d’autre qu’un ramassis moisi de jaloux et menteurs pathologiques … qui proviennent sûrement de ce fameux groupe de sorciers que tu apprécies tant...  » fini t-elle par rétorquer la voix plus affutée qu’une lame de rasoir couplée d’une moue aussi perverse qu’arrogante qui s’étirait aux coins des lèvres. S’il voulait jouer sur les mots elle n’allait pas s’en priver non plus. Ce sourire qui lui assénait l’énervait au plus profond d’elle-même et Jill se faisait un point d’honneur de lui arracher du visage aussi rapidement que possible. Fidèle à lui même Eren continua comme si de rien n’était. Ce cafard ne lâchait jamais rien elle le savait pourtant très bien. « Ce n'est certes pas un moldu mais je me demande bien quelle sera leur réaction. Nous pourrions demander l'avis de Cordélia... » Il fallait avouer qu’Eren Lestrange savait comment s’y prendre. Au mieux il connaissait une personne au mieux il avait de point d’ancrage sur elle. Concernant sa cousine c’était facile. Jill était intimement convaincue qu’il n’avait jamais considérée Délia comme sa sœur. C’était une absolue certitude, il n’y avait qu’à voir comment il se comportait avec elle lorsqu’elle se trouvait encore parmi eux. « Ooh mais je vois qu’on est sentimental ! Tu as peut-être raison qui sait, je fréquente un sang-de-bourbe – ou même un moldu on ne peut jamais être sûr de rien ! -  on va se marier – ne t’inquiète pas bien je te garderai la place à côté de Délia - et on partira en voyage de noces à dos de licorne. » Elle se moquait ouvertement de lui et se fichait éperdument que cela lui plaise ou non. Sûrement pas d’ailleurs, Eren n’avait aucune considération pour ceux qui le raillaient et savait parfaitement comment s’en prévaloir. Pourtant leur histoire remontait si loin que Jill n’en avait cure. Ils s’étaient toujours comportés de la sorte. Plus ou moins mais de façon toujours polie cela va s’en dire. Elle continua sur sa lancée d’une voix durcie par l’irrespect avec lequel il flirtait sans honte aucune. « Tu n’en a jamais rien eu à faire d’elle alors surveille tes paroles. Délia sera toujours ta sœur, aînée en plus, tu ferais mieux de lui montrer un peu plus de respect. Ne t’avise plus d’essayer d’user de son prénom quand ça t’arrange. » C’était bien beau d’en faire une arme un jour et ignorer son existence auprès de ses amis proches le lendemain. Ce comportement lui donnait la nausée. Assez peu encline à entretenir ce sujet de conversation précisément en compagnie du pire interlocuteur s’en référant la Gryffondor lui rappela toute cloches trébuchantes pourquoi elle se trouvait là devant elle.

« Et puis fais pas l’innocent je t’ai vu traficoter je-ne-sais-quoi dans cette salle. » lança t-elle d’un air mauvais, convaincue que lui rentrer dedans était le meilleur moyen d’aborder ce sujet qu’il tentait si habilement d’éviter en lançant un pavé plus gros que lui-même dans la mare. Il noyait le poisson. La Gryffondor en avait plus qu’assez des manipulateurs chroniques qui se dissimulaient sous la haine et l’arrogance. Elle-même en faisait pourtant bon usage mais n’avait toutefois pas dans l’idée de s’en prendre sournoisement à tout un groupe d’individus. Ou si peu… Et certainement pas un groupe défini sous le vulgaire ciblage d’une unique donnée représentative d’une idéologie qui lui donnait de l’urticaire. A bien y réfléchir Eren était sûrement l’une des personnes qu’elle appréciait le moins à travers toute l’étendue de son sang. Elle allait même jusqu’à se demander comment il était possible qu’ils soient parents. Quel affreux tour l’univers lui avait joué  pour qu’elle se retrouve raccrochée à un boulet pareil. Et encore elle ne devait pas trop se plaindre puisqu’il n’était pas son frère. Quelle joie d’être fille unique quand on voyait sur quoi on pouvait tomber dans le labyrinthe obscur de la génétique. Jill – qui ne connaissait rien aux gênes – avait tout de même compris qu’ils jouaient bien peu dans le comportement de chacun et se demandait souvent ce qui faisait tenir les familles entre elle. Son éducation entière était basée sur le respect inconditionnel des siens et quoiqu’elle ai vu sa mère sombrer dans l’obscurantisme au fur et à mesure des années, la sorcière tenait au mieux de se tenir à ce qu’on lui avait appris tout au long de sa jeunesse. Elle s’employait donc, comme nombre des siens, à dissimuler qui elle était réellement. Ce qu’elle faisait, pensait, lisait, passait ses jours libres à entreprendre… Elle devait tout à ses parents, le savait de manière parfaitement claire mais ne pouvait s’empêcher d’éprouver plus d’intérêt à mener sa vie plutôt que de se laisser marionnettiser par les autres. Son cousin était sans doute arrivé à la même conclusion depuis plusieurs années à la différence près que ce jeu de pouvoir lui convenait. Il n’y avait qu’à le voir évoluer comme le serpent qu’il était à travers les dédales de la vie, chacune de ces décisions confirmant le petit être machiavélique qu’il était aussi sûrement qu’il portait le nom qui lui conférait tout ce qu’il souhaitait. Lestrange. Le nom parlait simplement pour lui même. Peverell sonnait bien mieux dans la tête de la jeune femme bien qu’elle portait le désagréable poids d’en être ce qui deviendrait, à la mort de ses parents et plus particulièrement de son père, son unique représentante. Elle n’avait pas choisi cette place mais s’en accommodait aussi bien qu’on lui laissait la liberté de le faire. Assez peu en définitive c’est pourquoi la sorcière avait fermement l’intention de s’auto attribuer ce qui revenait de droit à chacun des êtres vivants - et intelligents - de cette planète ; le choix. Et Eren représentait parfaitement la raison de ce qu’elle fuyait. La folie. « Alors, qu'est ce que tu fais ? » Il n'allait pas s'en tirer pour si bon compte.
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Eren D. Lestrange a écrit:
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est le chapelain du diable
Jill ✧ Eren
Je dévisageais cette encombrante erreur de la nature. Elle se pavanait dans l'école telle une princesse parcourant son royaume, la tête haute, l'air fier. Mais elel n'avait rien pour elle. Malheureusement, il y avait un tas de brebis galeuse dans cette école, des pommes qui pourrissaient au fond du panier. Alors oui, dans un sens, Octavia était une princesse, la souveraine des moutons noirs de cette école de sorcellerie. Stupide créature sans intérêt, à peine plus utile qu'un elfe de maison. Octavia était à mes yeux une plaie ambulante comme une verrue dans le pied qu'on ne parvient pas à supprimer. Je l'écoutais, un rictus moqueur sur le bout des lèvres alors qu'elle tentait à son tour de me déstabiliser. Mais je ne craignais rien d'une pareille petite lionne sans envergure. Face à l'ironie dont faisait preuve ma cousine, je ne pus retenir une légère grimace, n'appréciant guère sa plaisanterie. Avais-je l'air de vouloir rire avec elle ? Aucunement. Si elle croyait se moquer de moi par ce biais là, elle se mettait sa baguette dans l'oeil. “ Parce que vous comptez vous marier ?! ” Je la fixais intensément, de mon regard le plus mauvais. “ Comme c'est adorable ! Je suis sûr que tes parents ont grande hâte d'organiser tout cela. Oui, évidemment, je veux une place d'honneur ! Aux côtés de notre grande famille Lestrange qui se fera une joie de lancer des pétales de fleurs sur l'hideuse mariée que tu fera et ton époux au sang si pur. J'en trépignes d'impatience !! ” Un sourire mauvais étira mes fines lèvres, savourant la joute qui m'opposait à ma cousine. Et dire que nous partagions du sang, je n'en revenais pas, parfois cela me donnait un haut le coeur en y pensant. Elle était si stupide, si inutile, j'attendais la moindre occasion pour la faire sauter de notre famille.

En osant mentionner ma grande soeur avec tant de désinvolture, j'avais piqué la lionne. J'avais envie de rire, d'exploser d'un rire malsain en voyant la réaction de ma cousine. Dans le mille, je l'avais touché exactement là où il fallait. Ma soeur était le sujet sensible, en particulier avec Octavia, l'une des seules à qui cette traitre à son sang devant réellement manquer. J'appréciait cette flamme de colère que j'avais sut provoquer en ma cousine. Elle semblait révoltée, outrée, furieuse. Son sourire agaçant avait enfin disparut de son visage pour laisser place à cette colère. Je me délectais de la situation. Jouant la provocation jusqu'au bout, je répondis à ma cousine sur un air de défi. “ Sinon quoi ? ” Mauvais, mon sourire disparu pour laisser place à une expression de dégout. “ Voyons Octavia, dans quel monde vis-tu ? ” Je secoua la tête presque amusé par la naïveté de la jeune femme alors qu'elle était la plus âgée de nous deux, comme quoi la vieillesse n'attire pas la sagesse. “ Comme tu le dis si bien, et pour mon plus grand malheur, elle est ma soeur, quoi que je puisse en dire, nous sommes d'accord. Alors je peux bien parler d'elle quand ça me chante et quoi que tu en pense. C'est justement parce que nous avons ce lien que je suis le mieux placé pour parler d'elle de la façon qui me chante. Si j'ai envie de dire que ce n'était qu'une traînée à moldu, je peux. Tu ne me fais pas peur Octavia, même avec tes grands airs. ” Mon regard était devenu féroce, provocateur. Je savais que j'allais loin, plus que je ne l'aurais pensé  au début de notre altercation. Mais c'était trop tentant, de pousser la lionne à bout, de la voir sortir de ses gonds pour savourer cette victoire de joute verbale. Après tout le but était bien de ne pas s'énerver en premier sinon on avait perdu. Garder son calme, sourire même de l'air le plus mauvais du monde. “ Cordélia n'était qu'une sotte, une traînée à moldue qui a été remise à sa place. Et tu mérites bien de l'y retrouver. ” Je sentais ce flux de sang chaud parcourir mes veines. Alors que je serrais mes poings, je sentais une forme de colère s'insinuer en moi. Elles m'énervaient, toutes les deux et je perdais mon calme et mon sang froid à trop parler d'elles. Octavia était une sombre idiote ne valant guère mieux que ma grande soeur disparue. Elles faisaient bien la pair ces deux crétines et rien que de les voir ensemble m'horripilait lorsque j'étais enfant. Elles étaient insupportables à s'esclaffer d'un rien, rire comme deux petites hyènes, pouffer comme deux imbéciles.

Et puis, cette encombrante lionne s'enquit de mes activités. Elle m'avait surpris, pris en flagrant délit alors que je souhaitait perturber ce cours qui n'avait certainement pas à être enseigné dans une école de sorcellerie. De quoi ce mêlait-elle cette stupide bécasse. ne pouvait-elle pas enfin passer son chemin et me laisser tranquille. Plus elle restait en ma présence et plus il m'était difficile de me contenir et de ne pas céder à la colère que le dégoût qu'elle m'inspirait provoquait en moi. “ Je t'ai déjà prévenu Octavia, cesse de fourrer ton gros nez de commère là où ça ne te regarde pas. Tu paiera le prix de cette curiosité un jour, crois moi je serais même ravis de t'apporter la facture. ” Mes yeux étaient froids, exprimant toute mon envie de partager mes activités avec elle. Je maudissais cette idiote, je n'avais qu'une hâte à son propos, qu'elle réussisse ses examens de fin d'étude pour enfin débarrasser le plancher. Ainsi je n'aurais plus à m'infliger sa présence quotidienne. Ce serait fini, enfin ! Et puis la lionne osa insister, me demandant alors ce que je faisait. Mon sang ne fit qu'un tour, pour qui se prenait-elle ? La grande préceptrice de Poudlard ?! Je n'avais aucune obligation à partager mes activités avec elle, encore heureux ! Mais le ton qu'elle avait employé m'agaçait au plus haut point. je ne lui devais rien à cette stupide lionne sans cervelle. “ Mes activités ne te concernent absolument pas, stupide bécasse. Comme les tiennes ne m'intéressent pas le moins du monde ! Passe ta route pimbêche et retourne ricaner avec tes petits copains sang de bourbe. Ce que je fais ne te concerne pas le moins du monde alors tu me fera le plaisir de dégager... et maintenant. ” Mon patronus me lança un regard, sentant bien que j'approchais à la frontière, près à basculer dans une véritable colère. Je me contenais du mieux que je pouvais alors que mon regard sombre ne lâchait plus ma stupide cousine.
© Starseed

O. Jill Peverell a écrit:
I prepare for the noble war
Eren & Jill

You and I go hard at each other like we're going to war. You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. ✻✻✻  Ce mioche était insupportable. « Tu pouvais pas ne pas lui adresser la parole ? » Cela aurait été trop beau. En cette fin d’année et à quelques jours à peine de leur clôture d’examens, Jill se sentait pousser des ailes. Bien sûr certains problèmes n’avaient toujours pas trouvé de solutions. Enfin un en particulier et ça n’était très certainement pas cet idiot pathologique qui allait lui fournir une solution. Bien au contraire, cet épineux problème représentait la clé rêvée par ce cher cousin pour mettre une fois pour toute Octavia Peverell hors d’état de nuire. La rayer de la surface de son existence. La faire exclure définitivement de leur famille. La voire rejoindre Cordélia sur le banc des nuisibles à écraser d’un bon vieux coup de semelle. Le regarder s’agiter à 1 mètre de son cerveau où résidait la précieuse information lui faisait garder le cap. Tout était là, sous son nez, parfaitement invisible. C’était un délice. « N’y penses pas trop, manquerait plus que cette petite fouine excelle en légilimencie et  la descente aux enfers prendra moins de temps que tu ne le penses… » Falco avait raison. A trop penser être plus maligne que lui elle allait se faire prendre à son jeu et ça, c’était probablement la spécialité d’Eren. « C’est bon je sais ! » Qu’ignorait-elle après tout ? « Je suis calme tu vois pas ? Je ne rentre pas dans son petit jeu. » Le manque de lucidité de la sorcière vis à vis d’elle même avait toujours été si flagrant que Falco ne bronchait même plus. « Je t’aurais prévenue… »

Il était pratiquement impossible de garder son calme en face de ce serpent et c’est précisément la raison qui gardait Jill éloignée de son cousin. Prêt à s’engouffrer dans la première des failles qu’il apercevait cette andouille était à tenir entre des pincettes. Absence de communication et sourires hypocrites représentaient la base de cette relation qui n’avait jamais évoluée au fil des années, l’un comme l’autre ne trouvant rien d’attrayant à creuser. Les membres de la famille Lestrange n’avaient de toute façon jamais brillé d’attrayance pour le commun des sorciers et quand bien même cette famille était savamment respectée de par les tristement célèbres exploits de leurs ancêtres, l’on décriait souvent leur esprit tordu. C’était bien le moins qu’on puisse en dire. Jill, qui se trouvait être la dernière de sa famille paternelle, avait donc grandit au milieu de sa famille maternelle. Autant de personnes qu’elle aimait d’un amour parfois sincère, souvent relatif et pour laquelle elle nourrissait une incompréhension chronique. Elle tenait de son père - c’était certain - et dans un environnement où la plupart des cousins étaient à moitié Black ou encore Malefoy, l’ancestrale neutralité des Peverell faisait presque figure de tache. Autant de raisons pour lesquelles sa mère fondait beaucoup d’espoir en sa fille. La pauvre pensait souvent la jeune femme. La sorcière continuait à se bercer dans l’illusion qu’elle réussirait à tirer son épingle du jeu. Qu’elle était assez intelligente pour les rouler. Tous. Une bien belle sotte.

Comme à son habitude le plus jeune de ses cousins se délectait de voir atterrir un pion sur sa table de jeu. Plus Jill essayait de rentrer dedans tout en gardant ses distances, mieux elle s’enfonçait. Un vrai désastre. Il lui rappelait sournoisement qu’elle ne lui faisait pas peur et la défiait de ses prunelles assassines. « Doucement… » souffla Falco qui sentait la colère s’insuffler dans toutes les fibres de son être. Trop heureux d’avoir lancé la partie bien que sa voix prenait également des vibratos d’agacement, Eren attaqua les premières vraies hostilités. « Cordélia n'était qu'une sotte, une traînée à moldue qui a été remise à sa place. » C’en était trop. Jill hoqueta sous l’insulte et ses bras se raidirent. Eren, trop heureux de son petit effet en profita pour rajouter. « Et tu mérites bien de l'y retrouver. » La sorcière écarquilla les yeux sous la violence de ces propos. Une monstrueuse envie de lui foutre son poing dans la tronche la prit à la gorge. Une manière de faire qui n’avait strictement rien de sorcier. A trop avoir traîné avec Ezra dans les bars voilà qu’elle attrapait ses manières. Et si le sorcier s’en sortait plus ou moins bien à chaque fois – sauf quand elle avait du lancer un sortilège de confusion à l’armoire à glace qui l’avait provoqué (mais shhhhhht il était sûr de s’en être sorti tout seul et fanfaronnait parfois à ce propos) – Jill n’avait pas les mêmes capacités. Aussi frêle qu’une baguette magique ce n’est pas avec ses petits poings qu’elle allait lui faire comprendre quelque chose. Rien à foutre car c’est lui faire mal qui l’intéressait. Eren ne comprenait rien de toute façon. « Arrête ! » Falco n’avait pas tord, c’est exactement ce que ce misérable gamin attendait. Lui donner raison. Le rouge lui était monté au visage et sa mâchoire serrée se détendit difficilement en un rire aussi bref que nerveux. « Mon pauvre petit ! Je t’ai rarement vu aussi vulgaire. Crois moi oncle Alastor entendra parler de tes élans d’agressivité … et de ce pathétique scepticisme. Je prendrai grand soin de préciser tes propos. » Ils se foudroyaient du regard.

Cordélia avait disparue. Seul son nom persistait dans les mémoires et, frappé d’un véritable tabou, ne s’échappait plus d’entre les lèvres de quiconque. Il était malavisé d’y faire référence et nul doute qu’Alastor serait courroucé d’apprendre que son unique héritier dénigrait  sa cousine en la comparant à cette créature de honte, insistant sur son nom et ce lien de famille qui les unissait au beau milieu de Poudlard. Peut-être même que la sorcière allait envoyer une fiole de ce souvenir à son oncle. Autant faire les choses bien. Alastor avait beau avoir des mains grandes comme des battoirs, il était si sorcier dans le fond de l’âme qu’il était certain qu’Eren n’avait pas été éduqué qu’avec des gifles. « Par Merlin un bon coup de doloris ! »  « Jill ! » geignit son patronus choqué par tant de haine. La jeune femme avait toujours eu une fascination morbide pour les sortilèges impardonnables et si elle n’en avait jamais lancé le moindre par crainte de se retrouver éligible pour Azkaban, les imbéciles de cette espèce ne méritaient pas moins. « Je n’ai aucune pitié pour ce genre d’abruti. C’est exactement ce qu’il mérite. »  grommelait-elle à l’intention de la panthère qui se retenait elle aussi de grogner. Cette brave bête avait beau essayer de tempérer sa sorcière, lui aussi s’était senti insulté. Et a juste titre. Coupant court au florilège de politesse dont son cousin faisait preuve, Jill recentra le sujet sur ses activités opaques. Comme à son habitude Eren lui répondit d’un ton cinglant que ce n’était pas ses affaires, soulignant le fait qu’il se vengerai volontiers. « La facture tu te la prendra en pleine figure tout seul espèce de coprolithe desséché. » Il n’y avait rien à faire, elle le détestait franchement. Réitérant sa question sur ce qu’il fabriquait, Eren ne démordait. « Mes activités ne te concernent absolument pas, stupide bécasse. Comme les tiennes ne m'intéressent pas le moins du monde ! Passe ta route pimbêche et retourne ricaner avec tes petits copains sang de bourbe. Ce que je fais ne te concerne pas le moins du monde alors tu me feras le plaisir de dégager... et maintenant. » Il s’invectivait tellement en injures que cela confortait Jill dans le fait que son cousin perdait pied. Jamais elle ne s’était fait insulter de la sorte et il ne tenait qu’à deux doigts qu’elle perde franchement les pédales. Falco tentait de la résonner de mieux qu’il pouvait, lui rappelant que l’année terminait et surtout que Gryffondor était en tête des pojnts. Lui lancer un maléfice cuisant ne ferait que faire perdre au moins 50 points à sa maison et il n’était pas question que Gryffondor perde à cause d’elle et de ce misérable cancrelat puant.

Peut-être avait-elle une vague idée de ce qu’il traficotait, idée retenue lorsqu’un cri s’échappa de la classe. Puis un deuxième et un raclement de chaise significatif d’un bon vieux mouvement de panique. « Il pleuvra des détraqueurs le jour où tu me diras ce que je dois faire imbécile ! » lança t-elle en attrapant son cousin par la manche pour le tirer vers l’avant puis le pousser sans ménagement sur le coté alors qu’elle sortait sa baguette. Toujours être à l’affût lui répétait sans cesse le Professeur Williams. Toujours ! Derrière lui la porte de la salle de classe s’était ouverte et un groupe d’élèves en sorti en courant, poursuivi par un corps noir visqueux qui ondulait sur le sol en sifflant. Un grand classique. Son sortilège toucha le reptile au même moment qu’un autre provenant de l’intérieur de la classe et le serpent se consuma sur le champ,  explosant en une myriade de projectiles cendrés. En moins de temps qu’il ne fallut pour le dire le Professeur sorti de la classe et son regard se porta directement sur les deux imbéciles qui n’avaient pas eu le temps de mettre les points sur les i. Les seuls sur les lieux du crime. « Qu’est ce que vous faites là tous les deux, c’est vous qui avez lancé cette monstruosité dans ma salle ? » les apostropha t-il en les aspergeant largement de postillons. Jill prit son air le plus innocent. « On se rendait au bureau du Professeur Williams monsieur, quand on a vu sortir vos élèves et le serpent. C’est moi qui ai lancé le sort, il talonnait une jeune fille aux longs cheveux bruns. » L’homme âgé d’une soixantaine d’années les jaugea un instant sous ses verre triples fond, requit quelques détails supplémentaires et fini par s’éclaffer en agitant ses manches démesurées. « Fichez moi le camp d’ici avant que je n’enlève 20 points à Gryffondor pour avoir fait usage de la magie dans les couloirs ! » « Et puis quoi encore ! » Jill attrapa la manche d’Eren à qui elle venait de sauver les fesses comme une imbécile et ne s’autorisa à reprendre la parole que lorsqu’ils avaient dépassé le coude du corridor qui les amenaient à l’aile consacrée aux Professeurs. Leurs patronus trottaient tranquillement derrière eux comme si de rien n'était. « Par Merlin tu as n’as vraiment rien dans le crâne ! Et tu allais rester là bêtement à attendre le résultat de tes méfaits ? Imagine s’il avait contrôlé ta baguette, tu aurais été bon pour un mois de retenu et fait perdre de précieux points à ta maison ! » Jill savait parfaitement que ses arguments ne feraient pas mouche. Eren donnait largement la priorité à emmerder de pauvres élèves en cours d’étude des moldus plutôt que d’apporter l’honneur à sa maison. « J’aurais du te balancer comme l’idiot que tu es. Tu m'insupportes ! Tu peux pas faire ce que tu veux ici, il y a des règles à respecter. Et ça s’applique pour tout le monde, les sang-de-bourbe et toi y compris ! » siffla t-elle d'un ton mauvais en le désignant du bout de sa baguette. Qu'est ce qui lui avait prit ! Il se croyait mieux que tout le monde ? Qu'il allait devenir la coqueluche de son petit cercle de sang-pur aguerris ? Par Merlin qu'est ce qu'elle avait hâte de quitter cette école de timbrés parfois !
✻✻✻

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