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 Won't let you rest

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Chocolate Rain
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Messages : 281
Date d'inscription : 17/12/2014

MessageSujet: Won't let you rest   Ven 2 Sep - 18:02

O. Jill Peverell a écrit:
won’t let you rest

Ezra & Jill

I don’t know why I just feel better with you by my side ✻✻✻ Tranquillement assise sur une chaise à moitié délabrée de la célèbre cabane hurlante, Jill Peverell fumait plus ou moins calmement son joint. A vrai dire elle attendait et puisque cela faisait déjà une bonne demi-heure, elle s’impatientait grandement. Bien entendu la sorcière n’avait jamais brillé par sa patience mais en tant jeune adulte, essayait de contrôler un maximum ses défauts les plus ancrés. « Mais qu’est ce qui m’a pris je suis folle ! Imagine il se pointe pas. Qu’est ce que je fais moi ?  » « Tu as bien dit que tu attendrais donc si il a envie de te faire patienter, c’est ce qu’il fera. A toi de respecter ta parole. » « A quoi ca sert de respecter ma parole s’il ne vient pas ! » « Il va venir. Ne t’inquiète pas. » Pour sûre elle était persuadée qu’il viendrait, du moment même où elle avait écrit le hibou ce midi jusqu’aux 5 premières minutes d’attente seule dans la cabane hurlante. A présent 35 minutes étaient passées et elle le sentait de moins en moins bien. Alors elle s'appliquait à faire les cent pas, ruminant seule dans son coin et se demandant vaguement ce qui lui avait pris d’agir de la sorte. Il faut dire que la journée avait plutôt mal commencé. Depuis quelques jours les révisions se faisaient plus qu’intensives et puisqu’ils ne se parlaient plus, Jill étudiait seule. Peut-être s’était-elle endormie sur son livre la veille. Peut-être Falco l’avait-il réveillée juste à temps. Peut-être n’avait-elle pas eu le temps de déjeuner. Peut-être était-elle arrivée si en retard au cours de métamorphose qu’elle avait failli ne pas être acceptée. Peut-être avait-il remarqué ses cheveux en bataille, sa mine endormie et le sang qui lui conférait le rouge aux joues malgré l’heure matinale. Peut-être s’était-il demandé ce que diable elle avait foutu. Peut-être même qu’au fond de lui il s’était foutu de sa gueule. Il n’était pas 10h que l’estomac de la jeune femme criait déjà famine sous les rires goguenards de son patronus. Elle s’en fichait pas mal. Ce qui lui importait était de réussir ce sort mieux que les autres. Bien entendu tout le programme des derniers jours n’était que révisions. Les professeurs - comme à leur habitude annuelle - se plaisaient à faire planer le doute et augmenter la pression, réclamant des Efforts Exceptionnels à tour de bras. Bien entendu chacun des cours était important et la Gryffondor ne visait pas que leur misérable ''Efforts Exceptionnels'' . Jill était bonne à de nombreuses choses mais ne pouvait se résoudre simplement à ça. Son ambition dévorante lui provenait sans l’ombre d’un doute de ses parents. Sans cesse à vouloir plus, tous comme conditionnés à un élitisme primaire. Quoiqu’elle n’ait en aucun point besoin de sa famille pour s’imposer l’obtention des notes les plus élégantes. Un fâcheux trait de caractère qui, chez autrui, lui valait relativement toute sa sympathie. La connaissance représentait à ses yeux la liberté, une ressource illimitée et une précieuse aide face à chacune des situations qui pavaient et paveraient sa vie. Curieuse de nature elle réclamait constamment la science théorique associée à une pratique musclée. Très douée dans ce qu’elle entreprenait mais très au fait de ses limites, celles là même qu’elle repoussaient sans cesse.  La vie n’était pas assez longue pour amasser tout le savoir qu’elle voulait, certes, mais elle s’y attelait cependant d’une foi peu commune. Exemple flagrant lorsque, assise sur sa chaise - une main s’approchant des lèvres - son regard se portait immanquablement sur les lignes qu’elle parcouraient depuis 10 minutes. Un petit essai d’une cinquantaine de pages à peine de Tiden Toos, de quoi bien booster ses connaissances sur la flore magique d’Amérique du Sud dont le Professeur de botanique n’arrêtait pas de faire des références à propos. Comme il n’y a jamais de fumée sans feu, autant s’y atteler. Les efforts payent toujours.

La jeune femme aurait bien lu ce livre sur sa période de midi mais elle était bien trop occupée à faire autre chose. Une chose à laquelle elle songeait depuis des jours mais qui prenait du temps, surtout compte tenu du fait que Poudlard était un internat et qu’elle ne pouvait pas se rendre n’importe où, n’importe quand, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Il y avait des règles et les enfreindre – quand bien même cela ne serait pas la première fois – ne pouvait que lui attirer des ennuis pour l’instant. Jamais elle n’avait vu autant de Préfets faire la ronde dans les couloirs et jamais la perte de points ne s’était autant faite ressentir. La guerre entre Serpentard et Gryffondor faisait rage et il  n’était pas rare de croiser tout au long des couloirs des fiers représentants de chaque maison. Comme à leur douloureuse habitude les deux éternelles maisons rivales se disputaient la première place. Jill songeait parfois au fait qu’à ne penser qu’à l’autre, ils seraient dépassés par Serdaigle qui ne pipait mot mais ramassaient tout ce qu’ils pouvaient. Un jour peut-être Serdaigle serait proclamé vainqueur mais certainement pas tant que la jeune femme serait à Gryffondor. En excellente représentante de sa maison - et fière de l’être - Jill s’était baladée toute la journée avec une réplique de l’épée de Godric Gryffondor accrochée à la taille. Les professeurs n’y voyant rien qui puisse réellement déranger le cours, et à condition de ne rien tenter pour le déranger, laissaient les élèves et leurs répliques prendre place dans les classes. A chacun d’être intelligent. On pouvait montrer son support pour sa maison et faire ça dans les règles bien que les coups bas restent communément les grands classiques de cette bataille acharnée. Après avoir dévoré son déjeuner en deux temps trois mouvements Jill s’était précipitée à la volière, l’épée dodelinant le long de ses jambes et la gorge rugissante à chaque détour de couloir. Car les Gryffondor, loin d’être des êtres passifs, rappelaient également à tour de bras leur supériorité présumée par de longs et tonitruants rugissements. Mieux valait ne pas le faire en présence du personnel du Château qui ne voyait qu’en ces sauvage élancées un moyen de transformer les couloirs en véritable savane remplis de carnassiers. En bonne élève de dernière année de second cycle Jill n’hésitait pas à enchanter sa voix grâce à ce bon vieux sort d’amplification et ce midi, s’était joyeusement essayée à quelques vocalises. Parfois on lui répondait, des élèves brandissant l’épée et rugissant à leur tour.La jeune femme ne pouvait s’empêcher de trouver cela puéril mais paradoxalement, cela lui plaisait énormément. L’esprit de compétition et l’esprit de groupe étaient deux choses dont elle disposait quoiqu’à des niveaux très différents. Vivre et étudier à Poudlard lui avait appris énormément de choses dont la vie en communauté … et tous ses défauts. Une fois Orion envoyé la jeune femme était retournée à ses cours. Bien évidemment Ezra n’était jamais loin et si elle avait jeté quelques regards curieux au sorcier durant l’après-midi, il avait feint de ne pas la voir. N’avait-il pas encore lu ce hibou qu’elle lui avait envoyé ? Quelle que ce soit la réponse, il était toujours dans sa bulle. Jill avait la ferme intention de briser cette bulle le soir même. Elle devait même avouer qu’elle ne s’était pas sentie aussi motivée depuis des semaines. Plus qu’un ras-le-bol de tourner en cage de son coin, elle voulait avancer. Prendre les devants. Être l’instigatrice de son existence pour une fois. Bien avant l’heure indiquée sur la lettre elle s’était rendue à la cabane hurlante. Rien de mieux pour être tranquille et puisqu’une permission de sortie était accordée aux deuxième cycle pour ce vendredi soir elle faisait presque les choses dans les règles. Presque, puisque la cabane hurlante n’était guère un lieu où les élèves avaient la permission de se rendre … quoique sa fréquentation devait parfois avoisiner celle des trois balais. Qu’ils soient Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle ou Serpentard la cabane la plus hantée de Grande-Bretagne restait immanquablement une destination prisée des élèves. Il n’était d’ailleurs pas rare d’y trouver des mégots de cigarettes et des bouteilles de bierraubeurre vides, vestiges dégueulasses du passage des moins soignés.

Une fois arrivée en ces lieux Jill s’était assurée que personne ne traînait dans la structure. Une chance quoiqu’elle aurait viré à grand renfort de sortilèges les imprudents s’y trouvant. Parmi les volutes de fumée environnante la jeune femme écrasa le joint même le sol et, faisant une pause dans sa lecture, sorti le petit sablier dont elle ne se séparait pour ainsi dire jamais. « CA FAIT UNE HEURE QUE J’ATTEND ! » Elle n’en pouvait plus. Elle avait beau tenter de se relaxer un maximum, son impatience chronique finissait toujours, toujours par prendre le dessus. Incapable de se plonger dans les dernières pages de son livre elle se leva, la réplique de l’épée toujours accrochée à la taille. Si Ezra ne se montrait pas réceptif elle pourrait toujours l’assommer avec. Contrairement à ce qu’elle avait pensé, la drogue s’insinuant dans son cerveau la faisait d’autant plus stresser. Elle réfléchissait, faisant les cent pas, se focalisant uniquement sur les aspects négatifs de sa démarche. Falco ne prenait plus la peine de lui répondre et cela l’agaçait  d’autant plus. Il se résout quand même à briser le silence, s’attirant d’autant plus les foudres de sa sorcière. « Une heure d’attente moins une demi-heure d’avance ça ne fait qu’une demi-heure de retard. J’espère que tu seras plus dégourdie pour ton examen de runes sinon tu peux dire adieu à l’Optimal. » Elle lui préparait une réponse bien salée lorsqu’un sinistre bruit de vieux parquet qui craque alerta tout ses sens. Si cette personne n’était pas Ezra elle passerait un sale quart d’heure. Une mauvais sourire aux lèvres elle prit le temps  d’apposer sa baguette contre ses cordes vocales et lança son sort favori des derniers jours. Deux secondes plus tard un rugissement assourdissant envahit la vieille bicoque. Une manière comme une autre de signaler sa présence de Gryffondor. « Pffff n’importe quoi ma pauvre fille. » grommelait Falco  qui, les ailes battantes, stationnait en haut de l’escalier son œil perçant jouant l’espion. Il avait beau se plaindre de Jill, le patronus était tout aussi excité qu’elle. Et au moins autant anxieux, juste qu’il le présentait différemment. Il faut dire que malgré les apparences, l’enjeu était énorme et les conséquences pires encore. Autant elle le savait, autant elle n’y songeait pas. Chaque chose en son temps. Ce plan qu’elle avait fomenté avait de nombreuses phases et elle attaquait seulement la troisième. Prise d’un effort surhumain pour dissimuler son exaspération elle attendit qu’Ezra Blackbird monte les escaliers. Elle le connaissait assez pour savoir ce que ce pas franc n’était pas celui d’un première année en manque de sensations fortes. « J’ai cru que tu te pointerais jamais. » lança t-elle d’une voix assez puissante pour qu’il l’entende en bas, le volume dissimulant son angoisse. Il montait les marches et son cœur s’accéléra. « Pourtant c’est pas comme si le voyage est long depuis l’école. » rajouta t-elle de son son éternelle pointe désagréable qui se frayait à coup sûr un chemin lorsqu’elle se sentait anxieuse. Putain mais qu’est ce qu’elle allait lui dire. Par où commencer ? Lorsqu’enfin ses cheveux bruns émergèrent du sol elle s’autorisa à reprendre, bien plus posée. Son regard opalin se planta dans les yeux en amande du jeune homme. « Il faut qu’on parle. » De sa voix d'ordinaire si nette s'échappait à présent des intonations malhabiles. Lentement, une perle de sueur froide dégoulinait le long de sa colonne vertébrale.

✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.

Ezra S. Blackbird a écrit:
won't let you rest
I tried so hard to let you go
Jill ✧ Ezra
Installé à la table des gyffondors dans la grande salle, Ezra était occupé à refaire le monde avec l'un de ses potes tout en profitant de ce déjeuner. Alexsandar et lui discutaient de beaucoup de chose, se changeaient les idées oubliant le temps de ce repas la période stressante qui était arrivée dans la célèbre école de sorcellerie.❝ ... et puis tu sais, je suis sûr que le bal des ombres n'est qu'une occas' pour Dumbledore de pouvoir pécho en toute impunité. C'est sûr que c'est ça, qu'un prétexte pour les profs pour pouvoir se chopper entre eux tranquille, ou même se faire deux trois élèves ni vu ni connu. ❞ Ezra échangea un regard rieur avec son ami, amusé par cette théorie, une belle rumeur à faire courir ça. Ils riaient de bon coeur, oubliant leurs soucis le temps de ce repas. Les garçons finirent leurs déjeuner. Ils récupérèrent leurs affaires et avançaient ensemble dans les couloirs, continuant leur discussion d'un air léger et amusé. Ils se préparaient à rejoindre leur prochaine classe mais profitait encore de chaque seconde pour discuter entre eux. ❝ Faudrait prévenir ceux qui éditent les cartes des chocogrenouille, ça ferait une excellente anecdote à rajouter, plus intéressante que ce qu'ils disent déjà. Parce que franchement, j'ai commencé une collection... et putain c'est naze ce qu'ils racontent. J'espère encore en trouver des plus intéressante pas je vais bientôt arrêter, y'a aucun sorcier vraiment de ouf dans ces cartes.... super, l'inventeur du remède contre la dragoncelle ! ❞ Ezra se mit à rire, ne voyant pas d'intérêt la dedans. Il faut dire que, venant du monde moldu, il n'avait aucune idée de quelle maladie pouvait être la dragoncelle. Pour lui, c'était une sorte de gastro, et personne dans le monde moldu ne s'était amusé à créer des cartes a collection avec la tronche de l'inventeur du remède de la gastro... et même si un crétin avait l'idée de faire ça, les gens devraient être sacrément crétins pour acheter ces cartes et pire encore, en faire la collection. Un grommellement se fit entendre non loin des garçons. Une vieille femme dans un tableau regardait les deux lions d'un air mauvais. Elle était une femme bossue, et borgne visiblement, elle n'était pas sans rappeler la célèbre statue qui dissimulait un passage secret à un étage supérieur... la statue de la sorcière borgne. ❝ Vous n'avez décidemment aucun respect... Saleté de jeunesse. ❞ Ezra écarquilla ses yeux alors qu'il s'approchait du tableau. Il dévisagea la vieille femme avec un sourire moqueur au coin des lèvres.  ❝ Wow mémé, tu va te calmer ? Et puis qu'est-ce qu'on s'en fout de ce que tu penses, t'es qu'une vieille croute en peinture... Vu ta trogne, même vivante on devait pas plus t'écouter ! ❞ Ezra partit dans un rire sonore, fier de sa propre connerie. Mais bientôt les autres tableaux commencèrent à s'en mêler, huant même le rouge et or. Aucun respect ! Saleté de gosse ! S'adresser ainsi à Gunhilda, quelle honte ! Voyant l'énervement en gagner certains, et redoutant que l'un de ces personnages ait la mauvaise idée de s'en plaindre à un préfet ou un membre du personnel, Ezra fila sans demander son reste. Arrivés dans le couloir des salles de classes, les deux lions se séparèrent enfin, chacun se rendant dans son cours. Ils étaient en avance, et Ezra attendait seul dans le couloir, adossé à un mur, les bras croisés devant sa poitrine. Il repensa alors à une lettre qu'il avait reçu juste avant de se rendre dans la grande salle. Comme Aleks l'avait rejoint, il n'avait eu le temps d'en découvrir le contenu mais il avait bien reconnu le hibou d'une  certaine lionne. En sortant l'enveloppe de sa poche, le lion ressentit un vilain pincement au coeur, comme une morsure bien désagréable. Ce monstre sauvage de jalousie ne cessait de grossir en lui. Il se nourrissait de tous les doutes du garçon, savourant sa détresse, de ses griffes acérées, il tourmentait l'esprit du rouge et or. Le gryffondor inspira profondément en découvrant l'invitation que lui avait envoyé sa camarade à le rejoindre. Une pointe d'agacement apparut sur son visage. Il était profondément agacé de tout cela, d'avoir appris de la bouche de Narcisse que la jolie lionne se faisait des escapades amoureuses à Paris. Tant mieux pour elle, qu'elle fasse sa vie. Mais il avait été terriblement peiné, pensant alors que la demoiselle se moquait de lui. Elle avait exprimé son attachement pour lui et s'était bien vite envolée ensuite en compagnie de son ex. Super, Ezra était ravi. Le garçon ne savait encore quoi faire, s'il allait s'y pointer ou non. Parce qu'il était énervé, parce qu'il en voulait à la jeune femme. Il se sentait trahis, presque humilié par un tel comportement. Il tâcha de passer l'après-midi sans y penser. En classe, il n'accorda aucun regard à la jeune sorcière, ne déclinant ni n'approuvant sa venue. Il resta seul dans son coin, à ne parler à personne.

L'après-midi lui sembla si long, interminable, avec une chaleur écrasante qui le fit somnoler même en classe. La tête posée sur son poing, il regardait distraitement leur professeur s'agiter au tableau, les aidant à préparer leurs révisions. Ezra ne put réprimer plus longtemps un bâillement. Une mouche tenta alors de faire son intrusion dans la bouche du sorcier et cela ne manqua que de peu. Ezra sursauta, esquivant l'insecte au dernier moment, soudainement parfaitement réveillé. Eurk, c'était dégueulasse. Lorsque l'heure du rendez-vous approcha, Ezra avait l'esprit totalement ailleurs. Il était allongé sur le canapé de leur salle commune à discuter avec une agréable demoiselle d'un autre cursus. Il s'amusait simplement à jouer de ses charmes, et la jeune femme était bien agréable à regarder. Il remarqua cependant bien vite qu'elle n'avait pas grand chose dans le ciboulot. Elle ne cessait de jeter des regards à ses copines qui l'observaient assise autour d'une table plus loin en gloussant. Des jeunes filles en fleur quoi. Pandore, sous sa forme de panthère, était assise sur le canapé à côté de son sorcier. Elle regardait les étudiants d'un air distrait, ne se préoccupant pas de son petit manège, lorsque soudainement elle redressa la tête.  ❝ Mec ! T'as pas oublié quelqu'un ?! ❞ Merde ! Le lion se leva d'un bond, s'éloignant d'un coup de la jeune sorcière prise au dépourvus. Sans lui donner la moindre explication, il fila hors de la salle commune. A grandes enjambées, il atteignit rapidement la cabane hurlante mais il avait déjà une demie-heure de retard. Connaissant la patience légendaire de la lionne, elle devait déjà être remontée contre lui. Mais tant pis, il était fâché lui aussi alors tant mieux si elle avait mariné un peu. Pénétrant dans la cabane, il entendit la grosse voix de Jill résonner dans la bâtisse. Ne répondant pas, il se contenta de monter les marches en silence pour rejoindre la jeune femme dans la pièce principale. En entendant son air si sérieux du "il faut qu'on parle", Ezra ne put retenir ce sourire d'apparaître au coin de sa bouche pour bientôt muter en un rire franc, complètement inapproprié. C'était hors de propos, ça allait certainement énerver la jeune femme, mais cette phrase si formelle le fit rire jaune. Il s'avança vers elle, la défiant du regard. ❝ De quoi daignes-tu me parler ? D'Arseni c'est ça ? Ne t'en fais pas je suis déjà au courant de tout ça. Pas la peine de perdre ton temps et ta salive, j'ai bien compris le plan. ❞ Ezra avait une voix froide et dure, tranchante même. Il s'assit alors sur le matelas du lit déglingué qui traînait là depuis de si nombreuses années. Il regarda ailleurs, l'air mécontent. ❝ C'est juste de ça dont tu voulais causer ? Ne perds pas ton temps, j'ai bien compris votre petit manège. On va pas se perdre dans les détails, je vous laisse gérer votre affaire. ❞ Il avait une rancoeur profonde qui s'installait. Ne supportant cette idée qu'ils soient partis en week-end romantique à Paris, qu'elle n'ait même pas daigner l'informer qu'elle passait à complètement autre chose avec quelqu'un d'autre. Il ne pouvait en vouloir à Narcisse de n'avoir put tenir sa langue, mais en voulait certainement à Jill de ne pas avoir délié la sienne plutôt. Bien sûr qu'il l'aurait mal pris quoi qu'il arrive, mais au moins, il l'aurait apprit de sa bouche à elle. Cela aurait été plus facile à accepter, il n'aurait pas eu cette foutue impression d'avoir été pris pour un con.
© Starseed

O. Jill Peverell a écrit:
won’t let you rest
Ezra & Jill

I don’t know why I just feel better with you by my side ✻✻✻ Il va sans dire qu’Ezra était extrêmement en retard, comme à son habitude. C’était incroyable de voir à quel point il était en retard tout le temps. Enfin pas pour tout, seulement quand ils devaient se voir. Pour elle c’était déjà trop. Obnubilée par son retard Jill en avait presque oublié qu’il avait finalement fini par venir. Peut-être avait-il hésité, peut-être avait-il oublié… Peut-être voulait-il mettre les choses au clair pour qu’elle ne l’harcèle plus. Et si c’était ça ? Et si il ne souhaitait plus la voir, ne voulait plus jamais entendre parler d’elle ? « Dans ce cas là arrête de tergiverser, tu seras bientôt fixée. » Jill aurait pu l’accueillir plus sympathiquement, mais, comptes tenu de ses habitudes primaires, préférait se plaindre avant d’attaquer le vif du sujet. Fidèle à elle même. Dans le même acabit Ezra ne cessa pas une seconde d’être lui même et réagit à peu près à l’opposé de ce qu’elle avait songé. Ils ne s’adressaient plus la parole depuis des semaines, depuis ce fatidique lendemain de Saint-Valentin. Cela faisait quatre mois déjà. Quatre mois qu’elle lui avait déclaré sa flamme et toute l’ardeur de ses sentiments. Quatre mois qu’elle avait pris ce stupide philtre d’amour. Quatre mois qu’ils avaient fui le château, ensemble, sur un coup de tête magistral qui les avait mené au cœur d’une nuit de folie. Quatre mois qu’ils étaient revenus à la réalité. Quatre mois qu’ils ne se parlaient plus. Et Jill le convoquait sans d’autre forme de procès, le plus vulgairement possible, par hibou. Elle aurait pu aller le chercher, lui demander directement de manière orale et plus franche. Mais depuis leur infortune apparition dans les pages de ce torchon de Venom la Gryffondor avait d’autant plus peur d’être vu en sa compagnie et ainsi relancer les rumeurs les plus folles sur leur compte. Alors elle choisissait la facilité, comme toujours jusqu’ici avec Ezra. Mais plus pour très longtemps. Jill Peverell était capable de nombreuses choses et elle s’apprêtait à nouveau d’en faire état. Elle avait une bonne nouvelle pour son éternel ami et n’attendait que le bon moment. Puisqu’elle n’était pas devin la sorcière ne comprenait pas encore le fait qu’elle aurait plus de difficultés à mener cette conversation à terme qu’elle ne l’aurait premièrement pensé. Car la jeune femme pensait qu’Ezra arriverait en colère. Qu’il verserait directement, et en pleine figure, toute la mauvaise grâce de ses pensées. Aussi ne fut-elle pas complètement désarçonnée lorsque, ne répondant pas même à ses piques, il éclata d’un rire entier aussi inopportun que malvenu. Qu’est ce qui lui prenait maintenant ? Le jeune homme s’accrocha à ses prunelles saphirs, soutenant le regard de son amie d’un air dur. Il y avait quelque chose c’était certain aussi, avant de se mettre à l’attaquer car elle n’aimait vraiment pas son comportement, elle le laissa exprimer le fond de sa pensée.mLorsqu’elle saisit le mot Arseni dans la bouche d’Ezra, Jill cru manquer d’air. Pourquoi diable se mettait-il à lui parler du Gaunt. « Je crois qu’il nous manque des informations. » objecta le faucon d’un ton calme comme pour appaiser le cœur de sa sorcière qui s’emballait un peu plus à chacun des mots que le jeune homme rajoutait. « C'est juste de ça dont tu voulais causer ? Ne perds pas ton temps, j'ai bien compris votre petit manège. On va pas se perdre dans les détails, je vous laisse gérer votre affaire. » Elle devait avoir l’air bête, la bouche entrouverte et l’œil hagard. Ezra s’était exprimé d’une voix excessivement froide – à laquelle certes elle s’attendait – mais avait abordé un contenu qui, issu de sa bouche, la dépassait complètement. Le Gryffondor s’était assit non loin d’elle et la regardait d’un air mauvais. Jill Peverell était sciée. Comment se pouvait-il qu’il ai déjà tout appris ? Les protagonistes eux-mêmes n’avaient fait qu’aborder le sujet et si l’idée semblait être lumineuse d’un côté, elle restait douloureuse de l’autre. Surtout pour Ezra qui, comme à son habitude jusqu’içi, serait toujours dissimulé d’une manière ou d’une autre. Si ça n’était pas aux yeux de ses proches, ça le serait pour sa famille et tous les rangs des puissants. Elle n’avait pu trouver aucun autre moyen et était, malgré tout, satisfaite de cette option. Il faut dire que rien ne leur fournirait pareille couverture et Ezra serait bien moins en danger. Si cette option n’avait rien de réellement agréable elle avait l’immense avantage d’inclure Arseni, un sorcier envers qui Jill plaçait toute sa confiance. L’affection qu’elle avait toujours dispensée à ce dernier aidait également leur petit manège. Il était plus facile de faire semblant au bras d’un ami avec qui elle avait tout partagé – littéralement – plutôt qu’un abruti de première qui s’avérait avoir les mêmes intérêts qu’elle. Si la jeune femme ne savait pas réellement comment Ezra allait prendre la proposition, elle aurait toutefois voulu lui dire par elle-même. Elle n’avait d’ailleurs pas pensé une seconde que cela fuiterai avant même qu’elle en parle pour la première fois. C’en était effrayant. Si un secret aussi important était si facilement divulgable alors ca n’était pas la meilleure des idées. La sorcière aimait sincèrement le Gryffondor et si elle faisait tout ça pour eux c'était aussi et surtout pour lui. S’ils assumaient entièrement leur relation il serait chassé, torturé et tué sans le moindre doute. Les temps ne se prêtaient pas au jeu et leurs folies leur avaient déjà coûté cher. La drogue ralentissant son cerveau Jill mit un certain temps à réagir. Elle ne comprenait pas et paniquait un peu à l’idée que cela se sache aussi rapidement. Elle fini néanmoins par lui répondre, franchement déstabilisée. « D’où tu tiens ça ? » articula t-elle difficilement tout en pensant que c’est justement dans les détails que tenait tout le succès de l’opération. « Essaye de ne pas l’agresser non plus, vous allez finir par vous engueuler et ça ne fera que vous desservir… » « Je le sais ça. » répondit-elle dans la seconde le ton tranchant. L’énervement pointait aussi sûrement le bout de son nez qu’Ezra semblait satisfait de son entrée en matière. Elle qui se sentait si forte et si déterminée à lui annoncer la nouvelle se perdait dans l’incompréhension de sa réaction. N’avait-il pas saisi toute l’ingéniosité d’une telle manœuvre ? C’était parfait ! Alors qu’est ce qu’il avait à ruminer dans son coin, l’accusant presque de faire des choses dans son dos. Le regard d’Ezra s’était soudainement fait fuyant. Par Merlin elle ne comprenait plus rien ! « Pourquoi t’es pas content maintenant ! Pourquoi ? » l’agressa t-elle sans aucune autre forme de procès. « J’ai fait de mon mieux Ezra, vraiment, et maintenant tu vas me reprocher ÇA ? C’est ridicule ! » Jill bouillait intérieurement. Faisait-il semblant d’être bête ? « C’est la meilleure chose qui puisse nous arriver ! » rajouta la sorcière en prenant soin d’utiliser, pour la première fois depuis des mois, le mot nous. Comment lui faire comprendre qu’ils étaient dans le même bateau et que ce n’était qu’une mascarade pour leur assurer un futur. Incertain, dangereux certes mais ça il le savait depuis la première fois que leurs corps langoureux s’étaient enlacés dans la plus ardente des passions. Et qu’ils avaient recommencé. Encore, encore et encore. Elle se répéta pour s’assurer que cette fois ci ils comprennent les choses. « Arseni est la meilleure chose qui puisse nous arriver. On recherche la même chose tous les deux et toi et moi, on ne trouvera pas de meilleur allié. » Mais quel ingrat ! Elle se pliait en quatre pour leur trouver une solution et maintenant voilà qu’il lui reprochait carrément ! « Putain mais j’y crois pas, il se fout de moi ! »

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Ezra S. Blackbird a écrit:
won't let you rest
I tried so hard to let you go
Jill ✧ Ezra
Lorsque le lion était mécontent, ça n'échappait à personne de son entourage le connaissant un minimum. Déjà, ses yeux paraissaient noirs, il avait les sourcils froncés. Rien que ça signifiait clairement que ça n'allait pas. Ensuite, sa bouche. Ses lèvres étaient pincés, appuyant encore un peu plus cet air. Et puis il pouvait parler avec froideur mais aussi avec cynisme. Il en devenait clairement désagréable, se rendant détestable parfois. Il était alors difficile dans ce genre de situation de faire entendre raison au garçon. Il faut dire qu'Ezra Blackbird était un jeune sorcier buté, fonçant droit (même si c'était dans un mur) comme un taureau que l'on ne pouvait arrêter. Et puis là, et bien c'était Arseni et Jill ce pauvre mur. Mais son égo, sa fierté avaient été piqué à vif par les confidences que lui avait fait Narcisse. Et soudainement, il avait cette envie, d'être désagréable au possible avec la jolie lionne, la belle Peverell. Et c'était bien parce que son coeur semblait battre pour elle qu'il se mettait dans un tel état. Il avait envie de la piquer à son tour tel une guêpe non-désirée à un beau repas d'été. Si Jill et Arseni comptaient s'en sortir aussi facilement, le lion lui espérait bien leur rendre la monnaie de leur pièce.

Lorsque la blonde se mit à prendre la défense de cette histoire, le coeur d'Ezra sembla se figer dans sa poitrine. Il déglutit difficilement, prenant la mesure des paroles de la rouge et or. Elle semblait attacher à son histoire avec ferveur et cela donnait à Ezra la furieuse envie de gerber tout son dîner. L'entendre parler ainsi, oser lui dire dans le blanc des yeux qu'il était la meilleure chose qui pouvait leur arriver... Le lion fut partagé entre l'envie de rire d'un air nerveux, de mettre le feu à la cabane hurlante, de mettre le feu au château aussi pourquoi pas, ou encore d'aller refaire le portrait à ce Gaunt qui se croyait tout permis. Mais était-ce vraiment sa faute ? Peut-être qu'il ne savait rien lui, que Jill avait simplement jeté son dévolu sur lui pour l'oublier. Alors elle était la seule coupable et Arseni n'était qu'un dommage collatéral. L'esprit en ébullition, Ezra ne savait plus où donner de l'esprit. Que devait-il faire ? Que pouvait-il faire ?? Le rouge et or alluma sa cigarette, le regard dans le vide, contenant sa rage intérieure du mieux qu'il pouvait. ❝ Tu fais chier. ❞ Il tira sur sa cigarette, relevant les yeux vers la demoiselle.  ❝ Mais t'as bien raison hein. Va refaire ta vie avec un crétin de sang pur et fous moi la paix. Je vois même pas pourquoi t'as pris la peine de me faire venir ici. ❞ Il souffla, sentant la colère affluer dans ses veines alors que Pandore elle restait à une certaine distance de lui, redoutant qu'il ne rentre dans une colère noire sans crier gare.  ❝ J'ai été un putain de con avec toi Jill. J'ai été un véritable abruti. Tu sais qu'à un moment, j'ai vraiment cru que t'étais sincère, que tout ça c'était pas de la merde, et que c'était même... réciproque. Mais bon. Je suis bien passé pour un con. ❞ Le lion serra les dents, énervé de cet aveux qu'il faisait. Enervé à cette pensée qu'il avait put se laisser avoir comme un crétin, comme un débutant. Il aurait dut se méfier d'elle, faire attention à ne pas se donner autant. C'était trop tard maintenant. La panthère à ses côtés restait silencieuse. Elle perdait son regard dans le vague, ne voulant prendre parti pour aucun des deux sorciers sans connaître le point de vue de chacun. Pandore ne ratait jamais une occasion de remettre en place son sorcier. Mais elle sentait sa douleur, sa peine, son mal-être. Le jeune homme semblait pas loin du fond du trou. Elle n'était pas sadique et ne prenait finalement aucun plaisir à le voir aussi mal en point. Mais prendre sa défense n'était pas encore envisageable, parce que la panthère appréciait vraiment la rouge et or. Elle aimait sa présence, discuter avec elle. C'était à ses yeux une personne de confiance et elle ne voulait croire que Jill s'était moquée de son sorcier avec autant de facilité. Non, Jill Peverell ne pouvait avoir oublié ce lien qu'elle avait avec Ezra juste pour les beaux yeux d'un autre sorcier, elle ne pouvait lui avoir fait ça sans raison. C'était impensable. Alors la panthère attendait, silencieuse, jaugeant les torts et les raisons de chacun pour démêler le vrai du faux.

Ezra tirait sur sa cigarette, trouvant un certain apaisement dans ce geste, l'empêchant de déborder d'un coup. Il voulait comprendre car il avait cette sale impression, ce désagréable arrière goût dans sa bouche que de croire que la lionne s'était jouée de lui. Il en avait raz le bol des faux semblants, des secrets, des non-dits. Ezra planta ses yeux dans ceux de sa camarade. Jouant carte sur table, lui dévoilant ses sources pour qu'elle ne puisse plus nier les faits.  ❝Narcisse m'a tout dit... sur ton escapade amoureuse. Tu n'as pas même eu la délicatesse de venir toi-même me l'annoncer. Mais t'as raison dans le fond, on ne se doit rien. ❞ Ezra souffla, accablé par une fatalité qu'il aurait préféré éviter... Bien sûr qu'elle avait le droit d'avancer, mais il aurait aimé que cela prenne plus de temps, et qu'elle lui en parle elle-même. Tant pis, les choses s'étaient faites ainsi. Il n'avait plus son mot à dire. 
© Starseed

O. Jill Peverell a écrit:
won’t let you rest
Ezra & Jill

I don’t know why I just feel better with you by my side ✻✻✻ Elle s’était opposée à lui de toute la force qu’elle pouvait. Qu’est ce qu’il croyait par Merlin, qu’elle avait passé tout le week-end les jambes en l’air sans quitter le lit d’hôtel de la capitale ? Comme si elle n’avait que ça à faire, avec Arseni, à Paris en plus ! Jill était furieuse de ce manque flagrant de discernement et n’essaya pour rien au monde de le dissimuler. Elle se pliait en quatre pour lui pour lui offrir des solutions plus sûres et c’est comme ca qu’il la remerciait, en la laissant tomber ? Ezra la fixait de ce regard mauvais dont il la gratifiait si rarement et cela ne faisait qu’attiser sa rage. Non seulement il se pointait en retard mais il osait en plus se plaindre ! Elle en avait presque des étourdissements. « Ça va relax un peu regarde il est pas parti, il t’écoute encore. » objecta Falco qui mourrait d’envie de savoir de quoi il en retournait réellement. Effectivement le jeune homme ne semblait pas prendre le large et restait planté comme un piqué devant son amie. Elle détestait ces moments là. Pourquoi faillaient-ils qu’ils s’énervent ? Qu’avait-elle fait de si répréhensible ? Bien sûr Ezra n’avais jamais apprécié Arseni, que ce soit par rapport au Serpentard lui même, par rapport à Greer ou bien elle-même. Ils étaient de ces mondes qui ne se fréquentent pas, de ces comportements qui ne collaient pas entre eux. Ils étaient différents en tous points. Peut-être même l’exact opposé. L’un accordait trop d’importance aux moindres  choses du quotidien, l’autre pas assez. « Tu fais chier. » se contenta t-il de lui asséner en pleine figure. Il n’en fallait pas plus pour qu’elle explose vraiment. « PARDON ? » s’exclama la Gryffondor avec violence qui n’avait guère l’habitude qu’on l’alpague de la sorte. Le jeune homme ne le regardait même plus comme s’il était dégouté par sa simple présence, trop occupé qu’il était à s’emparer d’une cigarette et de l’allumer. « J’arrive sympathiquement avec des solutions et c’est MOI qui fait chier ? Je te remercie, ça fait vraiment plaisir de voir que tu salues mes efforts. » Il releva enfin la tête. « Mais t'as bien raison hein. Va refaire ta vie avec un crétin de sang pur et fous moi la paix. Je vois même pas pourquoi t'as pris la peine de me faire venir ici. » Alors là c’était le pompon. Incapable de lui expliquer vraiment ce qu’il en était car trop habitée par la colère elle ne put retenir sa langue. « Mais t’es con ou quoi ? » C’était quoi cette histoire de faire sa vie avec un crétin de sang pur ? « Primo Arseni n’est pas un crétin et deusio … » Ezra ne lui laissa pas finir et Falco non plus d’ailleurs. « Par Merlin tu vas arrêter de parler d’Arseni, tu vois pas que ça l’emmerde ! » S’ils s’y mettaient à deux Jill ne promettait pas de tenir le coup. Comprenant un minimum qu’il avait aussi besoin de s’exprimer la sorcière choisi de se taire - pour une fois - et l’écouta bien impatiemment. Pourquoi avait-il été con avec elle ? Pourquoi pensait-il qu’elle n’était pas sincère ? Elle le laissa pourtant finir et mit un certain temps pour réfléchir avant de lui répondre. Elle avait beau tourner les questions dans tous les sens elle ne trouvait aucune des réponses dont elle avait désespérément besoin. Seul Ezra les avait et il n’était pas du genre à parler aisément de ce qui le faisait chier, moins encore si cela touchait les sentiments qui l’animaient. « Je crois simplement qu’il pense que tu t’es remise avec Arseni et que tu vas te fiancer avec lui. »

C’était bien la chose la plus ridicule qu’elle avait entendu jusque là et encore, Ezra en avait sorti de belles aussi. Sous l’énervement Jill ne put s’empêcher d’émettre un rire franchement narquois. « Il y a quelque chose que je ne comprends pas. Qu’est ce qui t’as mis tout ça dans la tête ? Depuis quand tu penses tout ça ? » C’est sur la dernière ligne droite qu’il se foutait de sa gueule et ça elle n’était absolument pas en mesure de le supporter. Elle avait un millier de questions mais demander des renseignements sur ses hésitations n’était certainement pas la stratégie à adopter pour qu’il comprenne vraiment. « Je t’ai demandé de venir car je pense avoir trouvé une solution à tout ça. A nous. On ne peut pas continuer comme ça et tu le sais aussi parfaitement que moi. » Quelque soit le mot que le Gryffondor n’ai pas apprécié dans les dires de la sorcière il fini enfin par dévoiler la raison de ce qui l’agitait tellement. « Narcisse m'a tout dit... sur ton escapade amoureuse. Tu n'as pas même eu la délicatesse de venir toi-même me l'annoncer. Mais t'as raison dans le fond, on ne se doit rien. » Jill cru s’étrangler en entendant les faits et réagit au quart de tour en haussant significativement le ton. « Mais de quoi elle se mêle celle là ! » Depuis quand Ezra accordait-il autant d’importance aux dires de la rouge, compagnon de dortoir de Jill qui plus est. Furieuse était un bien petit mot pour exprimer tout ce que la jeune femme ressentait sur le moment présent. Non, Jill Peverell n’était pas furieuse. Elle était hystérique. « Putain j’arrive pas à croire que tu avales sans broncher les ragots d’une connasse décérébrée en manque de frissons ! » Cette discussion prenait des allures de cauchemar. Et de règlement de comptes. Car Jill n’avait pas pardonné à Narcisse tous les points qu’elle avait stupidement fait perdre à leur maison jusque là alors même que la bataille pour la première place faisait rage avec les Serpentards. Mais ça Narcisse n’en avait rien à foutre. Elle n’avait rien à foutre de tout. Elles qui ne s’aimaient pas particulièrement bien mais qui n’avaient rien à trop se reprocher si ce n’est leurs abyssales différences de parcours, elles qui avaient passé de très agréables soirées en compagnie de Slaine ou de Murphy, et même des deux. Jill se sentait trahie. Poignardée dans le dos. Et la trainée sulfureuse que Narcisse laissait derrière elle ne rassurait en rien la jeune blonde. « Donc ce que tu me dis c’est que tu accordes plus d’importance à ce qu’on raconte sur moi plutôt que ce que j’ai à te dire ? » Jill tentait au mieux de rester stoïque et de ne pas s’agiter comme une imbécile mais le parcours était semé d’embuches. Elle s’était déjà presque mise à crier mais n’avais pas bougé d’un pouce. Pas question de lui laisser une once de terrain. L’abcès était crevé et si la sorcière n’allait remercier en long et en large son ami de longue date de lui en avoir fait part, elle notait tout de même l’effort. Bien peu de réconfort face à ce qu’elle expérimentait mais qu’à cela ne tienne, c’était déjà pas mal. Elle entreprit donc de confirmer ou non la véracité des propos, consciente qu’il ne fallait pas laisser une plaie ouverte mais bien incapable de se calmer.

« Oui je suis bien partie à Paris avec Arseni. C’était super d’ailleurs, au cas où tu te demandes. On a mangé dans des graaaaands restaurants, il m’a fait faire le tour des bijouteries, on a bien bu, bien rigolé, on est même allés danser ! » Elle n’allait pas le priver des détails il l’avait bien cherché quand même. Jill soutenait son regard aussi durement qu’elle le pouvait. Pas question qu’il la traite comme une moins que rien et après venir affirmer haut et fort que c’est de sa faute. « J’ai vraiment aaaaadoré. » « C’est bon il a compris je crois. » Et puis quoi encore. « Il aura compris quand j’en aurais fini et pas une seconde avant. Met la veilleuse car c’est très important ce que je vais lui dire. Il faut bien qu’il assimile. » A cet instant Jill ne s’arrêtait plus de parler. Elle était tellement agacée que c’était son seul exécutoire. Il devait écouter. Il devait comprendre. « Mais à aucun moment ça n’a été une escapade romantique, met toi bien ça dans la tête. Narcisse raconte n’importe quoi et toi tu comprends vraiment rien ! » Cette perspective de ne pas arriver à mettre des mots sur ce qu’elle ressentait la rendait plus furieuse encore. Elle voulait tellement lui expliquer ce à quoi Arseni et elle avaient pensé, ce qui pouvait les aider tous les deux, qu’elle en devenait dingue. Dingue car les deux loustics devaient d’abord mettre les choses au clair, dingue parce que c’est pour ça qu’elle lui avait demandé de venir et lui arrivait avec n’importe quoi sur la langue. « Et pis tu sais quoi, merde ! Je vais pas rester plantée là à me justifier de faire ce qu’il faut pour nous pendant que monsieur s’envoi en l’air et psychote à propos de confessions sur l’oreiller. Tu me dégoûtes franchement. Tu me reproches d’essayer de faire les choses bien et tu fais mille fois pire de ton côté. T’es sérieux de te pointer devant moi avec tes reproches ? Peut-être que t’as raison au fond on ne se doit rien. » Putain mais qu’est ce qu’il pouvait faire chier. « Ca suffit tu arrêtes immédiatement. Il n'est pas venu pour se faire insulter. Il est venu parce que tu lui as demandé. Il est venu parce qu'il espère. Il est venu parce qu'il t'aime. Alors tu mets ta fierté de coté et tu t'excuses immédiatement. » Jill croisa les bras sur sa poitrine, dévisageant avec insistance son vis à vis qui lui tenait tête. « Plutôt crever. »

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MessageSujet: Re: Won't let you rest   Ven 2 Sep - 18:02


Ezra S. Blackbird a écrit:
won't let you rest
I tried so hard to let you go
Jill ✧ Ezra
Alors que la jeune femme cherchait encore à apporter des éléments sur Arseni, les poings d'Ezra se serraient. Plus il entendait ce prénom sortir de la bouche de la belle, plus il avait envie d'aller trouver le Gaunt et lui mettre son poing en plein milieu de sa face. Cette envie commençait sérieusement à le démanger mais elle devrait attendre, attendre qu'ils se soient expliqué Jill et lui. Les bras croisés sur son torse, les sourcils froncés. Ezra n'en démordait pas. Il regarda Jill s'énerver lorsqu'il lui révéla sa source. Il ne saurait dire s'il était satisfait de la mettre en pétard. Ainsi, il n'était plus le seul a passer un mauvais moment. Alors qu'il écoutait le vocabulaire fleurit que Jill pouvait avoir à l'égard de sa colocataire, un très léger sourire s'esquissa sur ces lèvres. Narcisse avait eu des propos tout aussi dur et peu flatteur à l'égard de la jolie Peverell. Mais qu'avaient donc ces deux là à pas pouvoir s'encadrer de la sorte alors qu'elles partageaient tout de même un dortoir depuis de nombreuses années. L'air agacé, il intervint ne laissant pas la jeune femme s'énerver toute seule suite à cette révélation.  ❝ Dans la mesure ou tu ne me dis rien Jill, comment veux-tu que j'accorde de l'importance à ton silence ? ❞ Il avait un air assez nargueur mais en réalité cela trahissait la colère qui grandissait en lui. Et puis il l'écouta parler, s'expliquer, raconter sa version. Le sang d'Ezra fit un tour lorsqu'elle mentionna à nouveau le nom d'Arseni. Il avait de la chance de ne pas être dans les parages celui là. Ezra était tellement sanguin qu'il n'aurait pas résisté à aller le trouver pour directement lui refaire le portrait. C’était super d’ailleurs, au cas où tu te demandes. On a mangé dans des graaaaands restaurants, il m’a fait faire le tour des bijouteries, on a bien bu, bien rigolé, on est même allés danser ! Le coeur d'Ezra se stoppa net. Il cru mourrir sur place. Et son air si fier d'elle, Ezra eu l'impression qu'elle lui plantait un couteau en pleine poitrine. Mais que pouvait-il dire ? Absolument rien. Il n'avait pas son avis a donner, il était illégitime dans la vie de la lionne, et ça il l'avait bien comprit à ses dépends. Et puis ce n'était pas avec les revenus modeste qu'il parvenait tant bien que mal à mettre de côté grâce à son travail estival qu'il pourrait emmener la Peverell en séjour à Paris. Elle méritait bien plus que ce qu'il ne pouvait lui offrir. Un sentiment de mal-être gagna le lion. Non, jamais il ne pourrait lui offrir ce que le Gaunt lui donnait déjà. J’ai vraiment aaaaadoré. Ezra passa sa main sur son visage, tâchant de garder son calme face à la sorcière. Mais il allait sortir de ses gongs, il allait devenir fou. Même Pandore le sentait et savait pertinement qu'elle n'y pouvait rien. La panthère jeta un coup d'oeil à la lionne espérant vivement qu'elle savait ce qu'elle faisait. Ezra était blessé et meurtris il allait entrer dans une rage monstre si elle continuait ainsi. Et puis la chute tomba. Cela n'avait rien de romantique ? Les poings d'Ezra ne se desserrèrent pas. Il était trop énervé pour redevenir calme face à un aveu aussi simple et facile. Ezra ne savait plus ce qu'il pouvait croire. Leur escapade n'avait pas besoin d'être romantique pour s'envoyer en l'air dans l'un des plus beaux hôtels de la ville lumière. Les battements du coeur du lion ne décéléraient pas. Et la Peverell retourna la situation, assurant à son tour que c'était lui qui s'envoyait en l'air. Il ne savait vraiment plus de quoi elle parlait. Le lion soupira. Depuis leur escapade mouvementé le soir de la Saint Valentin, aucune autre fille que Jill Peverell n'avait put s'approcher de lui comme elle le faisait. Alors de quoi parlait-elle ? Elle ne savait rien en fait. Parce que de manière générale, Ezra n'était pas du genre à s'étaler sur ses ébats et encore moins avec une demoiselle avec qu'il partageait du bon temps. Il ne connaissait que trop bien la nature profonde des demoiselles. Elles pouvaient dire vouloir de relations libre et ouverte, apprécier à partager des nuits ensemble sans lendemain. Mais un jour, elles finissaient toute par finalement peu apprécier le partage de leur bien. C'était alors la goutte de trop, ces insinuations. Putain, si elle savait, si elle se doutait de ce qui avait bien put se passer dans sa tête au cours de ces derniers mois, mais il était trop pudique, trop fier pour lui en parler.

Ezra tira à nouveau sur sa cigarette, détournant son regard de la sorcière. ❝ Alors je suppose qu'on a plus rien à se dire. ❞ Le lion écrasa son mégot et tourna les talons, s'approchant de la porte de sortie, prêt à quitter la lionne, pour la dernière fois. Mais c'était sans compter Pandore qui n'allait pas le laisser s'en tirer ainsi. La panthère planta ses yeux dans ceux de Jill et s'adressa directement à elle. ❝ Tu penses vraiment qu'il emmène d'autres nanas dans son lit ces derniers temps ? Attends, tu étais bien là Jill, à votre fantastique Saint Valentin, j'ai pas rêvé hein ? Tu te souviens de son regard ? De ses mots ? ❞ Ezra se tourna vers son patronus, la foudroyant du regard. Que faisait-elle encore, ne pouvait-elle pas le laisser tranquille et arrêter de remuer le couteau dans la plaie ? A mesure que la Panthère parlait, Ezra avait de plus en plus l'impression de n'être qu'un imbécile. Le patronus ignora délibéremment son sorcier ne lui accordant aucun regard, trop concentré sur la Peverell. ❝ Tu étais où Jill ces derniers mois ? Tu as vu dans quel état tu nous l'a foutu le Ezra ? Tu as vu le déchet de la vie qu'il est devenu ? ❞ A l'entente de ces propos, Ezra pris un air mécontent mais Pandore n'en avait que faire. Les deux lions étaient trop fiers pour parler à coeur ouvert. Alors tant pis, elle prenait les devants car il fallait crever cet abcès qui aurait raison de leur relation si elle n'y faisait rien. ❝ Ce crétin est incapable de regarder une autre fille depuis qu'il a bien compris qu'il ne pouvait avoir la seule qu'il veut. C'est un putain de sale gosse, on le prive de son jouet préféré, bah il est prêt à casser tout les autres juste pour récupérer le seul qui importe vraiment. ❞ La panthère s'arrêta un instant, laissant la lionne prendre la mesure de ses aveux, des confidences que jamais le lion ne serait parvenu à lui confier lui-même. ❝ Alors je sais pas ce que tu es allée foutre à Paris avec ton ex hein, ça nous concerne peut-être même pas. Mais évite de nous l'enfoncer d'avantage, tu n'imagines pas ce que c'est que de vivre tous les jours avec un Blackbird dépressif. Vous faites ce que vous voulez de votre relation, vous êtes grands pour savoir ce dont vous avez envie, mais sérieux, arrêtez de nous casser les pieds et de nous faire perdre votre temps. ❞ Le regard de la panthère alla de Jill à Ezra, s'adressant à présent autant à l'un qu'à l'autre. ❝ Mettez votre fierté à deux balles de côtés et dites vous les choses franchement. Tant pis si ça plaît pas à l'autre mais soyez un peu honnête quoi, vous avez plus douze ans. Toi, Ezra, tu l'aimes Jill ? Pourquoi tu lui a jamais dis ? Elle entend ce que je dis hein, pas tes pensées, alors ça elle peut pas vraiment le deviner. Et toi Jill, Ezra ne peut pas non plus deviner ce que tu prépares. Imagine ta tronche si on était venu te trouver pour te dire que c'était Ezra qui s'était barrée avec son ex dans une ville romantique... et qu'après t'as beau attendre et espérer qu'il vienne t'en parler de lui-même y'a rien à faire les jours passent et toujours rien, tu le prendrais comment hein ? ❞ La panthère se tut, laissant un silence s'installer, laissant les sorciers réfléchir. Elle n'avait plus rien à leur dire. La panthère ne pouvait pas non plus les prendre par la main comme des gosses. Ils étaient grands, à eux de se bouger le cul maintenant.  
© Starseed

O. Jill Peverell a écrit:
won’t let you rest
Ezra & Jill

I don’t know why I just feel better with you by my side ✻✻✻ La Gryffondor lui en voulait de ne pas comprendre sa position mais ne se rendait pas même compte qu’elle ne lui avait encore rien expliqué de leur fameux plan. Il faut dire qu’elle avait perdu la tête au moment où il s’était mis à parler de Narcisse. Narcisse. La jeune sorcière était passablement chouette, particulièrement lorsqu’elle s’occupait de ses propres problèmes. Elle n’avait rien à foutre dans la discussion et que sa parole surpasse celle de Jill rendait la jeune femme absolument hors d’elle. Emmurée dans son carcan de provocation elle crachait son venin. Soudainement branlante dans sa confiance en elle il semblait qu’elle doive réduire à néant celle d’Ezra pour mieux se sentir et tenter de reprendre la situation en main. La vérité résidait néanmoins dans le fait qu’Octavia Peverell avait toujours été et resterai probablement longtemps pathétique en communication verbale. Lorsque ses sentiments interféraient dans la balance elle perdait complètement pied. Toute la rationalité dont elle pouvait faire preuve s’évaporait alors tel l’écume de son incohérence. Ne restait que son mal être et la frustration que cela ne se passe pas comme elle l’avait imaginé. Les choses étaient toujours plus simples dans l’imaginaire puisque les sentiments ne s’y mêlaient pas. Les choix apparaissaient moins cornéliens, les dires de l’interlocuteur d’en face ne compliquaient pas ses propres interventions. Elle était arrivée triomphante et voilà qu’elle était réduit à l’état de harpie. Alors qu’elle insistait sur toute la joie qu’elle avait pu ressentir durant ce week-end elle vit la patience d’Ezra réduite à néant tandis qu’il se passait une main sur le visage. Parfait. Ca lui apprendra. « Alors je suppose qu'on a plus rien à se dire. » Elle avait terminé de lui exprimer tout le fond de sa pensée du moment et c’est avec horreur et incompréhension qu’elle le vit tourner les talons. Ni plus ni moins. « Et voilà t’as gagné ! T’es contente ?  Ca te pendait au nez de toute façon, tu lui demandes de venir et tu l’engueules comme du poisson pourri. Je vois pas pourquoi il resterait ici pour s’en prendre plein la tronche. » Elle lui aurait jeté tout son mépris dans la figure si la fuite d’Ezra n’occupait pas l’ensemble de ses pensées inquiétées. Il s’attendait à quoi, qu’elle le poursuive en courant ? « Mais qu’est ce que tu crois faire la tu m’expliques ? » finit-elle par hurler, à bout de nerfs. Pas de réponse. Dans sa fureur Jill leva sa baguette pour détruire l’escalier d’un sort lorsqu’elle perçu l’intervention de Pandore, excédée. Interloquée, elle écouta le patronus qui s’adressait directement à elle bien que le jeune homme en soit le réceptacle direct. « Tu penses vraiment qu'il emmène d'autres nanas dans son lit ces derniers temps ? Attends, tu étais bien là Jill, à votre fantastique Saint Valentin, j'ai pas rêvé hein ? Tu te souviens de son regard ? De ses mots ? »

Bien sûr la sorcière ne pouvait s’adresser à Pandore sur le même ton qu’elle utilisait pour Ezra et cette sensation de devoir se contenir la rendait plus barge encore. Hagarde, Jill mit quelques secondes pour réunir ses esprits et formuler une phrase correcte. « Mais qu’est ce que j’en sais de ce qu’il fait quand j’ai le dos tourné, ca serait pas la première fois en plus ! » tenta t-elle vainement de se justifier tandis que les mots de Pandore au sujet de la Saint-Valentin résonnaient dans son crane meurtri. Bien sûr qu’elle s’en souvenait, comment aurait-elle pu l’oublier ? Elle compléta toutefois, de mauvaise grâce. « Evidemment que je m’en souviens Pandore, pourquoi tu crois que je suis ici à m’égosiller en essayant de faire marcher les choses avec ce mollusque ! » Les mots dépassaient sa pensée mais elle se censurait toutefois concernant des mots plus … violents. Ezra ne semblait pas plus ravi et tenait littéralement en joue son patronus de ses yeux furieux. Il ne pipa mot pendant que Pandore en remettait délibérément une couche. « Tu étais où Jill ces derniers mois ? Tu as vu dans quel état tu nous l'as foutu le Ezra ? Tu as vu le déchet de la vie qu'il est devenu ? »  Le déchet qu’il était devenu ? Pour sur Jill n’avait rien remarqué de tout cela, trop occupée qu’elle était a ramener le problème autour de sa petite personne. Elle n’en démordait pas et jeta d’un ton mauvais au patronus tout en fixant Ezra de son regard opalin. « Désolée de te décevoir mais j’étais prostrée dans le dortoir la plupart du temps puis en pension complète à la bibliothèque. Je ne suis pas responsable de ce qu’il fait ou de ce qu’il ne fait pas. » Parfaitement au courant qu’il ne fallait pas laisser objecter Jill si elle ne voulait pas perdre le fil de ses pensées Pandore continua comme si de ne rien n’était. Lorsqu’elle rétrograda la sorcière au rang de jouet  la jeune femme ne pu s’empêcher d’hoqueter de dégout. Elle ? Un simple jouet ? « C’est juste une métaphore arrête de dramatiser. » Les mots de Pandore ne sonnaient pas creux, bien au contraire ils trouvaient parfaitement leur cible et c’est bien ce que le patronus avait voulu. Sans s’en rendre réellement compte Jill aurait pourtant aimé qu’ils sortent de la bouche d’Ezra. L’entendre dire pourquoi il était venu jusqu’à la cabane hurlante aujourd’hui. Pourquoi il avait fait l’effort de répondre à son appel. Pour quelles raisons ? Cette rupture totale de communication depuis leur délicieuse - et ô combien farfelue - nuit de la Saint Valentin résonnait en elle comme une blessure ouverte. Elle aurait voulu qu’il la conforte de ses mots doux, qu’il réitère ses déclarations et l’englobe de sa présence. Qu’il lui parle de ses sentiments. Encore et surtout de ses sentiments. Putain c’est pas compliqué quand même ! « Pfff c’est toi qui dit ça… » Dans un effort exceptionnel de volonté Jill laissa Pandore poursuivre, elle qui ne semblait pas le moins du monde vouloir se taire. Et la suite était encore moins agréable à entendre. « … arrêtez de nous casser les pieds et de nous faire perdre votre temps. » Elle était abasourdie. Interloquée que Pandore lui parle sur ce ton. Interloquée que ça soit le patronus de l’homme qu’elle aime qui en vienne à faire tampon entre eux deux. Ezra ne se dirigeait plus vers la sortie mais ne s’était pas rapproché pour autant. Il lui avait simplement tourné le dos pour quelques instants, telle une dernière chance de mettre les choses à plat. Alors que Jill ouvrait la bouche pour finalement répondre à cette panthère qui laissait dodeliner son regard noir entre les deux sorciers, cette dernière ne lui en laissa pas l’occasion et repartit de plus belle. « … Toi, Ezra, tu l'aimes Jill ? Pourquoi tu lui a jamais dis ? … » La suite lui parut floue mais elle écouta néanmoins. Lorsque Pan termina enfin sa tirade venue du cœur, Jill ne trouvait plus ses mots. Le silence s’installa là où les cris le déchiraient quelques instants auparavant. Certaines choses avaient été dites. D’autres devaient faire surface. Profitant d’un Ezra presque plus largué qu’elle par le retournement de situation opéré par sa propre moitié la sorcière prit la parole. Ce qui la rendait sans aucun doute la plus folle était cette colère qui hurlait en elle associée au désir absolument incontrôlable de courir pour se réfugier dans les bras du jeune homme. Mais elle n’allait pas se réduire à ça. « Pan à raison. Tu es une idiote. »  « C’est pas du tout ce qu’elle a dit ! » « Si. C’est juste que t’es trop bête pour comprendre. »  

« Ca c’est sûr je ne sais pas ce que tu penses. » Elle le dévisageait la mâchoire serrée. « Faut savoir ma vieille, y’a deux minutes c’était un mollusque débile… » « Pan a raison sur de nombreuses choses mais croire que mon week-end avec Arseni ne vous concerne pas est une erreur. » « Mais est ce que tu peux arrêter d’en revenir à lui juste pour deux minutes ?! » s’égosilla Falco, touché par les dires de Pandore. « Il a trouvé une idée. Une bonne idée. » Elle s’efforçait de ne pas employer le mot « on » pour parler de son ex et d’elle même mais ne savait pas vraiment si cela éviterai à Ezra un peu plus de colère. Au moins elle allait faire des efforts. Au moins pour deux minutes. Il était inutile qu’ils en viennent à de telles proportions, surtout compte tenu du fait qu’ils n’avaient encore rien arrangé. Et Ezra lui manquait. Cruellement. Ce qu’elle s’apprêtait à dire était toutefois lourd de conséquences aussi s’efforça t-elle à adopter un ton plus conciliant, dénué de tout reproche ou colère quelconque. « Si lui et mois nous fiancions, juste pour les apparences. Ma famille me lâcherai, je serai libre de faire ce que je veux. Et Arseni aussi. C’est un arrangement honnête. On pourrait être tous les deux. Vraiment tous les deux tu comprends ? Bien sûr il faudrait faire attention mais ce n’est pas comme ci on ne savait pas faire. » Jill laissa quelques instants au Gryffondor pour assimiler ce qu’elle venait de lui dire. Elle savait que l’idée lui déplairait mais s’efforçait un maximum de lui faire comprendre que c’était la meilleure des solutions. Il serait beaucoup moins en danger. Sa famille aussi. Et elle aussi. Peut-être même qu’ils pourraient arranger les choses pour vivre ensemble tout en gardant les apparences sauves. Il y avait beaucoup de détails sur lesquels travailler mais Jill se sentait pousser des ailes lorsqu’il s’agissait d’Ezra. « Ça n’a jamais été contre toi tu comprends ? C’est pour toi que je le fais. » L’émotion lui serrait la gorge et la sorcière faisait absolument tout en son pouvoir pour ne pas laisser sa voix trembler. La colère qui grondait quelques instants plus tôt s’amenuisait lentement … quoique prête à ressurgir à la moindre agression. « Si je ne t’ai rien dit avant c’est que je n’avais pas de solution. J’avais peur pour mes examens. Peur pour nous. Peur qu’on me fiance à nouveau. » Jill prit une profonde inspiration et se lança dans ce type de phrase qu’elle exécrait le plus. Ce type de phrase qu’elle ne disait jamais et qu’elle pensait encore moins. Ce type de phrase dont elle comprenait toute l’importance aujourd’hui seulement. « Je m’excuse Ezra. » Jamais elle n'avait voulu lui faire de mal. Sauf bien sûr lui rendre la pareille lorsqu'il lui en faisait. « Tu vois c’est pas si dur. » Il faut même avouer que c'était plutôt facile. Enfin ... les circonstances l'exigeait. « C’est juste que c’est … compliqué. »  Son regard se perdit dans le vague de ses pieds l'espace d'une seconde.

✻✻✻
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MessageSujet: Re: Won't let you rest   Dim 4 Sep - 10:02

won't let you rest
I tried so hard to let you go
Jill ✧ Ezra
Le coeur du lion se serra, se comprima dans sa poitrine. Il fronçait par moment les sourcils, au gré des paroles de son patronus. N'étaient-ils que deux enfants alors ? Deux enfants qui se tournaient autour, incapable de se dire les choses franchement. Ezra baissa les yeux, presque honteux. Pandore avait raison, il ne se faisait pas d'illusions. Il s'était vite emporté mais rien que ça était une nouvelle preuve de la sincérité de son attachement à la jeune Peverell. Ezra n'aimait pas parler de ses sentiments, c'était quelque chose que ses proches avaient bien compris depuis des années. Sur ce point là, Ezra était un garçon constant qui n'avait pas changé. Regardez, quand Narcisse avait voulu lui parler de Jill, à quel point le garçon s'est-il agacé, énervé même. Il n'aime pas parler de ça, c'est un fait. Il se méprend bien sur le sujet, convaincu que c'est une faiblesse, que l'amour n'existe pas sur la simple raison qu'il ne l'a jamais vu. Ezra n'était vraiment pas fier de lui ces derniers temps. Bien qu'il ne l'avait pas admis devant Narcisse, il avait vite senti que la jeune femme avait raison. Oui, il était devenu une épave un temps. Entendre Pandore évoquer ça devant Jill lui fit mal au coeur. Merde, il n'avait été que l'ombre de lui-même a cause de tout cela. Il en vint alors à se demander si tout cela valait vraiment là peine. Et dès l'instant où il eut cette question à l'esprit, Pandore jeta sur le gryffondor un regard si froid et glacial qu'elle n'eut besoin de poser des mots là dessus pour qu'il comprenne ce qu'elle en pensait elle. La panthère reprit le fil de son monologue, ignorant délibérément son sorcier et le lion ne protesta pas. Oui, sans doutes qu'encore une fois, elle ne se trompait pas.

Lorsque la panthère eut fini, Ezra resta silencieux, incapable de parler en premier. Il cherchait encore la mesure de toutes ses paroles lorsque Jill prit la parole. « Pan a raison sur de nombreuses choses mais croire que mon week-end avec Arseni ne vous concerne pas est une erreur. » Ezra déglutit difficilement, sentant tout en lui se tordre alors qu'il entendait encore ce prénom sortir de sa bouche. Il ne rêvait que d'une chose, lui mettre son poing dans sa petite face de sang pur à deux balles. A l'ancienne, lui refaire le portrait, sans une once de magie. Juste avec ses poings. Le défigurer pour que jamais quelqu'un ne le reconnaisse et que Jill cesse enfin de parler de lui comme s'il était le sain sauveur, l'ange venu du ciel qui le faisait paraître lui pour une simple buse encrée dans le sol. Son coeur se déchira totalement en entendant la suite des paroles de la jolie lionne. Il cru que le monde s'effondrait autour de lui. Et il restait là immobile, passif devant la chute de ses repères. Enfin, l'un dans l'autre, la proposition de Jill revenait à prolonger leur vie actuelle ad vitam æternam. C'est ce qu'elle lui demandait finalement, de vivre dans l'ombre de ce couple si parfait qu'elle faisait avec Arseni. Le garçon n'en pouvait plus, c'était trop qu'il ne pouvait encaisser, accepter. Il s'approchait d'un fauteuil et se laissa tomber dedans, ne pouvant plus regarder la jeune femme qui lui faisait toujours face. Il était à bout de mots, incapable de résonner logiquement après tout cela. ❝ Je ne peux pas Jill, tu ne peux pas me demander ça. ❞ Il eut l'impression que son coeur s'arrachait de sa poitrine. Depuis toutes ces années qu'ils se connaissaient et s'appréciaient, ils n'avaient jamais du laisser rien paraître en public. Cela n'avait jamais gêné le lion qui s'en moquait éperdument tant qu'il la retrouvait lorsqu'il n'y avait plus personne pour assister à cela. Il avait toujours été compréhensif là dessus. Oui, il était impur, indigne de son rang, elle devait garder la face devant tout le monde, ne pouvait faire ce qu'elle voulait. Mais là, ça allait trop loin. Elle n'était plus qu'une simple camarade de classe avec qui il lui arrivait de s'envoyer en l'air. Non, au fil de toutes ces années, elle était devenu cette belle jeune femme qui s'était emparé sans même qu'il ne se rende compte de lui. Pandore avait raison, il était amoureux d'elle. Ce n'est pas parce qu'il n'en avait soufflé mot que ce n'était le cas. En fait, cela faisait quelques temps déjà qu'il était dingue d'elle. Il avait envie de continuer sa route avec elle à ses côtés, mais il savait aussi pertinemment qu'il ne pourrait avancer dans l'ombre de cette histoire arrangée. « Ça n’a jamais été contre toi tu comprends ? C’est pour toi que je le fais. » Ezra soupira. Qu'était-il encore prêt à accepter et subir pour partager des instants de bonheur avec elle. Mais c'était bien ça le problème, elle avait prit tellement d'importance dans sa vie sans qu'il ne le remarque. Il était prêt à endurer beaucoup plus qu'il ne le pensait à cet instant. ❝ Je ne peux pas être qu'une ombre dans ta vie, tu comprends ? Tu me demande l'impossible. ❞ Mais pourtant il ne voulait personne d'autre que sa Jill. Il n'y avait qu'elle qui l'importait. Il savait aussi que vivre ainsi les conduiraient droit à l'échec. Il ne pourrait regarder la jeune femme se fiancer, puis se marier avec le Gaunt. Il ne pouvait la voir porter son nom, c'était trop. Et puis il faudrait qu'un jour ils aient un enfant, un héritier. Allait-il devoir la regarder aussi mettre au monde l'enfant de son ex ? Non, décidément, c'était bien trop qu'il ne pouvait supporter, même attaché à elle comme il pouvait l'être. Cela allait trop loin, ils allaient se blesser et se perdre à ce jeu là, c'était perdu d'avance pour eux. ❝ Ce n'est pas parce que... je ne veux pas être avec toi, loin de là. Mais je ne pourrais supporter de te voir mener une vie, même si elle n'a rien de sincère, avec un autre en restant caché derrière vous. ❞ Pandore vint se coucher au pied de son sorcier, étrangement silencieuse. La douleur qui transperçait le coeur de son sorcier, elle le ressentait aussi. Elle en avait eu conscience avant lui de cet attachement qu'il avait pour la jolie rouge et or. Elle avait vu leur idylle naître sans qu'il ne s'en aperçoive. Elle n'avait pas vraiment su jusqu'où ça les conduiraient, habituée à la dureté de son sorcier face aux sentiments. Jamais il n'avait laisser une jeune femme (autre que sa mère ou sa soeur) attendrir ainsi son coeur. C'était bien une première que nous offrait Jill. Pandore n'avait dès lors aucune idée de où cette histoire pourrait les mener.

« Je m’excuse Ezra. » Ce soir, Pandore allait de surprise en surprise. Elle comme son sorcier ressentirent comme un choc à la poitrine en entendant ces paroles. Si Ezra resta immobile, sous la surprise, Pandore elle leva de grands yeux rond comme des billes vers la jeune femme. Ils n'avaient pas rêvés ? Jill Peverell venait de reconnaitre ses tords (ce qui était déjà assez rare pour le noter) et de s'excuser ! Pandore se demanda alors un instant si la lionne ne souffrait pas d'une maladie rare et mortelle. Non non, Jill était en parfait santé, avec toutes ses capacités physiques et mentales. Ezra aurait put alors nous sortir une ribambelle de punch line qu'il avait gardé bien au chaud toutes ces années attendant que la lionne accepte (pour une fois) s'être trompée et présente même ses excuses en son âme et conscience. Mais merde, il était incapable d'en sortir ne serait-ce qu'une seule. Présentement, il n'avait pas tellement le coeur à rire. Et puis ça le laissait plutôt sur le cul tout ça. Mais malgré ces excuses, il avait toujours cet arrière goût amer dans la bouche. Et cela était certainement du au fait qu'il était malgré tout fortement déçu qu'elle ait d'abord partagé ses plans avec son ex, qu'ils aient arrangés ça ensemble. Et qu'en plus tout ce plan implique qu'il doive rester dans l'ombre comme un vulgaire amant indigne de le princesse qu'elle était. Avec le franc parlé qu'on lui connaissait, il ne pouvait garder cela pour lui. ❝ Je ne sais pas ce qui m'agace le plus à vrai dire. Que vous ayez préparé ça dans votre coin, ou que votre plan implique que je soit condamné à vivre dans votre ombre. Et Greer, vous lui en avez parlé de ce plan ? Elle est d'accord avec tout ça ? ❞ L'air d'Ezra était terriblement ennuyé par tout cela. Il se demanda alors si Greer elle-même accepterait une pareille situation. Pour lui, leur solution était loin d'en être une puisqu'à ses yeux elle impliquait d'autres problèmes. ❝ Vous vous êtes mis à notre place à un moment ? Quand vous avez eu l'idée de ce plan génial ? Tu te serais vu toi ? Vivre dans l'ombre du gars que tu aimes à le regarder s'afficher partout avec une autre... et en plus c'est son ex, histoire de pimenter un peu le truc et de retourner le couteau dans la plaie. ❞ Ezra soupira, son cynisme naturel revenait. Il ne voulait blesser ou braquer la lionne. Mais il ressentait les choses ainsi. S'il acceptait cette solution que Jill lui présentait là, il se condamnait lui-même. Il pouvait être attaché à Jill au plus profond de lui-même mais il savait qu'il ne supporterait pas longtemps cette situation. Il n'avait jamais aimé resté dans l'ombre qui plus est et il se voyait mal accepter cela bien longtemps. ❝ Ne le prend pas mal, mais je le déteste votre plan. Je préfère encore... ... tout abandonner. Car si on suit votre idée, on peut être certains que ça ne tiendra pas pour toujours. Pas besoin d'aller consulter un devin pour savoir ça. Ça va nous rendre dingue et ça tuera tout ce qu'il peut y avoir entre nous... ❞ Le lion resta un instant silencieux, retournant la situation dans son esprit. Ils en souffriraient c'était évident. Et il ne voulait pas que ça finisse dans des cris et des larmes. Il ne pouvait se faire à une telle fatalité. Mais alors qu'il retournait cela dans sa tête, une autre solution, qu'ils n'avaient jamais envisagé jusqu'à lors, lui vint à l'esprit... ❝ J'ai peut-être une autre idée... qui n'implique pas que l'un de nous deux doive se pavaner partout avec son ex... ❞


 
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